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Full text of "Paléographie musicale"

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PALÉOGRAPHIE  MUSICALE 


PALÉOGRAPHIE  MUSICALE 


LES  PRINCIPAUX 


MANUSCRITS  DE  CHANT 


GREGORIEN,    AMBROSIEN,    MOZARABE,    GALLICAN 


PUBLIES  EN  FAC-SIMILES  PHOTOTYPIQUES 


PAR    LES    BÉNÉDICTINS    DE    SOLESMES 


III 


SOLESMES 

IMPRIMERIE    SAINT-PIERRE 


892 


<^  or. 


O/.J 


LE  RÉPONS-GRADUEL 

JUSTUS  UT  PALMA 

.     REPRODUIT  EN  FAC-SIMILÉ 
d'après 

PLUS   DE    DEUX   CENTS  ANTIPHONAIRES  MANUSCRITS 
d'origines  diverses 

DU    IX^    AU    XVII^    SIÈCLE 

Res,  non  verba. 
DEUXIÈME  PARTIE 


DE  L'INFLUENCE 

DE  L'ACCENT  TONIQUE  LATIN 


ET 


DU  CURSUS 


SUR    LA    STRUCTURE    MELODIQUE    ET    RYTHMIQUE 
DE    LA    PHRASE    GRÉGORIENNE 


AVANT -PROPOS 

Musica,  cujus  imago  prosodia. 
Varro,  ap.  Serv.  §  22. 

Le  travail  &  les  tableaux  que  nous  publions  aujourd'hui  sont  extraits  d'une  étude  assez 
étendue  sur  le  rythme  &  la  structure  de  la  phrase  grégorienne.  Destinée  à  paraître  dans  la 
Paléographie  musicale,  cette  étude  attendait  depuis  quelques  années  le  moment  d'y  trouver 
place.  Bien  des  fois  nous  avons  eu  l'occasion  de  la  communiquer,  &  souvent  on  nous  a 
demandé  d'en  hâter  la  publication  dans  l'intérêt  même  du  chant  ecclésiastique.  Nous  hési- 
tions à  nous  rendre  à  ces  désirs,  quand  est  survenue  tout  récemment  l'apparition  de  savants 
travaux  sur  l'accent  tonique  &  le  rythme  prosaïque  ou  cursus  {i).  Comme,  d'après  nous, 

(i)  Cf.  LÉONCE  Couture,  Le  Cursus  ou  Rythme  prosaïque  dans  la  liturgie...  du  iii<=  siècle  à  la  Renaissance. 
Compte  rendu  du  Congrès  scientifique  international  des  catlioliques,  1891,  cinquième  seftion,  sciences  historiques  ; 
Paris,  Alph.  Picard,  1891. 

Cf.  Louis  Havet,  Ledures  du  i"  &  du  8  avril  1892  devant  l'Académie  des  Inscriptions,  sur  les  origines 
métriques  du  Cursus  (Bibl.  de  l'Ecole  des  Chartes,  t.  LUI,  p.  212,  janvier-avril  1892). 

Cf.  Ulysse  Chevalier,  Poésie  liturgiqtte  du  moyen  âge,  dans  l'Université  catholique,  t.  X,  p.  188,  15  juin  1892. 

Avant  ces  études  toutes  récentes,  les  auteurs  suivants  avaient  déjà  attiré  l'attention  sur  le  Cursus  : 

Charles  Thurot,  Notices  et  extraits  des  manuscrits  de  la  Bibliothèque  impériale,  t.  XXII,  2^  partie,  p.  480  & 
suivantes  ;  Paris,  1868. 

Noël  Valois,  De  arte  scribendi  epistolas  apud  Gallicos  medii  cevi  scriptores  rhetoresve  ;  Paris,  1880. 

Du  même  auteur.  Etude  sur  le  rythme  des  huiles  pontificales,  dans  la  Bibl.  de  l'école  des  Chartes,  1881,  t.  XLII, 
p.  161-98,  257-72. 

Abbé  Duchesne,  Note  sur  l'origine  du  Cursus,  même  recueil,  1889,  t.  L,  p.  161-163. 


8  PALÉOGRAPHIE    MUSICALE 


l'accent  &  le  cursus  sont  les  éléments  générateurs  de  la  mélodie  &  du  rythme  dans  ce  qu'ils 
ont  de  fondamental,  nous  avons  pensé  que  le  moment  était  venu  d'exposer  à  notre  tour  le 
résultat  de  nos  observations  personnelles.  C'est  pourquoi  nous  nous  sommes  décidés  à 
détacher  de  notre  travail  les  quelques  pages  &  tableaux  qui  vont  suivre. 

Notre  but  est  de  prouver  par  des  arguments  intrinsèques ,  c'est-à-dire  tirés  des  canti- 
lènes  mêmes,  que  l'accent  tonique  latin  &  le  cursus  ont  exercé  une  influence  aftive  sur  la 
formation  mélodique  &  rythmique  de  la  phrase  grégorienne ,  qu'ils  sont  les  bases  sur  les- 
quelles repose  tout  l'édifice  du  chant,  l'ossature  qui  lie  &  soutient  ce  corps  mélodique.  Tel 
est  le  fait  important  que  nous  voudrions  mettre  en  évidence,  non  seulement  au  point  de 
vue  archéologique,  mais  encore  au  point  de  vue  de  la  restauration  &  de  l'interprétation  pra- 
tique des  cantiques  de  l'Église.  Nous  voudrions  encore  l'établir,  afin  de  bien  faire  ressortir 
le  vice  des  systèmes  qui ,  de  nos  jours ,  en  méconnaissant  le  caraftère  essentiellement  ora- 
toire &  récitatif  de  ces  chants,  en  ont  dénaturé  la  version  primitive  &  l'exécution. 

Nos  moyens  d'exposition  sont  très  simples.  Nous  mettons  sous  les  yeux  du  leÊleur 
une  série  de  tableaux,  comprenant  un  certain  nombre  de  types  mélodiques  empruntés  aux 
manuscrits  &  adaptés  à  des  paroles  différentes  ;  nous  étudions  ces  types  dans  leurs  rapports 
avec  l'accent. 

Les  commentaires  dont  nous  les  accompagnons  sont  concis.  D'ailleurs  les  faits  parle- 
ront si  haut  que  toute  explication  développée  serait  inutile.  La  disposition  de  ces  tableaux 
permet  de  reconnaître  au  premier  coup  d'œil  l'harmonie,  la  simplicité  des  lois  qui  régissaient 
l'économie  des  mélodies  de  l'Église  aux  beaux  jours  de  leur  histoire. 

Mais  hélas  !  cette  période  de  vie  &  de  splendeur  devait  avoir  un  terme  :  la  décadence 
vint,  elle  était  inévitable,  fatale.  Les  corredions  systématiques,  les  erreurs  des  copistes  accu- 
mulées pendant  des  siècles,  la  diversité  du  goût  musical  des  différentes  nations,  &  surtout 
l'invasion  toujours  croissante  de  la  musique  figurée,  en  furent  les  causes  principales.  Peu  à 
peu  le  désordre,  la  confusion,  le  chaos  s'introduisirent  partout,  &  dans  ces  derniers  siècles 
la  ruine  des  chants  liturgiques  paraissait  consommée.  C'est  pour  mieux  faire  ressortir  par  le 
contraste  la  perfection,  la  beauté  &  la  facilité  pratique  de  l'œuvre  musicale  primitive  de 
l'Église  romaine  que  nous  proposons  plus  loin  quelques  rapprochements  comparatifs  entre 
ces  compositions  merveilleuses  &  ce  qu'a  produit  en  ces  derniers  siècles  l'oubli  général  des 
règles  propres  à  cette  branche  de  l'art  musical.  Nous  empruntons  nos  e}iemples  à  l'édition 
de  Ratisbonne. 


L  ACCENT    TONIQUE    ET    LA   PSALMODIE 


CHAPITRE  I 


L'ACCENT  TONIQUE  LATIN  ET  LA  PSALMODIE  GRÉGORIENNE 


NOTIONS    PRELIMINAIRES 


Avant  d'entrer  en  matière,  il  est  nécessaire  de  dire  un  mot  des  pièces  liturgico-musi- 
cales  que  nous  allons  étudier.  Nous  prenons  pour  base  de  nos  recherches  les  différents 
livres  qui  contenaient  l'office  divin  &  la  messe  :  Liber  Antiphonarius,  Liber  Responsor ialis. 
Liber  Gradalis,  non  pas  dans  l'état  où  ils  sont  aujourd'hui,  mais  tels  que  la  tradition  nous 
les  présente  dans  les  manuscrits. 

Toutes  les  œuvres  musicales  renfermées  dans  ces  divers  codex  peuvent  se  ramener 
aux  trois  genres  suivants  : 

a)  les  antiennes  avec  leurs  versets  psalmodiques  :  antiennes  de  l'office  &  antiennes 
de  la  messe  ad  introitum,  ad  offerendum,  ad  commimionem,  &c.  ;  b)  les  répons  de  l'office 
ou  de  la  messe,  suivis  également  de  versets  psalmodiques  ;  à  cette  classe,  on  peut  rattacher 
le  verset  alléluiatique  ;  c)  enfin,  les  tra£tus  ou  traits,  versets  psalmodiques  sans  antiennes 
ni  répons. 

Ces  dénominations  d'antiennes,  de  répons,  de  traits,  font  allusion  aux  trois  procédés 
employés  par  l'Église  dans  la  psalmodie  sacrée  :  on  chantait  les  psaumes  soit  avec  antiennes, 
soit  avec  répons,  soit  in  dire£tum,  c'est-à-dire  d'un  trait,  sans  répétition.  Ici  nous  n'avons 
pas  à  nous  occuper  de  ces  particularités  qui  constituent  diverses  manières  d'être  tout  exté- 
rieures de  la  psalmodie.  Elles  se  rapportent  à  la  distribution  des  rôles  entre  le  choeur  &  les 
chantres. 

Nous  devons  seulement  relever,  sur  ces  données,  que  dans  la  cantilène  liturgique  il  y 
avait  deux  parties  très  distinftes  :  d'une  part,  les  antiennes  &  répons  qui  ouvrent  &  ferment 
le  chant  des  psaumes;  de  l'autre,  les  versets.  Or,  il  importe  de  le  remarquer,  au  point  de 
vue  musical,  cette  distinction  correspond  à  deux  formes,  à  deux  structures  fondamentales 
de  la  phrase  grégorienne  :  la  forme  psalmodique  &  la  forme  antiphoniqm  ou  libre. 

Nous  expliquons  ces  expressions. 

Paléographie  III.  2 


lO  PALÉOGRAPHIE    MUSICALE 


Dans  le  répertoire  grégorien,  on  admet  communément  la  division  des  mélodies  en  syl- 
labiques,  ornées  &  mixtes.  Cette  manière  d'envisager  les  cantilènes,  vraie  en  soi,'est  cepen- 
dant toute  superficielle  ;  elle  ne  nous  apprend  rien  ni  sur  le  rythme  du  chant  ni  sur  sa 
composition  ;  elle  constate  seulement  que  ce  chant  n'est  pas  au  même  degré  riche  en  orne- 
ments, en  mélismes,  détails  du  même  genre  que  le  sont  pour  des  lettres  les  agréments  ajou- 
tés par  les  miniaturistes.  Ces  lettres  restent  les  mêmes  &  sont  toujours  reconnaissables, 
nonobstant  la  simplicité  ou  la  richesse,  la  sobriété  ou  l'abondance  des  arabesques  artistiques 
qui  viennent  en  rehausser  les  traits  essentiels. 

11  en  est  ainsi  de  la  psalmodie  &  de  l'antiphonie  :  malgré  les  circonstances  de  style  & 
d'ornementation  mélismatique,  l'une  &  l'autre  sont  presque  toujours  faciles  à  discerner. 

La  stru3ure  psalmodique  se  compose  de  trois  parties  :  une  intonation,  initium;  une  réci- 
tation, ténor  (sur  une  ou  plusieurs  cordes)  ;  &  des  cadences,  clausulœ,  médiantes  ou  finales, 
ponctuant,  d'après  des  types  mélodiques  fixes,  les  membres  de  phrase  &  les  phrases  (i). 
Chacune  de  ces  parties  peut  être,  suivant  le  cas,  plus  ou  moins  développée  &  appartenir  au 
style  simple  (psalmodie  de  l'office),  au  style  orné  (psalmodie  des  introïts,  &c.),  ou  même 
au  style  neitmé  (psalmodie  des  graduels,  offertoires,  alléluias).  Au  point  de  vue  de  la  con- 
struftion  de  la  phrase,  la  différence  &  l'originalité  des  styles  sont  choses  purement  acciden- 
telles ;  un  verset  de  trait,  de  graduel,  d'alléluia,  d'offertoire,  peut  cacher  sous  les  ornements 
capricieux  de  ses  mélismes  une  structure  identique  à  celle  de  la  plus  simple  récitation  des 
psaumes  de  vêpres.  La  variété,  le  charme  qui  résultent  de  la  succession  ou  du  mélange  de 
ces  genres  apporte  un  heureux  corredif  à  la  fixité  de  la  structure  psalmodique  &  aux  limites 
assez  étroites  de  ses  évolutions. 

Cependant  il  faut  signaler  une  erreur  assez  commune  aujourd'hui.  On  suppose  que  les 
chants  neumés  sont  le  produit  d'amplifications  analogues  à  celles  qui,  dans  la  musique 
moderne,  sont  employées  pour  développer  &  varier  un  thème  donné.  11  n'en  est  point  ainsi  ; 
il- faut  un  esprit  préoccupé  &  prévenu  pour  trouver  dans  l'analyse  des  mélodies  des  preuves 
de  cette  assertion.  Non  ;  la  vérité  est  que  les  chants  composés  sous  une  forme  syllabique  & 
simple  sont  demeurés  simples  ;  un  peu  plus  tard,  ou  peut-être  à  la  même  époque,  on  com- 
posa de  toutes  pièces  des  cantilènes  neumées  qui  restèrent  neumées  ;  sauf  de  très  rares 
exceptions,  il  serait  impossible  de  trouver  à  ces  dernières  une  charpente  primitivement  syl- 
labique &  devenue  plus  tard  neumatique  par  développement  artificiel.  Les  unes  &  les 
autres  reposent  sur  la  structure  psalmodique,  sur  l'accentuation;  c'est  tout  ce  qu'elles  ont 
de  commun. 

■  La  liberté,  au  contraire,  distingue  la  phrase  grégorienne  dans  les  antiennes  &  les  répons  ; 
c'est  pour  cela  que  nous  appelons  libre  cette  seconde  manière  d'écrire  la  mélopée.  L'ini- 
titim,  la  teneur,  la  cadence  s'y  trouvent  encore,  mais  ces  divisions,  si  nettement  tranchées 
dans  la  psalmodie,  sont  ici  plus  fondues,  plus  nuancées.  Tout  ce  que  l'on  remarque  de  vif. 


(i)  Cf.  Mélodies  grégoriennes,  ch.  xv,  les  Récitatifs  liturgiques.  —  Nous  supposons  connus  les  principes  émis 
dans  ce  chapitre. 


L  ACCENT    TONIQUE    ET    LA    PSALMODIE  I  i 

de  mouvementé,  d'ondulant  dans  les  mélodies  de  ce  genre  est  également  dû  à  l'influence 
des  deux  accents  tonique  &  oratoire  ;  mais  ici  celle  du  second  prédomine  souvent  ;  de  là 
une  plus  grande  variété  dans  le  choix  des  intervalles  &  aussi  plus  de  nuances  dans  l'expres- 
sion. En  outre  les  styles  simple,  orné,  neumé,  s'adaptent  à  l'antiphonie  avec  la  même  facilité 
qu'à  la  psalmodie. 

Toutes  les  pièces  de  l'ancien  répertoire  liturgique  se  rattachent  à  l'un  ou  à  l'autre  de 
ces  deux  genres  &  quelquefois  à  tous  les  deux  en  même  temps  ;  car  loin  de  s'exclure  ils  se 
combinent  au  contraire  avec  d'autant  plus  de  facilité  que  le  rythme  récitatif  leur  est  com- 
mun :  aussi  n'est-il  pas  rare  de  rencontrer  une  psalmodie  très  caractérisée  au  milieu  d'une 
antienne  ou  d'un  répons,  tandis  que  d'autre  part  la  forme  libre  n'est  pas  déplacée  dans 
une  construction  psalmodique.  Parfois  même  le  mélange  est  si  complet  qu'il  est  difficile  de 
préciser  la  nature  de  tels  ou  tels  passages  à  cause  même  des  ressem.blances  assez  grandes 
qu'on  rencontre  entre  la  psalmodie  ornée,  par  exemple,  &  la  phrase  libre  du  même  style. 
Peu  importe  d'ailleurs,  car  malgré  ces  cas  particuliers  qui  rendent  le  classement  moins  facile, 
notre  distinction  reste  toujours  exafte,  &  en  même  temps  toujours  visible  pour  l'immense 
majorité  des  pièces  musicales.  D'ailleurs  les  pages  suivantes  jetteront  une  grande  lumière 
sur  les  principes  que  nous  venons  d'exposer. 

Pour  bien  comprendre  le  rôle  exercé  par  l'accent  latin  sur  la  mélodie  grégorienne,  il  est 
nécessaire  de  connaître  la  nature  de  cet  accent  &  sa  place  dans  les  mots. 

Tout  le  monde  est  d'accord  aujourd'hui  sur  le  caraCtère  essentiellement  musical  de 
l'accent  tonique  ou  aigu.  Chez  les  anciens,  la  syllabe  qui  le  portait  était  signalée  à  l'oreille 
par  une  élévation  de  la  voix;  au  contraire,  des  intonations  graves  déprimaient,  assourdis- 
saient les  autres.  L'accent  est  l'expression  de  ce  qu'il  y  a  de  plus  musical  dans  le  langage; 
considéré  à  ce  point  de  vue,  il  est  une  mélodie.  Voilà  un  premier  caractère  que  nous  devons 
retrouver  dans  les  cantilènes  liturgiques. 

Toutefois  cette  qualité  semble  avoir  appartenu  plus  particulièrement  à  la  langue  grecque. 
Quintilien  nous  apprend  que,  dès  l'origine,  l'accent  latin,  tout  en  restant  musical,  avait  pris 
une  certaine  dureté,  une  certaine  force  inconnue  à  l'accent  grec(i).  Dès  le  temps  d'Auguste, 
malgré  les  efforts  des  lettrés  &  des  délicats  qui  veulent  se  rapprocher  de  la  prononciation 
attique,  l'accent  latin  gagne  en  vigueur,  &,  par  l'énergie  de  son  attaque,  finit  par  dominer 
de  plus  en  plus  les  autres  syllabes  du  mot.  Le  troisième  siècle  avait  vu  la  fin  de  cette  évo- 
lution. En  devenant  fort,  l'accent  devenait  en  même  temps  un  élément  de  rythme  (2)  dans 


(1)  «  Sed  accentus  quoque,  cum  rigore  quodam  tum  similitudine  ipsa,  minus  suaves  habemus  quam  Grseci.  » 
(QuiNTiL.  Orat.  Inst.  xii,  lo.) 

Cf.  Weil  &  Benlœw,  Théorie  générale  de  l'accentuation  latine,  p.  5,  106  à  112. 

(2)  Primitivement,  lorsque  l'accent  était  une  pure  élévation,  dans  la  langue  grecque  par  exemple,  le  rythme 
était  indépendant  de  l'accent  aigu  :  on  distinguait  l'accent  &  l'ictus  ou  temps  fort.  Ils  pouvaient  porter  ou  ne  pas 
porter  sur  la  même  syllabe. 


12  PALEOGRAPHIE    MUSICALE 


le  mot  comme  dans  la  phrase,  car  le  rythme  est  constitué  par  l'alternance  des  temps  forts 
&  des  temps  faibles  (i). 

Les  règles  qui  déterminent  la  place  de  l'accent  latin  sur  les  mots  peuvent  se  résumer  ainsi  : 

Les  dissyllabes  prennent  toujours  l'accent  sur  la  pénultième  :  Déus,  mîtis. 

Dans  les  mots  de  trois  syllabes  &  plus,  l'accent  se  trouve  toujours  sur  la  pénultième 
lorsqu'elle  est  longue  :  Redtmptor  ;  &,  quand  elle  est  brève^  sur  l'antépénultième  :  Dàminus. 

Dans  les  polysyllabes  l'accent  tonique  ne  tombe  jamais  sur  la  finale. 

De  ces  règles  résultent  deux  faits  très  importants  concernant  l'un  la  mélodie,  l'autre  le 
rythme  des  mots  latins. 

Premier  fait.  L'élévation  mii-sicale  de  l'accent  tonique  sur  la  pénultième  ou  l'antépénul- 
tième détermine  une  descente  de  la  voix  sur  la  dernière  syllabe  ;  c'est  ce  qu'on  a  appelé  la 
loi  de  la  barytonie.  En  musique  on  peut  figurer  ainsi  l'accentuation  barytone  des  mots  latins; 


-* — ■ — ■ — ■ — ■- 


ju-sti-  fi-  ca-  ti-    6-nes.      Red-ém-ptor. 

Ajoutons,  pour  compléter  cts  notions,  que  les  syllabes  précédant  l'accent  s'élèvent  pro- 
gressivement jusqu'à  lui  en  sorte  qu'on  pourrait  noter  de  cette  manière  la  modulation  d'un 
mot  d'une  certaine  étendue, 

/ 

S —    -U  -  — 


il-  lu-mi-  nâ-  ti-   o 


La  marche  mélodique  monte  jusqu'à  l'accent,  y  atteint  le  point  culminant,  &  descend 
ensuite  jusqu'à  la  fin  du  mot. 

Deuxième  fait.  La  force  de  l'accent  tonique  portant  toujours  sur  la  pénultième  ou  l'an- 
tépénultième, il  en  résulte  une  dépression  de  la  dernière  ou  de  l'avant-dernière  syllabe,  qui 
demeure  faible,  obscure,  &  produit  ce  qu'on  appelle  aujourd'hui  une  terminaison  féminine. 
Dans  la  prose  latine  cette  terminaison  est  le  rythme  naturel  &  normal  de  tous  les  mots 
\/     polysyllabiques  (2). 

(i)  Si  nous  avions  à  poursuivre  l'iiistoire  de  l'accent,  il  faudrait  mentionner  une  autre  évolution  ;  il  devint 
hng  au  moment  de  la  formation  des  langues  romanes.  La  longueur  de  l'accent  dans  la  prononciation  fut  même 
une  des  causes  principales  de  transformation  &  de  destruction  de  la  langue  latine  :  la  syllabe  accentuée  prit  une 
importance  capitale,  d'autres  tombèrent  &  disparurent.  Au  moment  où  naissait  la  psalmodie  latine ,  c'est-à-dire 
au  in=  &  au  iv=  siècle,  l'accent  était  encore  musical  &  fort,  il  était  seulement  en  voie  de  devenir  long. 

(2)  Cf.  Weil  &  Benlœw,  Théorie  générale  de  l'accentuation,  p.  1 12  à  1 19. 


L  ACCENT    TONIQUE    ET   LA    PSALMODIE  12 

Outre  l'accent  tonique,  qui  afifeÊte  une  syllabe  dans  chaque  mot,  il  existe  un  accent  plus 
puissant  qui,  dans  chaque  proposition,  dans  chaque  période,  s'exerce  sur  un  ou  plusieurs 
mots,  c'est  l'accent  oratoire  ou  phraséologique.  II  jouit  également  de  qualités  mélodiques 
&  rythmiques,  car  il  est,  lui  aussi,  intonation  &  force;  mais  plus  libre,  plus  indépendant, 
plus  vigoureux  que  l'accent  tonique,  souvent  il  le  domine,  &,  enveloppant  «  tous  les  mots 
de  la  proposition  ou  de  la  phrase,  il  modifie  nécessairement,  en  même  temps  que  leur  valeur 
logique,  leurs  accents  propres,  absolument  comme  les  individualités  s'eflacent  &  perdent 
quelque  chose  de  leur  physionomie  particulière  en  entrant  dans  une  organisation  sociale  »(i). 

Ainsi,  sans  sortir  du  domaine  de  la  simple  parole,  nous  voyons  l'accent  syllabique,  par 
un  phénomène  d'interversion,  se  modifier,  s'effacer  même  en  présence  de  l'accent  logique 
ou  de  l'accent  pathétique  ;  nous  ne  devrons  donc  pas  nous  étonner  si,  dans  la  musique  gré- 
gorienne, nous  voyons,  sous  la  même  influence,  l'accent  tonique  perdre  tantôt  son  élévation 
naturelle,  tantôt  sa  force  &  quelquefois  même  l'une  &  l'autre  en  même  temps.  Cependant, 
afin  de  nous  restreindre,  nous  ne  parlerons  ici  qu'accidentellement  des  relations  qui  existent 
entre  l'accent  oratoire  &  les  mélodies  liturgiques  (2). 

Terminons  ces  notions  préliminaires  &  commençons  notre  enquête  sur  les  manuscrits. 

Dans  ce  premier  travail  nous  étudierons  l'influence  de  l'accent  principalement  sur  la 
forme  psalmodiqiie  ;  mais  on  sait  par  ce  qui  précède  que,  d'après  nous,  le  cadre  dans  lequel 
se  meut  la  psalmodie  est  large  &  spacieux  &  ne  comprend  pas  exclusivement,  suivant  les 
idées  reçues  jusqu'ici,  le  chant  des  psaumes  de  l'office. 


II 


L'ACCENT  TONIQUE  ET  LA  PSALMODIE  SIMPLE  DE  L'OFFICE 


Nous  allons  étudier  les  médiantes  &  les  finales  de  la  psalmodie  de  l'office.  Un  mot 
cependant  sur  l'intonation  &  la  teneur. 

1°  Initium.  L'absence  d'intonations  &  de  médiantes  au  rite  ambrosien  fait  supposer 
que  ces  deux  procédés  de  varier  le  chant  des  psaumes  n'étaient  pas  en  usage  à  l'origine. 

Les  intonations,  employées  depuis  fort  longtemps  dans  la  liturgie  romaine,  sont  un  moyen 
déjà  plus  recherché,  plus  artistique  de  relier  la  fin  de  l'antienne  avec  la  dominante  ;  ils  déno- 

(i)  Chaignet,  Essais  de  métrique  grecque ,  p.  22,  Paris,  Vieweg,  1887. 

(2)  «  L'accent  ne  sert  pas  seulement  à  donner  plus  de  vie  &  de  mouvement  en  variant  l'intonation  &  la  force 
des  syllabes  ;  il  a  une  raison  d'être  plus  intimement  &  plus  essentiellement  liée  aux  lois  naturelles  du  langage  : 
son  but  est  de  fondre  en  un  tout  vivant  les  éléments  du  mot...  Il  réunit  toutes  les  syllabes  d'un  même  mot  au- 
tour de  l'une  d'elles  comme  autour  d'un  point  central  ;  &  c'est  grâce  à  cette  subordination  que ,  malgré  la  plura- 
lité des  syllabes,  l'unité  de  l'idée  se  peint  sensiblement  dans  le  son  du  mot.  »  {Mélodies  grégoriennes,  ch.  viii.) 


14  PALÉOGRAPHIE    MUSICALE 


tent  un  progrès  de  la  musique  sur  la  simplicité  d'un  art  plus  ancien.  Le  mouvement  mélo- 
dique ascendant  qui  les  caractérise  n'admet  pas  de  modifications,  &  par  suite  la  concordance 
entre  le  texte  &  la  musique  n'existe  pas  toujours  ;  ici  le  texte  est  soumis  à  la  mélodie.  Nous 
verrons  plus  loin  que  le  respeft  de  la  mélodie  &  du  rythme  est  une  des  lois  fondamentales 
de  la  composition  grégorienne. 

2°  Ténor.  La  teneur  concorde  toujours  avec  la  dominante  du  mode.  Il  n'en  a  pas  été 
ainsi  dans  toutes  les  liturgies;  les  psalmodies  ambrosienne,  mozarabe  &  gallicane  en  font 
foi.  Le  ton  peregrimis  possède  encore  de  nos  jours  deux  cordes  récitatives,  le  la  pour  la 
première  partie  du  verset,  le  sol  pour  la  seconde.  Retenons  ce  dernier  fait,  nous  le  retrou- 
verons dans  les  psalmodies  ornées  &  neumées. 

L'observation  de  l'accent  dans  les  récitations  unissoniques  est  admise  en  théorie  &  en 
pratique  par  tout  le  monde,  nous  n'insistons  pas. 

3°  Médiantes.  Les  formules  mélodiques  des  médiantes  &  des  finales  ont  pour  but  de 
ponftuer  le  texte  &  la  musique;  elles  correspondent  aux  inflexions  vocales  par  lesquelles 
on  signale  dans  la  conversation  ordinaire  ou  dans  une  lefture  modulée  les  membres  de 
phrase  &  les  phrases.  Si  le  jeu  harmonieux  de  tous  les  éléments  qui  concourent  à  la  grâce 
&  à  la  beauté  d'une  œuvre  musicale  doit  se  faire  sentir  dans  le  tissu  tout  entier  de  la  com- 
position, c'est  cependant  principalement  à  la  fin  des  membres  &  des  périodes (i)  que  la  mé- 
lodie doit  être  plus  coulante,  le  rythme  plus  senti,  plus  agréable,  l'accord  entre  les  paroles 
&  la  musique  plus  parfait.  Aussi  les  psalmistes  anciens  ont-ils  traité  avec  un  soin  &  un  art 
tout  particulier  les  cadences  du  texte,  en  y  assujettissant  leurs  inspirations  musicales. 

Ce  n'était  pas,  ce  semble,  sans  difficulté,  car  ils  n'avaient  pas  le  libre  choix  des  paroles 
&  des  cadences  ;  ils  devaient  les  accepter  telles  que  les  leur  imposait  le  style  prosaïque  du 
psautier;  or  ces  cadences  sont  fort  variées.  Ils  triomphèrent  de  cet  embarras  en  modelant 
fidèlement  leurs  clausules  musicales  sur  des  types  syllabiques  très  simples,  qui,  par  la 
disposition  de  leurs  accents,  pouvaient  se  prêter  à  une  adaptation  plus  facile  des  autres  textes. 
Souvent  le  dernier  accent  leur  suffisait  ;  ils  ne  quittaient  généralement  la  corde  récitative  que 
pour  relever  la  syllabe  aiguë  du  dernier  mot  &  en  fléchir  la  finale  :  telles  sont  leurs  termi- 
naisons les  plus  élémentaires  à  un  accent. 

Voulaient-ils  accorder  un  peu  plus  à  la  musique,  ils  remontaient  jusqu'à  l'avant-dernier 
accent  ;  de  là  les  médiantes  &  finales  à  deux  accents.  Ces  deux  formules  sont  les  plus  natu- 
relles, les  plus  voisines  du  langage  familier,  celles  dont  nous  nous  occupons  dans  ce  chapitre. 

Mais  les  psalmistes  n'ignorent  pas  qu'il  existe  un  nombre  oratoire,  un  cursus,  c'est- 
à-dire  des  combinaisons  de  syllabes  &  d'accents  plus  étudiées,  plus  agréables  à  l'oreille  & 
recommandées  par  les  anciens  grammairiens  ou  rhéteurs  ;  nous  verrons  plus  loin  qu'ils  les 
discernent  dans  le  psautier  &  s'empressent  de  les  utiliser  en  modulant  sur  ces  types  syllabi- 
ques plus  parfaits  une  mélodie  plus  parfaite. 

(i)  «  Magis  tamen  &  desideratur  numerus  in  clausulis,  &  apparet  ;  primum,  quia  sensus  omnis  habet  suum 
finem,...  deinde,  quod  aures  continuam  vocem  secutas,  dudœque  velut  prono  decurrentis  orationis  flumine,  tum 
magis  judicant,  cum  ille  impetus  stetit,  &  intuendi  tempus  dédit.  »  (Q.uintilien,  Orat.  Inst.  ix,  4.) 


l'accent  tonique  et  la  psalmodie 


M 


TABLEAU  I 

MÉDIANTES   DANS   LA  PSALMODIE    SIMPLE 
PREMIER  GROUPE.  MÉDIANTES  A  UN  ACCENT 


Formule  simple 


Formule  avec  survenante 


Ténor 

2 

1 

Ténor 

2 

1 

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f 

m 

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Dômi- 

num 

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■ 

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Dixit  Dominus  Domino 

■                                   -     - 

mé- 

■ 

0 

Laudâte  pùeri 

Dômi- 

num 

5— ■     ■—*■■■     ■ 

Dixit  Dôminus  Domine 

■ 

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mé- 
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1 

Laudâte  pùeri 

f 

Dômi- 
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num 
1 

S     .      .       ■      ■       >      1 

-m- 

■     ■   ■   ■   ■   ■ 

■ 

m 

' 

Dixit  Dôminus  Dômi- 

no 

mé- 

0 
1 

Laudâte  pùe- 

ri 

Dômi- 

num 

• 

4 

3 

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2 

4 

3 

2 

1 

8 — ■ — ■ — ■ — ■     ■ 

_ 

■ 

■    ■ 

g 

■ 

■ 

. 

Dixit  Dôminus  Dô- 

mi- 

no 

mé- 

0 

Laudâte  pù- 

e- 

ri 

Dômi- 

num 

DEUXIÈME  GROUPE.  MÉDIANTES  A  DEUX  ACCENTS 


fl 

4 

3 

2 

1 

s  ■   ■   ■   ■   ■ 

laa 

_ 

■ 

Confitébor  tibi  Dne.. 

côr- 

■ 

de 

mé- 

0 

•   ■■■■■ 

■ 

c 

Confitébor...  in  toto 
•   -.... 

côr- 

■ 

de 

mé- 

0 

i  '    ■    ■    "    " 

fa 

Confitébor...  in 

toto 

côr- 

de 
3 

mé- 
2 

■ 

0 

J 

'5 

4 

1 

n 

to 

côr- 

de 

mé- 

Confil...  in  to- 

0 

« 

4 

f 

3 

2 

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1 

<      a      ■      B 

b«    , 

_ 

m 

Domine 

Dômi- 

nus 

nô- 

ster 

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■ 

i 

Domine 

P     ■     ■     ■ 

Dômi- 

■    - 

nus 

nô- 

ster 

6    ■    ■    ■ 

% 

Domine 

«1 

'5" 

Dômi- 
^"4 

nus 
3 

nô- 
2 

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1 

■     .     ■ 

^'    ■ 

■ 

■ 

1 

Dômi- 

ne 

Dômi- 

nus 

nô- 

ster 

i6 


PALEOGRAPHIE    MUSICALE 


Au  point  de  vue  spécial  qui  nous  occupe,  il  faut  partager  ces  médiantes  en  deux 
groupes  :  i°  médiantes  à  un  accent ,  2°  médiantes  à  deux  accents.  Chacun  de  cts  groupes  se 
divise  en  deux  classes. 

Premier  groupe.  Première  classe.  La  médiation  consiste  dans  une  arsis  mélodique  qui 
correspond  toujours  au  dernier  accent.  «  La  fonÊtion  de  l'accent  est  d'élever  la  syllabe  qu'il 
affefte,  &  la  note  la  plus  élevée  en  devient  le  signe  naturel (i).  » 

Il  existe  de  ces  mêmes  médiantes  un  type  plus  archaïque  &  plus  conforme  encore  à  la 
nature  du  langage  chez  les  anciens,  le  voici  : 

3         2  1 


Médiantes  archaïques 
à  un  accent 

Première  Classe 


1      2e  Mode 

/ 

■S    ■    ■    ■    ■    ■ 

■ 

■ 

_ 

s   ■  ■  ■  ■  ■ 

5e  Mode 

S    ■    ■    ■    ■    ■ 

■ 

■ 

s  ■  ■  ■  ■  ■ 

/ 

8e  Mode 

g 

■ 

■ 

y 

in    te 
in  toto  cor- 

spe- 
de 

râ- 
mé- 

vi 
0 

La  différence  avec  les  formules  moins  anciennes  est  bien  légère,  elle  n'est  pas  cependant 
sans  importance.  Elle  consiste,  colonne  3,  dans  l'élévation  de  la  note  qui  précède  la  syllabe 
accentuée.  La  note  d'accent,  colonne  2,  attire  à  soi  la  précédente,  qui  s'élève  elle-même  & 
rend  à  la  fois  plus  douce  &  plus  énergique  l'attaque  de  la  véritable  note  d'arsis.  L'ensemble 
devient  plus  ample,  moins  sec,  plus  mélodieux,  &  la  cadence  finale  est  mieux  préparée. 

Cette  particularité  est  la  traduction  d'une  nuance  très  délicate  du  langage,  nuance  que 
les  psalmistes  ont  transportée  tout  naturellement  dans  la  musique  ;  tant  il  est  vrai  que  la 
psalmodie  est  l'image  fidèle  de  la  langue  parlée.  MM.  Weil  &  Benloew  l'ont  fort  bien  expli- 
qué :  «  La  voix,  disent-ils,  ne  passait  pas  brusquement  &  sans  transition  de  l'aigu  au  grave 
ni  du  grave  à  l'aigu.  On  ne  va  pas  d'un  extrême  à  l'autre  sans  passer  par  le  terme  moyen  : 
les  philosophes  faisaient  observer  que  cette  vérité  générale  devait  aussi  s'appliquer  &  s'ap- 
pliquait en  effet  à  la  musique  du  langage  :  ils  y  admettaient  des  notes  intermédiaires ,  un 
accent  moyen.  La  théorie  de  l'accent  moyen  fut  exposée  du  temps  de  Cicéron  par  Tyrannion 
l'aîné,  grammairien  grec...  Varron  s'empara  de  cette  théorie  &  retrouva  dans  la  prononcia- 
tion latine  cet  accent  moyen  qu'il  définissait  «  le  passage  de  l'aigu  au  grave  &  du  grave  à 
«  l'aigu,  limes  qiiem  siipradictœ  ultra  citraque  commeant,  ou  bien  le  point  où  ces  deux  ac- 
«  cents  se  rencontrent,  compitum  utriusque  »(2).  11  admettait  donc  l'accent  moyen  toutes 


(i)  Cf.  Petit,  Dissertation  sur  la  Psalmodie,  p.  184. 

(2)  Cf.  Weil  &  Benloew,  Théorie  générale  de  l'accentuation  latine,  p.  13. 


L  ACCENT    TONIQUE    ET    LA    PSALMODIE  I7 

les  fois  que  le  grave  &  l'aigu  se  suivent...  Dans  le  cas  où  les  deux  accents  affectent  des  syl- 
labes différentes,  il  dut  nécessairement  admettre  le  même  accent  de  transition.  » 

Or  c'est  précisément  un  accent,  une  note  de  cette  nature  que  nous  trouvons  dans  la 
colonne  ^  des  médiantes  archaïques.  Quoiqu'elle  soit  élevée,  il  ne  faut  pas  y  voir  une  arsis 
d'accent  :  note  faible  &  de  transition,  elle  ne  correspond  jamais  à  la  syllabe  accentuée,  mais 
toujours  à  celle  qui  la  précède  immédiatement.  Au  reste  ce  caraftère  s'accusera  mieux  en- 
core par  les  développements  qu'elle  recevra  dans  les  psalmodies  ornée  &  neumée  ;  la  fon- 
ction que  nous  lui  attribuons  deviendra  dès  lors  évidente. 

Deuxième  classe.  Mais  le  langage  possède  un  artifice  plus  gracieux  &  plus  musical 
encore  pour  préparer  l'émission  de  l'accent.  Avant  de  l'atteindre,  la  voix  descend  de  la  corde 
récitative,  touche  une  ou  deux  cordes  inférieures  &  après  ce  circuit  remonte  graduellement 
ou  d'un  bond  vers  la  syllabe  aiguë.  Cette  modulation  du  langage,  nous  la  retrouvons 
sous  sa  forme  la  plus  élémentaire  dans  les  colonnes  3  &  4  des  médiantes  de  la  deuxième 
classe.  Les  notes  d'introduÊtion  &  celles  de  l'accent  sont  étroitement  unies  ;  elles  sont  indi- 
visibles, c'est-à-dire  qu'on  ne  peut,  sous  peine  de  disloquer  la  mélodie  &  d'arrêter  sa  marche, 
ni  les  doubler  ni  les  séparer  par  des  survenantes.  Nous  verrons  ce  mouvement  d'impulsion 
vers  l'accent  se  développer  dans  les  psalmodies  plus  ornées. 

Deuxième  groupe.  Première  classe.  Cette  classe  &  la  suivante  comprennent  le  groupe 
des  médiations  à  deux  accents.  11  faut  remarquer  ici  l'uniformité  du  dessin  mélodique.  En 
quittant  la  dominante  la  formule  débute,  colonne  4,  par  une  élévation  qui  doit  correspondre 
autant  que  possible  à  une  syllabe  aiguë.  Sans  aucun  doute  ces  motifs  mélodiques  ont  été 
moulés  sur  le  type  syllabique  suivant  :  corde  méo.  L'élévation  musicale  est  si  bien  le  résul- 
tat de  l'accent  qu'une  tradition  séculaire  &  constante  recommande  l'anticipation  lorsque  cette 
élévation  tombe  sur  une  pénultième  brève  ou  sur  la  finale  d'un  mot  ;  il  faut  alors  remonter 
jusqu'à  une  syllabe  marquée  au  moins  d'un  accent  secondaire  ou  à  une  syllabe  qui  puisse 
en  tenir  lieu.  Nous  verrons  bientôt  qu'il  y  a  une  limite  à  cette  anticipation. 

Deuxième  classe.  La  médiante  du  peregritms  comporte  les  mêmes  observations  que  la 
classe  précédente.  A  noter  en  plus  que  l'accent  mélodique,  à  l'instar  des  médiantes,  premier 
groupe,  deuxième  classe,  est  précédé,  colonne  5 ,  d'un  abaissement  préparatoire  qui  donne 
plus  de  relief  à  la  syllabe  aiguë.  A  vrai  dire,  cette  évolution  de  la  voix  n'est  pas  obligatoire, 
&  pour  \t  peregrinus  elle  n'est  pas  d'un  usage  général. 

4°  Finales.  Les  cadences  finales  se  groupent  &  se  classent  de  la  même  manière  que 
les  médiantes.  Les  cadences  dont  les  notes  d'élévation  concordent  avec  la  syllabe  accentuée 
sont  nombreuses  ;  il  serait  facile  d'en  dresser  un  long  tableau,  mais  comme  il  faut  nous  bor- 
ner, nous  n'en  donnerons  que  quelques-unes. 

S'il  se  trouve  des  terminaisons  dans  lesquelles  cette  coïncidence  n'existe  pas,  elles  ne 
prouvent  pas  contre  les  premières.  Car  si,  même  dans  l'art  oratoire,  les  accents  ne  conser- 
vent pas  toujours  l'acuité,  a  fortiori  peut-il  en  être  ainsi  de  la  musique,  dont  les  allures  sont 
plus  libres  &  les  rapports  avec  le  langage  moins  étroits. 

Paléographie.  III.  3 


i8 


PALÉOGRAPHIE    MUSICALE 


TABLEAU  II 


FINALES    DANS    LA    PSALMODIE    SIMPLE 


PREMIER  GROUPE.  FINALES  A  UN  ACCENT 


Formule  simple 


Formule  avec  survenante 


Pere- 
grinus 


Ténor 

2 

1 

i_ 

/ 

£- 

•        «1      a 

■ 

p 

Sede 

a    dextris 

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1 

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a      dex- 

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mé- 

is 

k 

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p 

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tris 

mé- 

is 

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■      ■ 

■        ■ 

p. 

Sede 

a      dex- 

tris 

mé- 

is 

p 

4 

3 

2 

■ 

1 

c 

f 

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a 

dex- 

tris 

mé- 

is 

6     -     -    _     _ 

-s- 

PB                         ■■ 

"            ■■ 

■ 

■ 

Qui  fecit  cse- 

lum 

& 

tér- 

ram 

Ténor 

2 

1 

r 

■ 

ex  hoc  nunc  &  usque  in 
3^ 

sé-cu- 
12 

lum 
1 

ex  hoc  nunc  &  usque 

in 

se- eu- 

lum 

% 

véritas      & 

ju- 

di-ci- 

um 

■     ■     ■     ■ 

fm 

de    pôpu- 

lo 

bârba- 

ro 

4" 

3 

2 

■    ■ 

1 

de  stércore  é- 

ri- 

gens 

pâupe- 

rem 

■   --_-- 

■ 

9    ■ 

■ 

nômini  tu- 

0 

da 

glôri- 

am 

DEUXIEME  GROUPE.  FINALES  A  DEUX  ACCENTS 


4       3        2        1 


[■■■■■■ 

■ 

y  ■   ■   ■   ■   ■ 

■ 

_ 

ti- 

Quaesivi 

bô- 

na 

bi 

■   ■■■■■ 

■ 

_ 

y 

■ 

donec    misere- 

â- 

tur 

nô- 

stri 

/ 

/ 

M    .    .    . 

■    ■ 

■ 

_ 

manet    in 

se -eu- 

lum 

se -eu- 

li 

■   ■   ■   ■ 

■ 

y 

■ 

de  stércore 

é  -  ri- 

gens 

pâupe- 

rem 

L  ACCENT    TONIQUE    ET    LA    PSALMODIE 


19 


L'anticipation  dont  nous  avons  parlé  ci-dessus  au  sujet  des  médiantes  à  deux  accents 
doit  se  faire  également  aux  cadences  finales  de  la  même  espèce.  Cette  règle  s'appuie  non 
seulement  sur  des  raisons  intrinsèques,  mais  encore  sur  l'autorité  des  plus  anciens  manu- 
scrits. Sous  la  cadence  du  cinquième  mode,  le  codex  121  d'Einsiedeln,  du  x«  ou  xi«  siècle, 
dispose  les  mots  ainsi  qu'il  suit  : 


fi       ■     a     g     D     n    B 

■   ■ 

i      ■«>«<"■■ 

■ 

gloriamini  omnes 

ré- 

6ti 

côr- 

de 

a  voce 

m- 

1- 

mi- 

Cl 

in  corde  suo 

non 

est 

Dé- 

us 

in  justitia  tua 

li- 

be- 

ra 

me 

aures  ejus  in 

préces 

e- 

0- 

rum 

in  domum 

Dômi- 

ni 

1-  bi- 

mus 

inhabitare  facit  unâni- 

mes 

in 

dô- 

mo 

Il  ne  peut  y  avoir  aucun  doute  sur  le  rôle  de  l'accent  &  sur  l'anticipation  qui  en  résulte 
nécessairement. 

Mais  cette  anticipation  a  ses  limites,  comme  on  peut  le  voir  par  l'exemple  C,  où  la  note 
d'accentuation,  colonne  4,  correspond  à  la  dernière  syllabe  du  mot  unanimes.  On  procédait 
ainsi  dans  tous  les  cas  analogues,  parce  que  l'observation  matérielle  de  l'accent  aurait  eu 
pour  conséquence  de  briser  la  construction  rythmique  de  cette  cadence  formée  de  deux 
parties  distin£tes,  mais  qui  s'appellent  &  ne  peuvent  facilement  être  séparées  dans  l'exécu- 
tion. Sa  strufture  fondamentale  peut  être  représentée  par  le  schème  dispondaïque  suivant. 


corde 
inten- 


me-o 
déntes 


Le  remplacement  du  spondée  rythmique  par  le  daftyle  de  même  nature  est  facultatif, 


/  •      f  ■    ■ 

lege     Dômini 


/   •    • 

Domino 


/    • 

me-o 


f   •    • 
Dômini 


!  '    • 
ibimus 


car  l'insertion,  après  chaque  accent,  d'une  syllabe  atone  élargit  le  rythme  sans  le  changer 
notablement,  &  sans  porter  atteinte  à  l'unité  de  la  formule.  11  en  serait  tout  autrement  si  l'on 
reportait  l'arsis  mélodique  sur  la  syllabe  wâ  du  mot  unanimes.  Cette  anticipation  nuirait  à 


!■■■■""                              ■ 

gaaaa                            a           a'. 

facit     u-  nâ-ni-       mes         in       dô-      mo 

la  cadence  en  y  introduisant  une  note  de  trop  qui  la  séparerait  en  deux  tronçons  &  en  bri- 
serait l'unité.  Les  compositeurs  préféraient  sacrifier  l'accord  entre  le  texte  &  la  musique  & 
maintenir  le  rythme  de  celle-ci. 


20 


PALEOGRAPHIE    MUSICALE 


L'ACCENT  TONIQUE  ET  LA  PSALMODIE  ORNÉE  DES  INTROITS 
ET  DES  COMMUNIONS 

1°  Initium.  La  psalmodie  ornée  des  introïts  &  des  communions  avait  deux  intona- 
tions, l'une  à  la  première,  l'autre  à  la  seconde  partie  du  verset.  Ces  formules  initiales  pour- 
raient fournir  plus  d'une  coïncidence  entre  l'arsis  mélodique  &  la  syllabe  aiguë,  mais  pour 
abréger  il  suffira  d'étudier  le  début  de  la  deuxième  partie  du  verset  dans  le  sixième  mode, 
où  l'influence  de  l'accent  est  incontestable.  Voici  la  première  division  de  ce  verset  : 


Ê^ 


4-N 


-r 


ti 


TABLEAU  III 

INTONATION    DE    LA    DEUXIÈME    PARTIE    DU    VERSET    DE    l'iNTROIT    DU    VI®    MODE 

VERSION    DES    MANUSCRITS 


A  Int. 

In  medio. 

B 

» 

Omnes  gentes. 

C 

» 

Sacerdôtes  Dei. 

D 

» 

Justi  epuléntur. 

E 

» 

Réspice  in  me. 

F 

» 

Hodie  sciétis. 

G 

» 

Os  justi. 

H  Com.  Pascha  nostrum. 

I 

» 

Posuisti. 

K  Int. 

Cantate. 

L 

» 

Quasimodo. 

VERSION    DE 

Médiante 

Initium 

Ténor 

Pi 

1 

2 

3 

4 

5 

6 

Claa  - 

• 

l 

■  . 

■ 

•          .          .          . 

*. 

- 

& 

psâl- 

le 

re     nômini 

tuo  &c. 

& 

gén- 

tes 

sub    pédibus 

&c. 

lau- 

dâ- 

te 

&    superexal- 

tâ- 

te     &c. 

& 

fù- 

Ri- 

ant  qui  odérunt 

&c. 

De- 

us 

me- 

us 

in    te    con- 

fi- 

do    &c. 

orbis 

ter- 

ra- 

rum 

&      uni- 

vér- 

si     &c. 

neque 

ze- 

lâ- 

ve- 

ris       faci- 

en- 

tes    &c. 

quoniam 

in 

se- 

cu- 

lum  misericôrdia 

&c. 

&  super  sa- 

lu- 

tâ- 

re 

tuum  exsultàbit 
&  brâchi- 
Jubilâ- 

&c. 
um  &c. 
te     &c. 

RATISBONNE    (ÉDIT.    TYPIQUE     l886) 


A  Int.  In  médio 


[26] 


B     »    Omnes  gentes  207 

Le  psaume  n'est  pas  le  même  que 
dans  les  manuscrits  anciens. 


~in~ 

aP 

■  1 

■ 

% 

& 

psâl- 

le 

re    nômini 

&c. 

«n 

.; 

■  1 

■ 

■ 

N 

Rex 

mâ- 

gnus 

su- 

per  &c. 

L  ACCENT  TONIQUE  ET  LA    PSALMODIE 


21 


Médiante 

Initiuïïi 

Tenor 

1 

2 

3 

4 

5 

6 

r 

/ 

■H 

C     »    Sacerdôtes          [4] 

jft 

_ 

■Il 

■ 

■ 

% 

lau- 

dâ- 

te 

&  superexal- 

tâ- 

te    &c. 

aP 

■1 

D     »    Justiepuléntur250 

S 

& 

fù- 

gi- 

ant  qui  odérunt 

&c. 

■fi 

■Ë  il 

■  1 

■ 

■ 

E     »    Réspice  in  me  202 

s  ■' 

De- 

us 

mé- 

us 

in   te     con- 

fi- 

do   &c. 

I\ 

■f  ■■!  " 

* 

1 

■ 

F     »    Hôdie  sciétis      1 5 

%  ■  ' 

or- bis 

ter 

râ- 

ru  m 

&       u-  ni- 

vér- 

si    &c. 

G     »    Os  justi           [28] 

_ 

■H 

•P   ."1   ■ 

■  1 

■ 

_ 

H  I    Les    psaumes  de  ces    commu- 

%  ■  ' 

1 

nions    n'existent    plus    dans   la 
liturgie  a(3;uelle. 

neque 

ze- 

lâ- 

ve- 

ris    fa-   ci- 

én- 

tes  &c. 

«n 

K     »    Cantate             173 

jf 

■     ■  ■ 

% 

&   brâclii-  um 

&c. 

L     »    Quasimodo       169 

.n 

%   ■ 

% 

Ju-bi-lâ-  te 

&c. 

Il  suffit  de  jeter  les  yeux  sur  la  version  des  manuscrits  pour  reconnaître  la  prépondé- 
rance de  l'accent  &  du  podatus,  colonne  3.  La  colonne  i  contient  les  notes  préfixes  à  l'ac- 
cent. Lignes  K  &  L,  le  texte  est  trop  court  pour  donner  place  à  l'initium,  qui  est  supprimé. 
—  En  se  reportant  à  la  deuxième  partie  du  tableau,  on  verra  dans  quelle  mesure  ces  parti- 
cularités ont  été  conservées  dans  l'édition  de  Ratisbonne. 

2°  Ténor.  Dans  tous  les  modes,  le  sixième  excepté,  la  teneur  reste  sur  la  dominante. 
La  récitation  du  sixième  se  déroule  d'abord  sur  le  la  &  ensuite  sur  le  fa.  Détail  intéressant 
à  noter  :  lorsque  le  texte  à  chanter  sur  ces  teneurs  unissoniques  était  assez  long,  les  psal- 
mistes  en  rompaient  la  monotonie  en  relevant  par  un  podatus  certains  accents  du  texte.  Ceci 
se  faisait  principalement  dans  la  deuxième  partie  du  verset  : 

/  ^ 

Mode  ■^'— r 


7 


:ft=3: 


T 


T 


1er      î 

Mode   - 


Quam  di-  le-6ta   tabernacula  &c. ..  con-cupiscit  &  déficit  anima  mé-a  in  atria  &c. 


^ 


^ 


T 


^ 


Cae-  li  enarrant  &c...      &     opéra  manuum  ejus  annuntiat  &c. 


22 


PALEOGRAPHIE  MUSICALE 


L'usage  de  ces  podatus  était  abandonné  à  la  volonté  des  chantres  ;  car  tous  les  manu- 
scrits ne  les  écrivent  pas,  mais  on  les  trouve  déjà  dans  les  codex  les  plus  anciens.  (Cf.  ci- 
dessus,  tableau  III,  col.  6.) 

y  Médiations  dans  la  psalmodie  des  introïts. 

TABLEAU  IV 


MÉDIANTES    ORNÉES    DES    INTROÏTS  ET    COMMUNIONS 


Médiantes  pentésyllabyques  à  un  accent 


Médiantes  tétrasyllabyques  à  deux  accents 


Ténor 


Mode 
2 


-^ 


Deo    ad 

Deus  meus  ne 

au  rem  tu 

Exsultâte 

Dedûxit  me  super  sé- 


Médiante 


ju- 
si- 
am 
ju- 
mi- 


âudi 
Dômi- 


Ténor 

Médiante 

4 

3 

2 

1 

Mode 

/ 

1 

1     "    ■   ■    ■    n   a 

3 

1                ■     1      ■      B     ■ 

% 

i 

1 

_        •■■■■■ 

à 

% 

9 

7    C 

f 

la* 

b         ■    ■    ■    ■    ■ 

■ 

^     .     ■     ■     ai     ■ 

■ 

£>>"■> 

%- 

" 

3 

' 

. 

&  pleni 
Cantate  Domino 

tù- 
cân- 

do 
ticum 

é- 
nô- 

jus 
vum 

ju-|   Stltl- 

Les  médiantes  ornées  ou  solennelles  se  divisent  comme  celles  de  la  psalmodie  simple, 
en  médiantes  à  un  accent  &  médiantes  à  deux  accents. 

1°  Médiantes  pentésyllahiques  à  un  accent.  Elles  dérivent  des  formules  simples  archaï- 
ques, comme  le  prouve  le  schème  suivant. 


5       4       3        2  ,  \ 


2e     5e 


et 


Formule  simple 
plus  moderne 

Formule  simple 
archaïque 


e^ 


-■ — ■ — ■ — ■- 


Notes  indivisibles 


8e  Mode  1  Formule  solennelle   II, 


t± 


L  ACCENT    TONIQUE   ET    LA    PSALMODIE 


25 


Les  particularités  qui  dififérencient  dans  ces  médiantes  la  psalmodie  ornée  de  la  psalmo- 
die simple  se  réduisent  à  deux  :  i  °  addition  de  trois  notes  de  liaison,  que  nous  avons  indi- 
quées par  des  notes  blanches  ;  2°  préparation  à  l'accent  principal  par  une  inflexion  vocale 
analogue  à  celle  que  nous  avons  signalée  dans  certaines  médiantes  &  finales  du  chant  des 
psaumes  à  l'office.  Ce  mouvement  de  préparation  comprend  les  groupes  5,  4&^.  Ces  trois 
groupes,  &  le  podatus,  colonne  2,  qui  correspond  à  la  syllabe  accentuée,  sont  inséparables  • 
les  syllabes  doivent  s'y  appliquer  telles  qu'elles  se  présentent,  car  la  mélodie  s'élève  vive  & 
rapide  vers  l'accent  &  ne  supporte  pas  les  retards  que  lui  imposerait  une  intercalation  de 
syllabes  ;  les  pénultièmes  brèves  avec  leurs  deux  notes  sont  entraînées  dans  ce  mouvement. 
Ajoutons  qu'il  est  nécessaire  de  conserver  la  gracieuse  ondulation  rythmique  produite  par 
les  mouvements  binaires  des  colonnes  5  &  4.  La  musique  l'emporte  sur  le  texte  :  il  y  a 
lieu  d'appliquer  ici  l'axiome  :  Miisica  non  subjacet  reguUs  Donati.  Qui  pourrait  s'en  plaindre 
puisque,  dans  l'espèce,  cette  émancipation  transitoire  a  pour  but  de  faire  ressortir  avec 
plus  de  force  &  d'éclat  la  puissance  attractive  de  l'accent  principal,  colonne  2,  qui  centralise 
autour  de  lui  tous  les  éléments  de  cette  pause  intermédiaire  (  i  )  ? 

La  médiation  ornée  du  quatrième  mode  se  forme  de  la  même  manière  &  appartient  à 
la  classe  que  nous  venons  d'examiner. 


4e  Mode 


Formule  simple 


Formule  ornée 


^ 

notes  in 

Jivisibl 

s 

-^ 

^■^ 

■     ■    ■    ■    ■    ■ 

■ 

-■- 

■ 

-^- 

p 

"q" 

■ 

-a- 

— ■— 

r^ 

à 

2°  Médiantes  tétrasyllabiques,  à  deux  accents.  Le  troisième  &  le  sixième  mode  conservent 
dans  la  psalmodie  ornée  les  formules  en  usage  dans  le  chant  ordinaire  des  psaumes.  Restent 
donc  le  premier  &  le  septième  mode. 


1er  Mode  (  I; 

simple 

1er  Mode 
orné 


4      3       2       1 

f  f 


tir 

■ 

g 

-3- 

-a  ■ 

t*" 

a 



in  toto       cor-  de   mé-      o 


4 

■ 

3 

2 

1 

7e  Mode 

N      ■     ■     B     ■ 

' 

■ 

simple 

G 

{ 

^ 

^ 

7e  Mode 

0    ■  ■  ■  ■ 

d 

a 

S' 

orné 

in  toto      cor-  de    mé- 


(i)  Ces  règles  sont  extraites  des  graduels  &  antiphonaires  les  plus  anciens.  Plus  tard,  dans  le  but  de  faire 
coïncider  plus  souvent  l'accent  syllabique  &  l'élévation  musicale,  on  se  permit  d'introduire  une  note  survenante 
dans  la  colonne  4,  mais  seulement  pour  une  pénultième  brève.  C'est  d'ailleurs  la  seule  place  où  une  note  supplé- 
mentaire puisse  être  tolérée.  Les  manuscrits  &  les  auteurs  didaâiques  témoignent  de  ce  fait.  Les  musiciens  pré- 
féreront l'usage  ancien  qui  conserve  mieux  la  formule  musicale  ;  ceux  qui  recherchent  l'alliance  de  la  musique  & 
des  paroles  choisiront  le  nouveau.  Quoi  qu'il  en  soit,  ce  dernier  a  prévalu  dans  les  éditions  modernes. 


24 


PALEOGRAPHIE    MUSICALE 


Ces  deux  motifs  ont,  au  point  de  vue  de  l'accent,  les  mêmes  privilèges  que  les  mé- 
diantes  simples  dont  elles  sont  le  développement  ;  elles  ont  deux  accents,  &  l'anticipation  se 
fait  ordinairement  comme  dans  la  psalmodie  courante  sur  l'élévation  de  la  colonne  4. 

Il  faut  signaler  une  circonstance  importante  relativement  au  dernier  accent,  colonne  2; 
elle  nous  permettra  de  saisir  avec  quelle  sollicitude  &  quelle  habileté  le  compositeur  grégo- 
rien veillait  à  sauvegarder  tout  à  la  fois  &  les  lois  de  l'accentuation  latine  &  les  exigences 
rythmiques  de  la  mélodie.  Lorsque,  dans  les  médiantes  du  premier,  troisième  &  septième 
mode,  se  présente  un  mot  accentué  à  l'antépénultième,  Dàminus,  on  le  traite  ainsi  qu'il  suit  : 

4       3  2  1 

l .  / 


lei-  Mode 
Formule  ordinaire 


5 


Benedixisti  Domine 


Formule 
avec  pénultième  brève 


Bonum  est  confi- 


i 


tér- 


tù- 


:^ 


Dômi- 


T 


La  pénultième  faible  mi  se  chante  sur  la  clivis  (colonne  2),  qui  par  le  contaft  de  cette 
syllabe  devient  faible  ;  la  syllabe  accentuée  Dô  est  reportée  en  arrière  sur  une  note  surve- 
nante forte,  dont  l'intensité  domine  la  clivis  &  l'affaiblit  à  son  profit.  Cette  survenante  est 
un  dédoublement  de  la  première  note  de  la  clivis  &  doit  être  maintenue  dans  la  colonne  2. 

Les  compositeurs  agissent  ainsi  afin  de  sauvegarder  le  rythme  &  l'accentuation.  Or 
ce  rythme,  formé  par  la  succession  immédiate  de  la  clivis  &  du  podatus  (col.  2  &  i);,, serait 
détruit  par  l'insertion  d'une  note  qui  viendrait  malencontreusement  les  diviser.  Mauvaise  au 
point  de  vue  purement  musical,  cette  insertion  est  encore  intolérable  pour  une  oreille  tant 
soit  peu  familière  aux  allures  des  mélopées  grégoriennes,  où  l'alliance  de  ces  deux  groupes 
est  fréquente  &  produit  un  mouvement  mélodique  aussi  simple  que  gracieux.  Observateur 
scrupuleux  des  lois  du  rythme  &  de  l'accentuation,  le  compositeur  fait  précéder  la  clivis 
d'une  note  destinée  à  porter  l'effort  de  l'accent  tonique.  L'éclat  de  cette  note  jette  dans  la 
pénombre  la  pénultième  faible,  qui,  sous  la  dépendance  de  l'accent,  glisse  légère  sur  la  clivis; 
c'est  ainsi  que,  par  une  heureuse  transaction,  texte  &  rythme  sont  respectés. 

Les  cadences  finales  des  versets  psalmodiques  dans  les  introïts  sont  douées  d'une  orga- 
nisme un  peu  plus  étudié  que  les  formules  analysées  jusqu'ici.  Les  types  syllabiques  sur 
lesquels  elles  ont  été  modelées  appartiennent  à  des  combinaisons  plus  artistiques  d'accents 
&  de  syllabes  qui  relèvent  du  cursus  ;  nous  en  parlerons  dans  le  chapitre  suivant.  Pour  la 
même  raison  nous  renvoyons  également  à  ce  chapitre  l'étude  des  invitatoires  &  des  répons 
de  l'office.  11  nous  faut  poursuivre  l'étude  des  terminaisons  plus  simples. 

Nous  avons  dit  ci-dessus  que  les  traits ,  graduels ,  alléluias ,  pouvaient  cacher  sous  les 
ornements  de  leurs  mélismes  une  structure  phraséologique  identique  à  celle  de  la  plus  sim- 
ple phrase  de  la  psalmodie  ;  il  nous  faut  prouver  cette  assertion. 


L  ACCENT    TONIQUE    ET    LA    PSALMODIE 


L'ACCENT  TONIQUE  ET  LA  PSALMODIE  DES  TRAITS 
TABLEAU  V 

PSALMODIE    DES    TRAITS.    PHRASE    DU    VIII^    MODE. 
VERSION  DES  MANUSCRITS 


Initiiim 

Tenor 

Clausule 

1 

2 

3 

4 

5 

6 

7 

8 

0 

/ 

/ 

/            / 

r 

/ 

k 

] 

l^i 

a                      a                                  • 

ih" 

Vn^ 

"V»i 

N 

%    3 

■  ■     aaaSaa 

i   a     a     a 

a' 

1  tn 

^^ 

' 

A 

adjû-     . 

tor 

&      . 

pro-    t 

îftor  fâftus  est  mihi     in 

sa-    . 

lu-    .       . 

tem 

B 

ho- 

nori- 

fi- 

ca-    . 

tus  est 

équum  &  a- 

scen-. 

so- 

rem 

C 

vine-     . 

a 

e-     . 

mm 

.     Dômini     . 

Sa-    . 

ba- 

oth 

D 

in  c6r-  . 

nu 

in     . 

lôco    . 

û-     . 

be- 

ri 

E    . 

qui  hâ- 

bi- 

tat    . 

in       .      Je- 

rù-    . 

sa- 

lem 

F 

&  vo- 

luntâ-    . 

te 

la-    . 

bi-  6- 

rum  . 

e- 

jus 

G 

ge-.       . 

ne- 

ra-    . 

ti-  0 

re-     . 

dtô- 

rum 

H 

&    .       . 

ju- 

sti-  . 

.      ti- 

a 

e- 

JUS 

I 

nos  au-. 

tem 

po-  . 

.       .    pu- 

lus    . 

e- 

jus 

K 

&  6-      . 

mnes 

VI-     . 

se  . 

ejus    .     ju- 

di-    . 

Cl- 

um 

L 

do- 

nec 

mi-  . 

sere-  .      a- 

tur    . 

no- 

stri 

M 

& 

asdi- 

fi- 

câ-    . 

vit     tùrrim 

1 

n  mé-    .     di- 

0 

e- 

jus 

N 

qui- 

a  nô-     . 
i-    . 

men 
ta 

D6-  . 

mmi    . 

.      in- 
méa    .      ad 

vo-    . 
te      . 

ca- 

bo 
us 

k 

siderat  anima 

Dé-  .       . 

M 

0 

de- 

P 

dum  di- 

ci- 

tur 

.  mihi  pe 

r   singu- 

les     . 

di- 

es 

Q 

&  au-    . 

di- 

at 

terra 

vérba  ex  o- 

re 

me- 

0 

R 

quan- 
in 

dû  vé-  . 
ex-. 

ni- 
sul- 

am 
ta-    . 

&        .       ap- 

pa-    . 
ti-     . 

re- 
6- 

bo 
ne 

S 

T 

in  . 

man- 

dâ-    . 

tis     . 

e- 

JUS 

V 

&  ex-    . 

al- 

ta-    . 

bo     . 

e- 

um 

X 

in-  . 

0- 

ra-    . 

ti-     . 

0- 

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Paléographie.  III. 


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26 


PALEOGRAPHIE    MUSICALE 


TABLEAU  V.   Suite. 


VERSION  DES  MANUSCRITS 


Initium 

Tenor 

Clausule 

1 

2 

3 

4 

5 

6 

7 

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L  ACCENT    TONIQUE    ET    LA    PSALMODIE 


VERSION  DE  RATISBONNE.  Suite. 


Initium 

Tenor 

Clausule 

1 

2 

3 

4 

5 

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(i)  Traits.  A.  Cantemus  Domino,  p.  147.  —  B.  Ibid.  —  G.  Vinea  mea,  p.  148.  —  D.  Ihid.  —  E.  Qui  confidunt,  p.  [51].  — 
F.  Desiderium,  p.  [3].  —  G.  Beatus  vir,  p.  [5].  —  H.  Ibid.  —  I.  Jubilate,  p.  45.  —  K.  Attende  cœlum,  p.  149.  —  L.  Ad  te  levavi, 
p.  79.  —  M.  Vinea  mea,  p.  148.  —  N.  Attende  cselum,  p.  149.  —  0.  Sicut  cervus,  p.  150.  —  P.  Ibid.  —  Q.  Attende  cœlum, 
p.  149.  —  R.  Sicut  cervus,  p.  150.  —  S.  Jubilate,  p.  45.  —  T.  Beatus  vir,  p.  [5].  —  V.  Cantemus  Domino,  p.  147.  —  X.  De 
profundis,  p.  41.  —  Y.  Sœpe  expugnaverunt,  p.  100.  —  Z.  Commovisti,  p.  43. 


28 


PALEOGRAPHIE    MUSICALE 


OBSERVATIONS    SUR    LE    TABLEAU    V 

Les  traits  appartiennent  à  la  psalmodie  ornée  ou  neumée  ;  l'accentuation  latine  en  est 
également  la  base.  Nous  pourrions  citer  plusieurs  phrases  en  preuve  de  cette  assertion  ; 
nous  nous  contenterons  de  celle  qui  est  analysée  dans  le  tableau  V. 

La  version  des  manuscrits  nous  offre  dans  cette  période  musicale  les  trois  éléments  de 
la  psalmodie  :  l'initium,  la  teneur,  la  cadence,  qui  forment  un  chant  récitatif,  dont  les 
mouvements  mélodique  &  rythmique  cadrent  exaftement  avec  les  accents  toniques  du 
texte  (i). 

1°  Initium  (col.  i,  2,  3).  Ce  tableau  est  disposé  d'après  la  prolixité  des  paroles  à  réciter 
sur  la  teneur.  Pour  étudier  Vinitium,  il  est  nécessaire  de  ranger  les  différents  textes  dans  un 
autre  ordre  &  de  les  diviser  en  deux  séries. 


Première  Série 


Deuxième  Série 


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F«  série,  colonne  2.  La  syllabe  accentuée  correspond  toujours  à  l'une  des  notes  de  ce 
groupe.  Pour  arriver  à  cette  coïncidence,  on  rejette  en  avant,  colonne  i,  les  syllabes  super- 
flues. Le  texte  &  la  musique  sont  ainsi  en  parfait  accord.  Il  en  est  de  même  toutes  les  fois 
que  le  nombre  &  l'ordonnance  des  syllabes  le  permettent. 

2«  série.  Lorsque,  pour  des  raisons  diverses,  insuffisance  du  texte,  disposition  malen- 
contreuse des  syllabes,  il  est  difficile  ou  même  impossible  de  faire  cadrer  l'accent  tonique 
principal  avec  le  groupe  qui  lui  est  ordinairement  assigné,  on  a  recours  à  l'accent  secondaire, 
ou  faute  de  mieux,  comme  il  arrive  dans  la  psalmodie  simple,  au  monosyllabe.  Dans  ce  cas, 


(i)  Cf.  sur  la  disposition  générale  des  tableaux  &  la  manière  de  s'en  servir,  la  note  i  de  la  page  }}. 


L  ACCENT    TONIQUE    ET    LA    PSALMODIE  29 

l'accent  tonique  principal  est  reporté  à  la  colonne  4.  Les  groupes  des  colonnes  2  &  4  sont 
donc  les  groupes  forts  de  cette  incise.  Le  porreftus  de  la  colonne  3  se  trouve  nécessaire- 
ment faible  ;  &  de  fait,  il  est  toujours  chanté  sur  une  syllabe  faible. 

2°  Ténor.  La  récitation  se  maintient  sur  la  corde  sol,  &  s'étend  selon  le  plus  ou  moins 
de  développement  des  paroles.  On  remarquera  que  tous  les  accents  toniques  sont  mis  en 
relief  par  des  podatus.  Au-dessous  de  la  ligne  R,  la  colonne  5  de  teneur  est  fermée  par  défaut 
de  texte;  mais  malgré  cette  coupure  dans  la  mélodie,  l'initium  &  la  clausule  ne  subissent 
aucun  changement. 

}°  Clausule,  colonne  6.  Ce  groupe  intermédiaire  entre  la  teneur  &  la  colonne  d'accent 
est  une  amplification  mélodique  de  Vaccent  moyen  dont  nous  avons  parlé  plus  haut.  Sa 
marche  ascendante  conduit  de  la  corde  récitative  à  l'élévation  réservée  à  l'accent.  C'est  bien 
aussi  la  fonÊtion  de  la  syllabe  qui  lui  correspond. 

Colonne  7.  Ce  groupe  placé  au  sommet  du  mouvement  mélodique  coïncide  régulière- 
ment avec  la  syllabe  aiguë. 

Dans  le  cas  d'un  mot  proparoxyton,  v.  g.  judicium,  Jérusalem  (lignes  C,  D,  E,  K),  la 
pénultième  reste  attachée  à  ce  groupe,  toujours  par  déférence  pour  le  rythme  de  la  mélodie, 
&  l'accent  est  reculé  à  la  colonne  6.  Cette  distribution  des  syllabes  prouve  que  les  composi- 
teurs grégoriens  regardaient  comme  indivisibles  les  trois  groupes  de  cette  clausule,  &  qu'ils 
ne  se  seraient  pas  permis  l'insertion  d'une  pénultième  brève  entre  les  colonnes  7  &  8. 


6 


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Colonne  8.  Ce  neume  est  affecté  à  la  syllabe  finale;  sa  marche  descendante  suit  les  lois 
de  la  barytonie  latine. 

La  construftion  ascendante  &  descendante  de  l'ensemble  de  la  clausule  peint  sur  le  vif 
l'intonation  musicale  des  mots  latins.  La  voix  montait  depuis  le  commencement  du  mot 
jusqu'à  la  syllabe  aiguë,  puis  redescendait  &  venait  expirer  pour  ainsi  dire  sur  la  dernière 
syllabe.  La  musique,  en  quittant  la  corde  récitative,  suit  ce  mouvement  en  le  développant. 

Le  mélisme  final  de  cette  colonne  8  nous  donne  l'occasion  de  redresser  une  erreur 
moderne.  Sous  prétexte  de  mieux  accentuer  les  mots,  on  a  quelquefois  essayé,  au  mépris 
de  la  tradition,  de  décharger  les  syllabes  non  accentuées  des  notes  qui  leur  appartenaient, 
pour  les  amasser  sur  la  syllabe  marquée  de  l'accent  tonique  &  très  improprement  dite  syl- 
labe longue.  C'est  ainsi  que,  dans  cette  phrase,  la  version  de  Ratisbonne  reporte  volontiers 
sur  l'accent  le  mélisme  destiné  à  la  finale.  De  ce  que  la  voix  se  tient  plus  longtemps  sur 
une  syllabe  ou  lui  donne  plus  de  notes,  il  ne  s'ensuit  pas  que  cette  syllabe  soit  mieux 
accentuée  (i).  Au  contraire;  car  dans  son  essence  l'accent  est  non  seulement  une  élévation, 
un  mouvement  bref,  énergique,,  mais  une  force  de  cohésion  qui  réunit  en  un  seul  tout  les 

(i)  Cf.  Mélodies  grégoriennes,  chapitre  xii,  p.  171. 


}0 


PALEOGRAPHIE    MUSICALE 


divers  éléments  ou  syllabes  qui  composent  un  mot.  De  ces  deux  notions  incontestables, 
brièveté  &  force  de  cohésion,  il  ressort  clairement  que  plus  on  accorde  de  notes  à  la  syllabe 
aiguë,  plus  on  est  exposé  à  porter  atteinte  au  caraftère  &  à  la  fonftion  de  l'accent.  Un 
exemple  fera  mieux  comprendre. 


C    a   .  a    ':^v=  b  ^ — a  ,  a    '^% 


Ave  ma-ris  stel-Ia  Ave  ma-ris  stel-        la 

Nous  le  demandons  :  de  ces  deux  manières  de  noter  &  de  chanter  le  mot  Stella^  quelle 
est  la  plus  conforme  à  la  nature  &  à  la  mélodie  de  l'accent  ?  Quelle  est  celle  qui  conserve 
le  mieux  l'intégrité  du  mot?  Dans  la  première,  A,  la  prononciation  &  la  perception  du  mot 
sont  complètes  dès  la  seconde  note  ;  dans  la  deuxième ,  B ,  les  sept  notes  accumulées  sur 
l'accent  tiennent  l'auditeur  en  suspens  jusqu'à  ce  que,  le  sol  de  transition  amenant  la  der- 
nière syllabe,  le  sens  puisse  enfin  se  dégager.  Il  résulte  de  là  que  l'intégrité  des  mots  est 
mieux  conservée  lorsque  la  dernière  syllabe  seule  est  dotée  de  plusieurs  notes.  Telle  est 
sans  aucun  doute  la  raison  qui  explique  l'emploi  des  juhihis  à  la  fin  des  alléluias,  des  gra- 
duels &  a  donné  naissance  aux  séquences. 

Est-ce  à  dire  que  l'emploi  des  groupes  de  notes  sur  l'accent  soit  prohibé?  Nullement. 
Lorsque  la  modulation  &  les  mélismes  doivent  pénétrer  le  texte,  toutes  les  syllabes  des 
mots  latins  sont  susceptibles  de  dilatation  musicale,  mais  la  syllabe  la  plus  propre,  après 
la  dernière,  à  recevoir  cette  extension ,  est  encore  celle  qui  porte  l'accent,  à  cause  de  son 
importance  &  de  sa  force.  11  est  néanmoins  vrai  de  dire  que  l'accent  se  rapproche  d'autant 
plus  de  la  fondion  qu'il  remplit  dans  le  discours,  qu'il  est  plus  alerte  &  plus  dégagé  de 
notes. 

La  mélodie  est  modifiée  légèrement  (colonne  4),  à  partir  de  la  ligne  O;  \t  la  du  poda- 
tus  est  supprimé,  &  les  trois  notes  qui  restent  se  réunissent  en  porredtus.  Cette  modifica- 
tion a  lieu  :  a)  lorsque  ce  groupe  est  suivi  immédiatement  de  l'un  des  podatus  d'accent, 
colonne  5  (lignes  O,  P,  Q,  R)  ;  b)  ou  bien  lorsque,  par  suite  de  l'absence  complète  de 
texte  pour  la  teneur,  on  passe  sans  intermédiaire  du  porreftus,  colonne  4,  au  groupe,  co- 
lonne 6  (lignes  S,  T,  V,  X).  Dans  ces  deux  cas,  la  transition  d'une  syllabe  à  une  autre  se 
fait  à  l'unisson;  ce  procédé  était  fort  apprécié  dans  les  mélodies  grégoriennes. 

Toutefois,  dans  le  premier  cas,  cette  modification  était  ad  libitum,  &  on  pouvait  con- 
server les  quatre  notes  de  la  colonne  4;  nous  en  avons  des  exemples  aux  lignes  D,  E.  Une 
note  de  plus  ou  de  moins  dans  la  récitation  passe  inaperçue  ;  dans  la  subdivision  récitative 
de  la  phrase  les  mélodies  grégoriennes  sont  aussi  faciles  aux  sollicitations  du  texte  qu'elles 
sont  intransigeantes  lorsqu'il  s'agit  de  maintenir  contre  lui  un  rythme  déterminé.  Dans  ce 
dernier  cas,  la  musique  ne  fait,  après  tout,  que  sauvegarder  contre  un  texte  mobile  et  irrégu- 
lier une  création  mélodique  et  rythmique,  dont  l'élément  générateur  a  été  l'accentuation  d'un 
type  syllabique  choisi  d'abord  comme  modèle. 


L  ACCENT    TONIQUE    ET    LA    PSALMODIE 


51 


L'ACCENT  TONIQUE  ET  LA  PSALMODIE  DU  RÉPONS-GRADUEL  JUSTUS 

Les  huit  distinftions  musicales  du  Justtts  forment  les  tableaux  suivants.  Les  différents 
textes  adaptés  à  ces  huit  types  grégoriens  sont  disposés  en  tableau  selon  notre  procédé 
habituel.  (Cf.  ci-dessous,  p.  33  :  disposition  des  tableaux,  manière  de  s'en  servir.) 

TABLEAU  VI 

RÉPONS- GRADUEL  JUSTUS.  Première  Distinction. 

VERSION  DES  MANUSCRITS 


Initium 


A 
B 
C 
D 

E 
F 


G 
H 
I 


L 
M 
N 
O 


Jû- 

D6- 
Ré- 
Hô- 
Tôl- 
An- 


Ni- 
D6- 
Ex- 


Tenor 


stus     ut  palma     flo- 

mi-  ne    De-    us    vir- 
qui-     em    .     .     .    £e- 

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Ab    oc-cùl- 
.     Di-spér- 
.     .  In    6- 
.  A   sùm- 


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mi-    ne 


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PALEOGRAPHIE    MUSICALE 


TABLEAU  VI.  Suite. 


VERSION  DES  MANUSCRITS 


[^9] 

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43* 

[75] 

55 

233 

228 

10 

9 
83 

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1 

A 

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B 

1 

C 

D 

E 
F 
G 
H 

I 

K 
L 

Initium 

Tenor 

Clausule 

1 

2 

3 

4 

5 

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VERSIC 

N  DE  RATISBONNE 

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Page 

Jù- 

stus     ut    palma     flo- 

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le     (Ce  R.-G.  est  noté 

<iaws  un  mode  différent.) 

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» 

Ab   oc-cùl- 

tis 

mé- 

is 

L  ACCENT    TONIQUE    ET    LA    PSALMODIE 


33 


VERSION 
DES  MANUSCRITS 


Initium 

Ténor 

Clausule 

1 

2 

3 

4 

5 

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VERSION  DE  RATISBONNE.  Suite. 


Page      340 


»         280 


»  9 


»         307 


M 


N 


S ^i1 


Di-spér- 


In     6m- 


A    sûm- 


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Exsul-tâ- 


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bunt 


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(i)  Disposition  des  Tableaux.  —  Nos  tableaux  sont  ainsi  disposés  :  1°  Dans  une  première  ligne  horizon- 
tale se  trouvent  mentionnées  les  trois  divisions  de  la  phrase  mélodique  :  initium,  ténor,  dausula;  chacune  d'elles 
peut  comprendre  une  ou  plusieurs  colonnes.  —  2°  Immédiatement  au-dessous,  des  chiffres  sont  affeftés  à  cha- 
cune des  colonnes.  —  3°  Enfin,  au-dessus  de  la  portée  musicale,  dans  certaines  colonnes,  des  signes  d'accen- 
tuation indiquent  la  coïncidence  de  l'accent  aigu  &  de  l'élévation  musicale  ;  nous  les  appellerons  colonnes  d'ac- 
cent. —  Dans  le  cours  des  tableaux  on  remarquera  quelques  accolades  horizontales  qui  ferment  les  colonnes, 
par  exemple,  tableau  V,  col.  5 ,  ligne  R  ;  cela  arrive  toutes  les  fois  que  le  texte  fait  défaut  ;  il  n'y  a  plus  alors  à 
tenir  compte  de  cette  partie  de  la  mélodie  qui  par  le  fait  de  l'accolade  est  supprimée.  Dans  les  lignes  qui  suivent, 
la  distance  entre  les  groupes  ne  doit  pas  être  prise  en  considération.  Ainsi,  ligne  S,  tableau  V,  in  exsultatione, 
la  colonne  4,  syllabe  ta,  &  la  colonne  6,  syllabe  ti,  doivent  se  chanter  sans  interruption.  De  même  ligne  Y, 
Dominus  j'ustus  concidit,  le  porredus  de  la  colonne  4  &  le  porredus  resupinus  de  la  colonne  6  doivent  être  réunis  & 


se  chanter  sans  interruption  sur  la  syllabe  con       |^ 


&c.  Des  nécessités  typographiques  ne  nous 


con-         ci-   dit... 
ont  pas  permis  de  les  réunir.  On  retrouvera  la  même  organisation  dans  tous  les  tableaux. 

Manière  de  se  servir  des  tableaux.  —  Le  moyen  le  plus  simple  &  le  plus  rapide  pour  se  rendre  compte 
des  différences  assez  notables  qui  existent  entre  la  version  des  manuscrits  &  celle  de  Ratisbonne  est  d'étudier  ces 
tableaux  d'abord  verticalement,  c'est-à-dire  colonne  par  colonne,  en  commençant  par  la  version  des  manuscrits 
&  en  descendant  jusqu'à  la  dernière  ligne  de  la  version  typique.  Après  ce  premier  travail,  il  sera  bon  de  les  lire 
horizontalement  en  chantant  d'un  trait  la  version  des  manuscrits,  puis  successivement  les  diverses  variantes  de 
l'autre  édition.  Pour  faciliter  encore  le  travail  comparatif,  nous  avons  marqué  d'une  même  lettre  les  mêmes  textes 
dans  les  deux  versions.  Ainsi  la  lettre  A  du  tableau  V  correspond  dans  l'une  &  l'autre  version  à  la  phrase  adjutor 
et  proteBor  ;  la  lettre  O  à  la  phrase  ita  desiderat,  &  ainsi  de  suite. 

Paléographie.  III.  5 


H 


PALEOGRAPHIE    MUSICALE 


Observations  sur  le  tableau  VI.  —  Rien  de  plus  simple  que  la  strudure  de  cette  distinélion  ;  c'est  celle 
d'une  psalmodie  pure  :  initium  de  trois  notes,  ténor  unissonique  sur  le  Za,  &  cadence  mélismatique  à  un  accent. 
On  remarquera  que  cette  psalmodie  se  trouve  dans  le  corps  même  du  répons. 

Initimn.  11  y  a  trois  manières  d'atteindre  la  corde  récitative  :  a)  par  un  torculus,  lignes  A  à  1  ;  elle  s'emploie 
toutes  les  fois  que  le  premier  mot  commence  par  une  syllabe  accentuée  ;  b)  par  un  podatus  précédé  d'une  ou  deux 
notes  ;  cette  seconde  manière  est  en  usage  lorsqu'une  ou  deux  syllabes  précèdent  le  premier  accent,  lignes  Kà  O. 
Le  ton  de  ces  deux  premières  syllabes  est  grave,  ce  qui  permet  à  la  mélodie  de  suivre  la  modulation  naturelle  du 
mot  &  de  s'élever  avec  le  podatus  sur  l'accent  tonique.  C'est  afin  de  mieux  faire  ressortir  cet  accent  que  les 
compositeurs  ont  adopté  cette  deuxième  manière,  c)  L'intonation  Exsultabunt  (?)  est  la  réunion  des  deux  précé- 
dentes. Régulièrement  le  mot  Exsidtabunt  devrait  se  chanter  sur  la  même  formule  initiale  que  le  mot  Ab  occultis  ; 
cette  exception  unique  est  née  d'une  réminiscence  :  l'offertoire  Exaltabo  te  débute  ainsi  (Ferla  quarta  cinerum). 


^ 


Ex-  al-  ta-   bo     te 

De  telles  réminiscences  sont  très  fréquentes  ;  on  les  trouve  même  très  naturelles ,  si  l'on  se  souvient  qu'à 
l'époque  neumatique,  les  chants  étaient  appris  par  cœur. 

Ténor.  La  récitation  se  compose,  selon  la  longueur  du  texte,  de  une  à  cinq  notes,  &  se  poursuit  à  l'unisson 
jusqu'au  dernier  accent,  sur  lequel  se  développe  le  mélisme  de  clausule.  Quelques  manuscrits  ornent  cette  corde 
récitative  en  plaçant  sur  l'accent  tonique  ^j/  àt  palma  un  épiphonus  ou  même  un  podatus.  Nous  avons  vu  plus 
haut  que  ce  procédé  était  abandonné  à  la  liberté  &  au  goût  des  chantres.  (Cf.  aussi  Paléographie  musicale,  t.  II, 
page  82  &  suiv.) 

Clausula.  Colonne  3.  Mélisme  d'accent.  Avec  la  première  note  de  ce  mélisme,  la  mélodie  atteint  direftement 
son  point  culminant  &  descend  ensuite  pour  se  reposer  sur  la  dernière  note  colonne  5. 

Colonne  4.  Dans  le  cas  d'une  pénultième  brève,  la  mélodie  pour  lui  faire  place  se  prête  à  une  transaélion  :  le 
mélisme  lui  donne  sa  dernière  note  si,  à  laquelle  on  ajoute  une  note  de  liaison  la,  d'où  une  clivis  sur  laquelle 
glisse  la  pénultième  faible  ;  le  passage  d'une  syllabe  à  l'autre  se  fait  à  l'unisson,  &  la  chute  de  la  phrase  ainsi  pré- 
parée est  plus  coulante  &  plus  douce.  Cette  clivis  dans  les  manuscrits  romaniens  est  ordinairement  surmontée 
d'un  c  qui  veut  dire  ceUriter,  cito  ;  le  caraftère  de  ce  groupe  est  ainsi  fort  bien  indiqué. 

TABLEAU  VII 

RÉPONS-GRADUEL  JUSTUS.  Deuxième  Distinction. 

VERSION  DES  MANUSCRITS 


Initium 


Rép.-&rad. 


Hodie  sciétis 
Ab  occultis 
In  sole 

Excita  Domine 
A  summo  cœlo 
Dne  refugium 


qui-  a 

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po- 


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Style  libre  orné 


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Clausule  et  Jubilus  final 


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um 

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jus 

bis 


L  ACCENT    TONIQUE    ET    LA    PSALMODIE 


35 


Initium 


VERSION  _ 

DES  MANUSCRITS 

Suite.  j- 


G   Tollite  portas 


H  Nimis  honorati 
I    Requiem 


K  Justus  ut  palma      sicut 
L    Angelis  suis  man- 

M  Domine  Deus  con- 


Rép.-Grad.    Pages 
A  Hodie  scietis  15 


B   Ab  occultis    83 
C    In  sole  9 

Ce  R.-G.  est  écrit  dans 
un  mode  différent. 

D   Excita  Dfie     10 


E  A  summo  9 
F  Dfie  refug.  228 
G  Tollite         [75] 


pnn- 


mi- 
dô- 


cé- 

dâ- 


Style  libre  orné 


It 


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na         e-       is 


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VERSION  DE  RATISBONNE 


Clausule  et  Jubilus  final 


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H  Nimis 


^33 


I     Requiem       43* 


K  Justus         [29]      sicut 


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ba-  .     . 

ni 

,6 


PALEOGRAPHIE    MUSICALE 


TABLEAU  VII 

Suite. 

VERSION 

DE  RATISBONNE 


L  Angelis 


M  Dne  Deus 


Initium 

Style  libre  orné 

Jubilus  final 

1 

2 

3 

4 

5 

6 

1 

8 

E 

/ 

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P         m 

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lo      con- 

vér-    . 

te. 

nos 

Observations  sur  le  Tableau  VII.  —  Cette  distinftion  relève  du  style  libre  orné  ;  remarquons  seulement 
qu'elle  repose  sur  les  colonnes  d'accent  2  &  6. 

TABLEAU  VIII 
RÉPONS-GRADUEL  JUSTUS.  Troisième  Distinction. 

VERSION  DES  MANUSCRITS 


Rép.-Grad. 


A  Justus  ut  palma 

B  Ne  avertas 

C   Tecum  principium 

D   Requiem 

E    Nimis  honorati 

F   Domine  refugium 

G   Angelis 

H  Ab  occultis 

I     Tollite  portas 

K  Exsultabunt 

L   Excita 


M  Haïc  dies 


Rép.-Grad.         Pages 
A  Justus  ut  palma      [29] 


Initiam 

Ténor 

Jubilus  d'accent  et  de  finale 

1 

2 

3 

4 

5 

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Mi~ 

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tri- 

bu- 

lor 

an- 

te  lu- .     .     .     . 

CI- 

fe- 

rum 

& 

lux  per-  .     .     . 

pe- 

tu- 

a 

ni- 

mis  confor-  .     . 

tâ- 

tus 

est 

a 

generati-  .     .     . 

6- 

ne 

ut 

custodi-  .     .     . 

ant 

te 

& 

ab  ali-      .     .     . 

e- 

nis 

& 

intro- .     .     .     . 

i- 

bit 

1«- 

ta- 

bùn-  • 

tur 

& 

vé-  . 

ni 
mus 

f               ■ 

■       a 

Ex-  sul- 

1 
té- 

VERSION  DE  RATISBONNE 


mul- 


tî 


B   Ne  avertas 


127       quo- 


tipli- 


^r*^ 


^^ 


^ 


^^ 


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tri- 


bi- 


bu- 


tur 


lor 


L  ACCENT    TONIQUE    ET    LA    PSALMODIE 


)1 


Initium 


VERSION 
DES  MANUSCRITS 


bî 


Ténor 


Jubilus  d'accent  et  de  finale 


C  Tecum  principium  17 

D  Requiem  43* 

E  Nimis  honorati  233 

F  Domine  refugium  228 

G  Angelis  55 


H  Ab  occultis 


83 


I     Tollite  portas  [75] 


K  Exsultabunt 


L  Excita 


M  Hsec  dies 


307 


156 


VERSION  DE  RATISBONNE.  Suite. 


E     ^ 

V    ♦♦    ♦  1 

■ 

F. 

an- 

te   lu-.     .     . 

ci-     ...     . 

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lux  per-    .     . 

pé-    .     .     .     . 

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Observations  sur  le  Tableau  VIII.  —  Cette  phrase  est  une  pure  psalmodie.  Colonne  1 ,  initium  réduit  à 
sa  forme  la  plus  simple;  colonne  2,  récitation  unissonique;  colonne  3,  mélisme  d'accent;  colonne  4,  note  surve- 
nante pour  le  cas  d'une  pénultième  brève;  enfin  colonne  5,  jubilus  de  finale.  A  noter,  ligne  G,  comment  le  com- 
positeur a  traité  cette  terminaison  :  custodiant  te,  qui,  pour  les  modernes,  présente  tant  de  difficultés  d'adaptation 
aux  médiantes  &  aux  finales  des  psaumes. 


58 


PALEOGRAPHIE    MUSICALE 


h 


TABLEAU  IX 

RÉPONS-GRADUEL  JUSTUS.  Quatrième  Distinction. 


VERSION  DES  MANUSCRITS 


Initium 

Ténor  orné 

Clausule  et  Jubilus  final 

1 

2 

3 

4 

5 

6 

7 

8 

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VERSION  DE  RATISBONNE 


D 


Le  R.-G.  In 

sole  est  noté 

dans  un 

autre  mode. 

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jus 

L  ACCENT    TONIQUE    ET    LA    PSALMODIE 


59 


VERSIO 

N 

DE  RAT 

ISBONNE.  Suite 

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(i)  A.  Rép.-Gr.  In  sole,  p.  9.  — B.  Nimis  honorati,  p.  233.  —  C.  Exsultabunt  sanéli,  p.  307.  —  D.  A  summo 
caslo,  p.  9.  —  E.  Angelis  suis,  p.  55.  —  F.  Excita  Domine,  p.  10.  —  G.  Ab  occultis,  p.  83.  —  H.  Ne  avertas, 
p.  127.  —  I.  Justus  ut  palma,  p.  [29].  —  K.  Domine  refugium,  p.  228.  —  L.  Domine  Deus,  p.  10.  —  M.  In 
omnem  terram,  p.  280.  —  N.  Hodie  scietis,  p.  15.  —  0.  Tecum  principium,  p.  17.  — P.  Tollite  portas,  p.  [75]- 
—  Q.  Ostende  nobis,  p.  7.  —  R.  Dispersit,  p.  340. 


40 


PALEOGRAPHIE    MUSICALE 


Observations  sur  le  Tableau  IX.  —  Colonnes  i  &  2,  inithim.  Un  accent  syllabique,  principal  ou  secon- 
daire, doit  autant  que  possible  correspondre  à  l'une  des  notes  de  la  colonne  d'accent  2.  Pour  faciliter  cette 
coïncidence,  on  rejette  à  la  colonne  i  les  syllabes  qui  précèdent  l'accent,  exemple  :  lignes  E,  F,  H,  &c.  Colonnes 
3,  4  &  5,  ténor.  La  syllabe  accentuée  tombe  régulièrement  sur  le  groupe  colonnes  4  &  5,  excepté  deux  fois, 
ligpe  E,  in  omnàvs,  &  ligne  H,  vehciTER  :  dans  ces  deux  cas,  la  disposition  des  syllabes  ne  permet  pas  cette  con- 
cordance. Colonne  6,  circuit  de  la  voix  vers  les  notes  graves  pour  préparer  l'attaque  plus  énergique  de  l'accent 
col.  7.  Enfin  colonne  8,  juhilus  final. 

Portons  maintenant  notre  attention  sur  les  lignes  I  à  O,  colonnes  2  &  5.  Dans  ces  six  lignes,  par  suite  du 
manque  de  texte,  la  récitation,  colonnes  3  &  4,  est  supprimée,  &  les  colonnes  2  &  5  se  réunissent,  par  voie  de  con- 
traftion,  pour  ne  plus  former  qu'un  seul  groupe  qui  se  chante  sur  la  même  syllabe.  Mieux  encore  :  lignes  P  &  Q, 
il  ne  reste  plus  qu'une  seule  syllabe  pour  l'initium  (col.  2),  pour  la  teneur  (col.  4),  &  la  préparation  au  dernier 
accent  (col.  6)  :  les  formules  qui  correspondent  à  ces  trois  colonnes  se  groupent  en  un  seul  neume  sur  une 
même  syllabe. 

Enfin  ligne  R,  sœciila,  au-dessous  de  la  ligne  Q,  les  colonnes  3,  4,  5  &  6,  sont  fermées.  Pour  quelle  raison? 
Le  nombre  des  syllabes  de  scecula  n'est-il  pas  le  même  que  dans  la  ligne  précédente  da  noMs'?  Il  est  vrai;  toutefois 
l'accentuation  n'est  plus  la  même,  &  la  mélodie  tient  compte  de  ce  changement.  Nécessairement  la  pénultième 
eu  correspond  ici  au  groupe  d'accent  de  la  colonne  7  ;  mais  cette  fois,  ce  groupe  perd  ce  caraftère,  par  suite  de 
son  contaft  avec  la  pénultième  brève,  &  surtout  à  cause  de  l'énergique  prononciation  de  la  syllabe  accentuée  sce 
(ii^cula),  énergie  qui  n'est  pas  encore  épuisée  au  moment  de  l'émission  de  la  pénultième.  Pour  maintenir  cette 
prépondérance  de  l'accent  &  rapprocher  les  éléments  du  mot,  le  compositeur  n'hésite  pas  à  rejeter  les  neumes 
des  colonnes  5  &  6  qui,  en  chargeant  l'accent,  auraient  diminué  son  élan  &  sa  puissance. 


t=^ 


i     >'♦♦ 


au  lieu  de 


>*Sfl  II  ^ 


8 


la 


TABLEAU  X 

RÉPONS-GRADUEL  JUSTUS.  Cinquième  Distinction. 

VERSION  DES  MANUSCRITS 


Initium 


Ténor 


Jubilus  d'accent  et  Clausule 


6 

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mé- o 

tén- de 

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F 
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ne- 


1 

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minus  Dômi- 
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mi- 
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dum 
bo 
qui 
sti 


L  ACCENT    TONIQUE    ET    LA    PSALMODIE 


41 


VERSION  DES  MANUSCRITS.  Suite. 


H 

I 

K 

L 

M 

N 

O 

P 

Q 


Initium 

Ténor 

Jubilus  d'accent  et  Clausule 

1 

2 

3 

4 

5 

6 

7 

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VERS 

ON  DE  RATISBONNE 

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nu- 

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■ 

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mâ- 

ni- 

bus 

por- 

ta- bunt 

te 

Paléographie.  III. 


42 


PALEOGRAPHIE    MUSICALE 


TABLEAU   X.    Suite. 


VERSION  DES  MANUSCRITS 


Initium 


Ténor 


Jubilus  d'accent  et  Clausule 


^^ 


^♦J*.. 


VERSION  DE  RATISBONNE.  Suite. 


■          «'è    n 

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K 

Pri- 

ùs- 

quam 

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M 

Cœ- 
Le  R. 

li 

G.   In  sole  est  noté   dans   un 

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rant 

N 

mode. 

S  ^ 

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ni(i) 

(i)  A.  Rép.-Gr.  — Ab  occultis,  p.  83.  —  B.  Tecum  principium,  p.  17.  —  C.  Excita  Domine  p.  10,  rf  Hodie 
scietis,  p.  15.  — D.  Justus  ut  palma,  p.  [29].  —  E.  Nimis  lionorati  sunt,  p.  233.  —  F.  Hœc  dies,  p.  165. 

—  G.  Ostende  nobis,  p.  7.  —  H.  Angelis  suis,  p.  35.  —  I.  Ne  avertas,  p.  127.  —  K.  Domine  refugium,  p.  228. 

—  L.  Dispersit,  p.  340.  —  M.  In  omnem  terram,  280.  —  N.  In  sole  posuit,  p.  9.  —  0.  Domine  Deus  virtutum, 
p.  10.  —  P.  Exsultabunt,  p.  307.  —  Q.  Hsèc  dies,  p.  162. 


Observations  sur  le  Tableau  X.  —  Encore  une  structure  psalmodique  très  simple  &  très  facile  à  distin- 
guer. A  noter  comment  la  teneur,  colonne  4,  diminue  à  mesure  que  le  texte  devient  plus  court.  Ligne  A  :  la 
teneur  s'étend  à  cinq  syllabes  ;  lignes  E  &  suivantes  :  elle  est  réduite  à  une  seule  ;  au-dessous  de  la  ligne  H 
(/n  manibus),  la  colonne  de  récitation  4  est  fermée,  &  la  ligne  I  (Salvum  me  fac)  passe  directement  de  l'initium  à 


L  ACCENT    TONIQUE    ET    LA    PSALMODIE 


43 


la  colonne  5.  Ligne  K  &  suivantes  :  l'initium  lui-même  est  entamé,  toujours  faute  de  texte,  &  la  colonne  3  est 
fermée  à  son  tour.  Colonne  5  :  bien  remarquer  le  podatus  qui  porte  doucement  la  mélodie  &  le  texte  vers  l'accent; 
il  correspond  toujours  à  la  syllabe  qui  précède  immédiatement  celle  qui  est  accentuée.  Colonne  6  :  le  jubilus  se 
développe  à  son  aise  sur  cette  syllabe.  La  dernière  clivis  de  cette  colonne  repose  ordinairement  sur  la  syllabe 
finale  d'un  paroxyton  ;  si  le  dernier  mot  est  proparoxyton,  Domini  (lignes  G,  G,  P,  Q.),  elle  s'appuie  sur  la  pé- 
nultième, &  alors  une  note  survenante  est  ajoutée,  colonne  7,  pour  l'ultiéme.  Dans  ces  deux  cas,  la  clivis  subit 
l'influence  des  différentes  syllabes  qui  lui  correspondent  &  change  de  caraftère  :  les  lettres  &  les  signes  romaniens 
nous  apprennent  que,  dans  le  premier  cas,  la  première  note  de  la  clivis  est  longue,  ce  retard  prépare  le  repos 
final  ;  dans  le  second  au  contraire,  les  deux  notes  de  la  clivis,  surmontées  du  c,  cito,  celeriter,  sont  coulantes  & 
fugitives  comme  la  pénultième  brève. 

TABLEAU  XI 
RÉPONS-GRADUEL  JUSTUS.  Sixième  Distinction. 

VERSION  DES  MANUSCRITS 


Initium 


h^ 


-ftK- 


Ténor 


mi-     ... 

mit  de  manu  i- 

stabit  in  loco  san- , 

tiam  tuam 

per     .       .       .       , 

quam. 

si-      ...       . 


erent  aut  formarétur  terra 

dedùcis  velut  0- 

niam  intravé- 

sericordi-  . 

immaculâ- 

de  a  dex- 

rit  se- 

ri- 


Jubilus  d'accent  et  Clausule 


^^fl^fm^S 


^t 


A 
B 
C 
D 
E 
F 
G 


H 

I 

K 

L 

M 

N 

O 

P 

Q 

R 

S 


in 
quos  red- 


aut 
po- 
& 


quis 
tén-. 
su-  . 
ùm- 
grés- 

P 


fi-    . 
qui 
quô- 
mi-  . 

tune 
se-  . 
é-  . 
glô- 

glô- 
cân- 
fé-   . 


ni- 

ao 

& 
a- 
of- 


vem 

runt 

am 

tus 

tris 

men 

a  m 

am 

cum 

vir- 


D6- 
mi- 


re- 
fén- 


Dé- 
Dé- 
nô- 
tù- 


ci 

jus 

ni 

nam 

das 

jus 


bis 

seph 

quas 

am 

ro 

is 

jus 

i 

i 

vu  m 

tem 


VERSION  DE  RATISBONNE 


n."« 

^        " 

ili"  ■■ 

■ 

■■ 

W*[ 

y 

in 

no-  . 

mi- 

ne 

D6- 

mi- 

ni 

44 


PALEOGRAPHIE    MUSICALE 


TABLEAU   XI.   Suite. 


VERSION  DES  MANUSCRITS 


Initium 


Ténor 


Jubilus  d'accent  et  Clausule 


6        7 


-^ 


^H'\r\^^^ 


m     ■     ■     ■ 


^ 


VERSION  DE  RATISBONNE.  Suite. 


^-1-^ 


S5;v 


quos  red- 


mit  de  manu    in- 


f>1    ■     ■     ij-i—JI' 


aut 


quis 


sta-    bit    in  loco   san- 


ao 


jus 


v^ 


po- 


tén- 


ti-  am  tu-  am 


L 


v^ 


per 


;^^ 


ît 


G        Le  R.-G.  In    sole   est 


quam 

noté  dans  un  autre  mode. 


of- 


fén- 


\ 


^^-^ 


V4- 


fi- 


H 


erent  aut  formarétur  terra 

■  V    1  ■    ^ 


^^^ 


qui 


dedù-cis  vel-ut   o- , 


Jô- 


t 


quo- 


ni-  am  intravé- 

t"  ■  .^  ■ 


runt 


^ 


M 


F^ 


tune 


se-    ri-  côrdi- 

■     ■    ■    i^ 


tù- 


^ 


imma-cu-lâ- 


tus 


das 


bis 


seph 


quas 


L  ACCENT    TONIQUE    ET    LA    PSALMODIE 


45 


VERSION  DES  MANUSCRITS 


Initium 


Jubilus  d'accent  et  Clausule 


VERSION  DE  RATISBONNE.  Suite. 


N 


R 


S  (I) 


n."à 

m    |Vi"S 

■     ■     a^ 

n\P 

'■■    ♦[ 

sé- 

de   a  dex- 

tris 

mé- 

is 

a   [k'S 

^     1 

_ 

.'♦iP 

1, 

é- 

rit  se-     . 

men 

é- 

jus 

m   \Vn 

■P 

Hi'np 

Il  tp 

_ 

gl6-    . 

ri- 

am 

Dé- 

i 

m  1 

■ 

■ 

y\^ 

glô-    . 

ri-    ....       . 

am 

Dé- 

i 

»  \\r\ 

■T 

niTni 

cân-    . 

ti- 

cum 

nô- 

vum 

■  IVS 

■ 

^ 

ni\ 

1 

_ 

_ 

fé-       . 

cit 

vir- 

tù-     . 

tem 

(i)  A.  Rép.-Gr.  Hœc  dies,  p.  165.  —  B.  Hsec  dies,  p.  160.  —  G.  ToUite  portas,  [75].  —  D.  Domine  Deus" 
virtutum,  p.  10.  —  E.  Nimis  honorati,  p.  233.  —  F.  Angelis  suis,  p.  55.  —  G.  In  sole,  p.  9.  —  H.  Domine 
refugium,  p.  228.  —  I.  Excita  Domine,  p.  10  et  Hodie  scietis,  p.  15.  —  K.  Ne  avertas,  p.  127.  —  L.  Justus  ut 
palma,  [29].  —  M.  Ab  occultis,  p.  83.  —  N.  Tecum  principium,  p.  17.  —  0.  Dispersit  dédit,  p.  340.  —  P.  In 
omnem  terram,  p.  280.  —  Q.  A  summo  cœlo,  p.  9.  —  R.  Exsultabunt,  p.  307.  —  S.  Hœc  dies,  p.  162. 


Observations  sur  le  Tableau  XI.  —  Strudure  psalmodique.  Col.  1,2:  deux  sortes  d'intonations  qui  ont 
absolument  les  mêmes  raisons  d'être  que  les  deux  débuts  déjà  étudiés  à  la  première  distinâion  du  Justus 
(cf.  tableau  VI).  Le  groupe  de  la  colonne  2  correspond  toujours  à  la  syllabe  aiguë  ;  lorsque  celle-ci  est  précédée 
d'une  ou  plusieurs  syllabes,  elles  sont  rejetées  à  la  colonne  i .  Ex.  :  lignes  A  à  G.  —  Colonnes  3  &  4  :  récitation 
&  podatus  de  transition  à  l'accent  comme  dans  le  tableau  précédent.  —  Colonne  5  :  mélisme  d'accent.  —  Co- 
lonne 6  :  groupe  qui  sert  seulement  dans  le  cas  d'un  mot  accentué  à  l'antépénultième.  —  Colonne  7  :  Note  des- 
tinée à  la  dernière  syllabe. 


46 


PALEOGRAPHIE    MUSICALE 


TABLEAU  XII 

RÉPONS-GRADUEL  JUSTUS.  Septième  Distinction. 

VERSION  DES  MANUSCRITS 


Répons-Graduels 


A  Dispersit  dédit 
B   In  omnem  terram 
C    A  summo  caslo 
D   Justus  ut  palma 
E    In  sole 
F   Ab  occultis 
G   Hsc  dies  (f.) 
H  Tollite  portas 
I    Hsec  dies  (y.) 
K  Hsec  dies  (f.) 
L    Ostende  nobis 
M  Domine  refugium 
N  Exsultabunt  sandi 


A  Dispersit  dédit 


D   Justus  ut  palma 
E   In  sole 


F   Ab  occultis 


G  Hase  dies  (f.) 


Pages 
340 


B   In  omnem  terram        280 


C    A  summo  caelo 


[29J 
9 


83 


160 


Initium 

Ténor 

Jiibilus  d'accent  et  Clausule 

1 

2 

3 

^ 

5 

6 

r 

f  ■■ 

a 

"^è      n       B  "Hà 

■                MM                                    M 

y  ■■ 

"♦♦  %  33'». 

1,  yMlnf' 

♦-  ♦- 

■p. 

ge- 

nerâtio 

re- 

aô-  .     .     . 

ru  m 

& 

opéra  ma- 

nuum 

e- 

JUS 

& 

opera  ma- 

nuum 

e- 

JUS 

& 

veritâ- 

tem 

tù-     . 

am 

& 

occur- 

sus  . 

e- 

JUS 

& 

e- 

mun- 

dâ-     . 

bor 

& 

de  re- 

gi-  • 

0- 

ni- 

bus 

m- 

no-     . 

cens 

ma-    . 

ni- 

bus 

déx- 

te-      . 

ra    . 

D6-    . 

mi- 

ni 

De- 

us    . 

Dô-    . 

mi- 

nus 

a- 

ver-. 

ti-      . 

sti 

,-          ..^          - 

a 

sas-    . 

cu- 

lo 

laus 

é- 

jus 

VERSION  DE  RATISBONNE 


f     m 

.■ 

*t    m 

. 

y  ■ 

■  1  ■  ■ 

éO 

■ 

p. 

ge- 

ne-  râ-  ti-  0 

re-. 

aô-  .     .     .     . 

rum 

fl    ■ 

_   _   _    j 

. 

_     ^ 

y  ■ 

■  n 

AI 

rii 

p. 

& 

6-pe-ra  mâ- 

nuum 

é-        .... 

jus 

f     u 

"è       ■ 

y  ■ 

II 

♦  .n 

♦*' 

% 

& 

6-pe-  ra  mâ- 

nuum 

é-        .... 

jus 

F  ■ 

■   ■   ■"è 

y  ■ 

_ 

■T» 

■ 

■ 

■  % 

p. 

& 

Le  R. 

ve-ri-  ta-  . 
G.   In    sole 

tem 

est  noté 

tû- 

dans  un  autre  mode. 

am 

Ë    m 

A     ■ 

1    ■ 

♦  .1 

1^' 

p. 

& 

e- 

mun- 

dâ-     .       .       .       . 

bor 

F    ■ 

n'*        ■ 

y  ■ 

♦■1 

iP' 

■ 

% 

& 

de  re-. 

gi-  ■ 

6- 

ni- 

bus 

L  ACCENT    TONIQUE    ET    LA    PSALMODIE 


47 


VERSION 
DES  MANUSCRITS 


Initium 

Ténor 

Jubilus  d'accent  et  Clausule 

1 

2 

3 

4 

5 

6 

/ 

Ë  ■■■ 

9 

1ê     ■     l'île 

y  ■■ 

♦  3»  3"^  è 

3t  3niiVér 

♦■  ♦■     ♦ 

VERSION  DE  RATISBONNE.  Suite. 


bt 


H  Tollite  portas 

I    Hœc  dies  (;?^.) 

K  Hœc  dies  (;^.) 

L  Ostende  nobis  7 

M  Domine  refugium        228 

N  Exsultabunt  sanfti      307 


[75]        in- 


tff 


162       déx- 


h^ 


165      De- 


e 


te- 


i^ 


laus 


:?ÇS 


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Dô-    . 


m 


Dô- 


K^ 


^ 


-^^ 


bus 


sti 


jus 


Observations  sur  le  Tableau  XII.  —  Structure  psalmodique  avec  mélismes  d'accent,  coL  4,  &  jubilus 
final,  col.  5,  identique  à  la  troisième  distindion  du  Justiis,  tableau  Vlll.  Se  reporter  aux  observations  faites  sur 
ce  tableau.  A  remarquer  encore  le  podatus,  col.  3,  qui  conduit  à  l'accent,  (i) 

(i)  Aux  faits  déjà  relevés,  il  est  assez  curieux  d'opposer  dès  maintenant  les  fausses  théories  de  M.  Nisard 
sur  le  rôle  de  l'accentuation  dans  le  chant  liturgique.  Les  citations  suivantes  sont  extraites  de  ses  Etudes  sur  la 
restauration  du  chant  grégorien,  Paris,  1856. 

«Qui  pourra  jamais  supposer  qu'au  moment  où  il  (saint  Grégoire  le  Grand)  détruisait,  en  faveur  des  barbares 
du  dedans  et  du  dehors,  jusqu'aux  dernières  traces  de  l'accentuation  latine,  il  ait  songé  à  donner  aux  fidèles  autre 
chose  qu'un  chant  simple  &  facile?...  (p.  5) 

«  Dans  l'œuvre  personnelle  de  saint  Grégoire,  il  n'est  point  possible  d'apercevoir  la  moindre  trace  d'accentuation 
latine.  C'est  là  un  fait  qui  est  démontré  par  tous  les  manuscrits  de  liturgie  musicale. . .  »  Ici,  pour  prouver  sa  thèse, 
l'auteur  cite  le  mot  Dominus,  dont  la  pénultième  est  chargée  de  quatre  notes,  puis  il  reprend  :  «  Cet  exemple  n'est 
pas  une  exception,  mais  bien  une  règle  générale  absolue...  »  (!?)  (p.  28) 

«  Saint  Grégoire,...  s'il  composa  lui-même  des  chants,  ce  qui  n'est  pas  douteux,  ne  fit  aucune  innovation 
&  ne  se  distingua  que  par  la  supériorité  de  son  goût.  C'est  en  vain  que  Von  chercherait  dans  son  Antiphonaire  la 
moindre  trace  d'accentuation  latine,  soit  que  l'on  considère  cette  accentuation  comme  une  élévation  de  la  voix  sur 
certaines  syllabes  aiguës,  soit  qu'on  la  regarde  comme  un  signe  de  quantité  prosodique...  (p.  38) 

«  La  théorie  des  accents  fût-elle  retrouvée  d'une  manière  complète  &  telle  qu'on  l'observait  aux  beaux  jours 


48 


PALEOGRAPHIE    MUSICALE 


TABLEAU   XIII 
RÉPONS-GRADUEL  JUSTUS.  Huitième  Distinction. 

VERSION  DES  MANUSCRITS 


A 

B 

C 

D 

E 

F 

G 

H 

I 

K 

L 

M 

N 

O 

P 

Q 

R 


S 
T 
V 
X 


Initium 

Style  libre  orné 

Clausule  et  Jubilus  final 

1 

2 

3        4 

5 

6 

7 

8 

/ 

/ 

f 

g 

m          i 

■Hé  9    m2\      m 

G 

■        ■  Vè" 

_ 

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■      ■ 

iP         ♦    ■ 

.    &  usque   in 

sae- 

Cl 

1-    lum 

, 

tu       es 

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.    an- 

nùn- 

ti 

-     at 

fir-     ma-    . 

men- 

tum 

an- 

nun- 

ti 

-     at 

fir-     ma-    . 

men- 

tum 

ad 

lâ- 

P 

-     dem 

pe-     dem  . 

tù- 

um 

mi- 

se- 

n 

-     cor- 

di-      a 

e-  . 

JUS 

n  ec- 

clé- 

SI 

-     a 

san- 

aô- 

rum 

ut 

sâl- 

ùsque 

capti- 

congre- 

&   il- 

multi- 

Bénja- 

Bénja- 

a    de- 

V 

ac 

V 

js    fâ- 

l     sùm- 

-     tâ- 

"~gâ- 
lù- 
pli- 
min 
min 
li- 

ci- 

mum 
tem 
bit 
xit 
ca- 
&  . 
&  . 

ao 

as. 

é-  . 

Jâ- 

e-  . 

nô- 

bùn- 

Ma- 

Ma- 

mâ- 

nâs-. 
nâs-. 
xi-   . 

nos 

jus 

cob 

os 

bis 

tur 

se 

se 

mo 

.      & 

non  . 
ex-   . 

est 
al- 

sub- 

tâ- 

stân- 
vit 

ti-    . 

a 
me 

^ 

i     , 

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fl 

in 

6- 

cu-     lis 

nô- 

stris 

be-    . 

ne-     di-     . 

cé- 

tur 

&      . 

mun-  do 

c6r- 

de 

pe-    . 

fl 

dum  tu-     . 

Ô-. 

rum 

i    , 

Vè  kj 

nô- 

. 

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1  ♦    |\g 

per 

. 

ctem 

de  Cicéron ,  il  n'en  résulterait ,  à  mon  avis ,  que  de  fort  médiocres  conséquences  pour  la  restauration  du  chant 
grégorien,  car,  entre  le  prince  du  latin  classique  &  le  prince  de  la  liturgie  musicale,  il  y  a  un  abîme  infranchis- 
sable. —  Il  faut  donc  se  résigner  philologiquement,  en  dépit  même  de  la  philologie.  11  faut  oublier  l'origine,  la 
nature  &  les  fonflions  de  l'accent  aigu,  de  l'accent  grave  &  de  l'accent  circonflexe,  sous  peine  de  bouleverser  de 
fond  en  comble  ce  qui  nous  reste  des  mélodies  de  saint  Grégoire...  (p.  39) 

«  Au  moyen  âge,  les  musicistes  grégoriens  faisaient  un  fréquent  appel  aux  règles  de  l'accentuation...  »  Suivent 
les  textes  prouvant  cette  assertion  (p.  50). 

«  Apparemment  c'était  pour  en  faire  quelque  usage.  Or,  on  a  vu  que  l'observation  de  ces  règles  n'avait  pas 
lieu  dans  le  chant  des  introïts,  des  graduels,  des  traits,  des  offertoires,  des  communions,  des  répons  &  des  an-. 


L  ACCENT    TONIQUE    ET    LA    PSALMODIE 


49 


VERSION  DES  MANUSCRITS 


Initium 

Style  libre  orné 

Clausule  et  Jubilus  final 

1 

2 

3 

4 

5 

6 

7 

8 

r 

r 

r 

1 

■     a 

■1è  9  iS^É     ■ 

1 

■  Vè" 

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^ 

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^_a_ 

■      ■ 

^     ♦  ■ 

VERSION  DE 

RATISBONNE. 

■     fm 

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n.  ■ 

■♦♦1 

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mén-    . 

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C 

an- 

nùn- 

ti- 

at 

fir-  ma- 

mén-    . 

tum 

. 

k         ■■ 

■'♦    j 

■♦ 

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la- 

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dem|  . 

pe-    dem 

tu- 

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E  (bis) 

mi- 

se- 

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é-  . 

jus 

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si- 

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aô-    .     . 

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tiennes.  Il  faut  donc,  de  toute  nécessité,  la  chercher  dans  les  mélodies  que  dom  Jumilhac  appelle  rythmiques  & 
métriques  ,  sous  peine  de  ne  la  trouver  nulle  part, . . .  c'est-à-dire  le  chant  des  psaumes  &  des  morceaux  de  la  même 
espèce, ...  &  encore  l'accentuation  ne  se  fait  sentir  que  pendant  la  teneur. . .  Mais  aussitôt  que  les  teneurs  unisso- 
niques  font  place  dans  la  psalmodie  à  des  groupes  de  notes  qui  revêtent  la  nature  d'un  vrai  chant  (intonation, 
médiante,  finales),  le  rythme  cesse,  l'accentuation  disparaît  &  l'égalité  des  notes  se  fait  sentir  comme  dans  le  sys- 
tème grégorien...  »  (p.  51  ) 

Dans  le  Diéîionnaire  de  Plain-Chant  de  d'Ortigue,  au  mot  Amhrosien,  col.  1 1 7,  M.  Nisard  dit  :  «  Deux  différences 
radicales  existaient  entre  le  chant  de  saint  Ambroise  &  celui  de  saint  Grégoire.  Dans  l'un  (le  grégorien),  abandon 
complet  des  règles  de  l'accentuation  latine  &  adoption  du  genre  diatonique.  Dans  l'autre,  genre  chromatique  (!), 
rythme,  accentuation.  Dans  l'un,  musique  grave,  sévère,  adaptée  aux  durs  gosiers  des  barbares  du  Nord  (!),  qui 
se  convertissaient  en  foule  au  catholicisme.  Dans  l'autre,  un  art  plus  grec,  plus  souple,  plus  élégant,  quelque 
chose  de  moins  austère  &  de  moins  âpre.  » 

Paléographie.  111.  7 


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PALEOGRAPHIE    MUSICALE 


TABLEAU   XIII.    Suite. 


VERSION  DES  MANUSCRITS 


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L  ACCENT    TONIQUE    ET    LA    PSALMODIE 


VERSION  DES  MANUSCRITS 


Initium 

Style  libre  orné 

Clausule  et  Jubllus  final 

1 

2 

3 

4 

5 

6 

7 

8 

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VERSION 

DE  RATISBONNE.  Suite. 

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(i)  A.  Rép.-Gr.  Domine  refugium,  p.  228.  —  B.  In  omnem  terram,  p.  280.  —  C.  A  summo  cœlo,  p.  9.  — 
D.  Angelis,  p.  55.  —  E.  Hœc  dies  {f.),  p.  156.  —  E  (his).  Hœc  dies  {f.),  p.  159.  —  F.  Exsultabunt,  p.  307.  — 
G.  Domine  Deus,  p.  10.  —  H.  In  sole.  —  1.  Ostende  nobis,  p.  7.  — K.  Hœc  dies  (t.)'  P-  i^o.  — L.  Hœc  dies  ()^.), 
p.  165.  —  M.  Nimis  honorati,  p.  233.  —  N.  Excita  Domine,  p.  10.  —  0.  Hodie  scietis,  p.  16.  —  P.  Ab  occul- 
tis,  p.  83.  —  Q.  Ne  avertas,  p.  127.  —  R.  Hœc  dies  {f.),  p.  162.  —  S.  Hœc  dies  {f.),  p.  164.  —  T.  Dispersit, 
p.  340.  —  V.  Tollite  portas,  p.  [75].  —  X.  Tecum  principium,  p.  17.  —  Y.  Justus  ut  palma,  p.  [29]. 

Observations  sur  le  Tableau  XIII.  —  Cette  huitième  distinétion  musicale  du  Justus  est  identique  à  la  qua- 
trième du  même  répons-graduel,  tableau  IX,  sauf  le  jubilus  final.  Nous  renvoyons  donc  aux  notes  de  ce  tableau. 

Observations  sur  le  Tableau  XIV.  —  Pour  mieux  faire  ressortir  l'uniformité  de  construction  de  ces  huit 
distinftions  musicales  nous  les  réunissons  à  la  page  suivante  en  un  seul  tableau.  Chaque  distinftion  est  figurée 
dans  son  développement  le  plus  complet. 

Initium.  Col.  i .  Notes  destinées  aux  syllabes  qui  précèdent  l'accent  tonique.  —  Col.  2.  Colonne  d'accent  pour 
toutes  les  distindions,  sauf  la  troisième  &  la  cinquième. 

Ténor.  Col.  3.  Récitation  unissonique  aux  distincftions  i,  3,  5,  6  &  7.  Pour  les  distinétions  4  &  8,  la  récita- 
tion d'abord  unissonique  est  ensuite  ornée  d'un  groupe  neumatique  qui  coïncide  souvent  avec  la  syllabe 
aiguë.  Enfin  2«  distindion,  la  teneur  est  remplacée  par  un  motif  mélodique  relevant  du  style  libre  ou  antipho- 
nique. —  Col.  4.  Podatus  conduisant  à  l'accent  ;  c'est  un  développement  de  l'accent  moyen  (cf.  ci-dessus  p.  16). 

Clausule.  Col.  5.  Colonne  &  mélisme  d'accent.  —  Col.  6.  Groupes  survenants  réservés  aux  pénultièmes 
brèves.  — Col.  7.  Colonne  de  la  dernière  syllabe  avec  ou  sans  jubilus. 


Il  y  aurait  à  faire  tout  un  petit  traité  de  composition  grégorienne  sur  ces  exemples.  Nous  sommes  forcés  de 
signaler  seulement  les  choses  les  plus  notables,  laissant  à  l'intelligence  &  à  la  perspicacité  du  ledteur  le  plaisir 
d'étudier  &  de  découvrir  l'art  admirable  des  mélodistes  anciens. 


52 


PALEOGRAPHIE    MUSICALE 


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L  ACCENT    TONIQUE    ET    LA    PSALMODIE  ^J 

L'ACCENT  TONIQUE  ET  UN  VERSET  ALLÉLUIATIQUE  DU  DEUXIÈME  MODE 

L'analyse  à  laquelle  nous  avons  soumis  les  distinctions  du  répons-graduel  Justus  nous 
a  permis  d'apprécier  sainement  sa  composition  &  de  déterminer  avec  précision  le  rôle  de 
chacun  des  membres  &  des  groupes  mélodiques  qui  les  constituent.  Nous  allons  étudier  un 
verset  alléluiatique  au  moyen  des  mêmes  procédés.  Plusieurs  des  types  les  plus  anciens  de 
ces  versets  appartiennent  à  la  struÊture  psalmodique  neumée  ;  seulement,  il  faut  bien  le  dire, 
cette  struÊture  est  quelquefois  peu  apparente  &  plusieurs  causes  peuvent  égarer  le  musicien 
sur  la  nature  de  ces  pièces. 

D'abord,  le  développement  mélismatique  de  chacune  des  trois  divisions  musicales  qui 
forment  la  période  psalmodique.  Dans  les  huit  phrases  du  Justus,  les  clausules  seules  sont 
affectées  de  cette  dilatation  musicale  ;  les  intonations  &  surtout  les  teneurs  sont  demeurées 
simples  ou  peu  ornées.  Cette  simplicité  fait  souvent  place,  dans  d'autres  pièces,  graduels, 
alléluias,  répons,  à  des  accroissements  neumatiques  qui  peuvent,  à  première  vue,  faire  illu- 
sion sur  la  composition  de  ces  chants  &  en  voiler  l'ossature  psalmodique. 

En  second  lieu,  &  c'est  peut-être  la  source  de  méprises  la  plus  à  redouter  :  les  suppres- 
sions totales  ou  partielles  de  l'un  ou  de  plusieurs  des  trois  membres  psalmodiques  (initium, 
ténor,  clausule),  les  contrarions,  divisions,  additions  mélodiques  occasionnées  par  l'irrégu- 
larité du  texte,  introduisent  des  modifications  qui  rendent  souvent  méconnaissables  la  struc- 
ture fondamentale  des  phrases  grégoriennes. 

Un  exemple  entre  mille  :  Où  trouver  ^ans  la  distinftion  suivante  la  matière  d'une  struc- 
ture psalmodique  ? 


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In-     ve-        ni  Da-  vid. 

Tout  indique  une  phrase  musicale  de  style  antiphonique  orné  &  neumé.  Et  de  fait  sous 
cette  forme  rien  n'empêche  de  la  considérer  comme  appartenant  à  cette  classe.  Cependant 
si  l'on  veut  l'analyser  &  en  pénétrer  plus  à  fond  la  nature,  il  faut  se  rappeler  que  cette  phrase 
se  présente  ici  sous  une  forme  contrafte  :  la  voici  en  effet  dans  sa  plénitude. 

Initium  Ténor  Clausule  à  un  accent 

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54 


PALEOGRAPHIE    MUSICALE 


La  suppression  de  la  teneur  a  opéré  dans  le  premier  exemple  (Inveni)  un  resserrement, 
une  union  étroite  entre  l'initium  &  la  clausule.  Or,  pour  peu  que  ces  deux  membres  soient 
ornés  ou  neumés  comme  ici,  il  résulte  de  la  contraftion  un  changement  d'aspeft  dans  la 
mélodie,  une  confusion  qui  en  voile  les  éléments  constitutifs  &  empêche  d'en  apprécier 
exactement  la  nature.  Il  suffit  pour  tout  éclairer,  de  restituer  par  la  pensée  la  phrase  dans 
son  plein  développement  &  de  reconnaître  l'endroit  précis  de  la  soudure  entre  l'initium  & 
la  cadence.  Cette  opération  est  facile  lorsque  le  même  type  mélodique  se  répète  sur  des 
textes  de  différentes  longueurs,  car  les  manuscrits  nous  donnent  la  même  mélodie  soit  dans 
son  état  complet,  soit  dans  son  état  contracté  ;  elle  est  plus  délicate  lorsque  nous  ne  possé- 
dons une  cantilène  que  sous  cette  dernière  forme. 


TABLEAU  XV 

TYPE    d'un    alléluia    DU    11^    MODE 

CHANT    DE    l'aLLELUIA. 


VERSION  DES  MANUSCRITS 


VERSION  DE  RATISBONNE 


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A        Alle-Iii-  la. 


B        Alle-lù-  la. 


C        Alle-lù- ia. 


D        Alle-lù- ia. 


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F        Alle-lù- ia. 


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Al-le-lù-  ia. 


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Al-  le-  lu-    ia. 


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Al-Ie-  lu-     ia. 


f.  Dies.       p.  22 


f.  Tu  es.      p.  2z| 


f.  Hic  est.  p.  25 


f.  Video,     p.  24 


f.  Vidimus.  p.  32 


f.  Inveni.    p.  30 


G        Alle-lù- ia. 


L'Allelùia  San£ti  tui  est  du  8=  mode  dans 
l'édition  typique. 


p.  251 


L  ACCENT    TONIQUE    ET    LA    PSALMODIE 


Î5 


VERSION  DES  MANUSCRITS.  PREMIERE  DISTINCTION. 


A 
B 
C 
D 
E 
F 


G 


Initium 

Ténor 

Clausule 

1 

2 

3 

4 

5 

6 

7 

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.  &  super  hanc 
.  discipulus 
caelos    a- 
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nô-  . 
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il-   . 
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TROISIEME  DISTINCTION 


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qui- 


&  sci- 
&  vé- 
a  hô- 
6- 
a  déx- 
o-  pé- 


mus   . 

ni- 

mus   . 

di- 

e 

le- 

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tris    . 

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quia 

vé-      .       .       .       . 

rum 

cum  mu- 

ne-      ...       . 

n- 

descéndit  lux 

ma-     .... 

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mé-    .... 

VI  r- 

tù-      .       .       .       . 
cse-     .... 

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bus 
gna 

0 

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los 


VERSIO 

N  DE  RA 

TISBONNE.  PREMIÈRE  DISTIl 

VCTION. 

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PALEOGRAPHIE    MUSICALE 


TABLEAU  XV.   Suite. 


VERSION  DES  MANUSCRITS 


Initium 

Ténor 

Clausule 

1 

2 

3 

4 

5 

6 

7 

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VERSION  DE  RATISBONNE.  TROISIEME  DISTINCTION. 


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(i)  A.  AU.  Dies  sandificatus,  p.  22.  —  B.  AU.  Tu  es  Petrus,  p.  248.  —  C.  AU.  Hic  est  discipulus,  p.  25.  —  D.  Ail. 
Video  caelos,  p.  24.  —  E.  AU.  Vidimus  stellam,  p.  32.  —  F.  AU.  Inveni  David,  p.  30.  —  G.  AU.  Sanftl  tui,  p.  251. 
Cet  Alléluia  est  noté  dans  un  autre  mode.  —  H.  AU.  Hic  est  discipulus,  p.  25.  —  I.  AU.  Vidimus  stellam,  p.  32.  —  K. 
AU.  Dies  sanftificatus,  p.  22.  —  L.  AU.  Inveni  David,  p.  30.  —  M.  AU.  "Video  caelos,  p.  24.  —  N.  TraBus.  Domine  au- 
divi,  p.  137. 

Observations  sur  le  tableau  XV.  —  Chant  de  l'alléluia.  Version  des  manuscrits.  —  Lorsque  plu- 
sieurs versets  alléluiatiques  devaient  se  chanter  sur  le  même  type  mélodique,  le  mot  alléluia  qui  sert  d'introduc- 
tion &  de  terminaison  au  verset,  se  modulait  également  sur  un  même  motif.  C'était  un  moyen  simple  &  pratique 
d'alléger  la  mémoire  des  chantres,  de  faciliter  le  chant,  &  de  rendre  populaire  ces  airs  gracieux  que  tout  le  monde 
pouvait  aisément  apprendre  &  répéter  avec  jubilation.  Aussi  nous  n'avons  eu  à  écrire  qu'une  seule  fois  la  nota- 
tion de  Valleluia,  imitant  en  cela  les  copistes  anciens  qui  se  contentaient  souvent  d'indiquer  par  quelques  neumes 
le  commencement  de  ces  mélismes.  —  Remarquer  la  marche  vive  &  ascendante  de  la  mélodie  sur  les  premières 
syllabes  aile  ;  elle  coïncide  avec  l'élan  naturel  du  mot  vers  l'accent.  L'élégance  &  la  légèreté  de  ce  début  vien- 
nent de  ce  que  les  deux  premières  syllabes  n'ont  qu'une  seule  note,  ce  qui  favorise  l'émission  de  la  syllabe 
aiguë  &  du  groupe  qui  lui  correspond.  On  devra  comparer  cette  intonation  vive  &  naturelle  avec  les  lourdes  & 
maladroites  variantes  des  éditions  modernes. 


L  ACCENT    TONIQUE    ET    LA    PSALMODIE 


SI 


Première  et  troisième  distinction.  —  Une  même  mélodie  aux  allures  récitatives  sert  pour  ces  deux  dis- 
tinâions.  L'unique  différence  à  signaler  porte  sur  l'initium,  plus  simple  dans  la  troisième  distinftion,  plus  orné 
dans  la  première.  La  clausule  est  appuyée  sur  un  seul  accent,  colonne  5 .  Laissons  aux  ledeurs  le  plaisir  d'étudier 
comment  la  cantilène  met  en  relief  autant  qu'elle  le  peut  les  accents  du  texte. 


TABLEAU    XVI 

MÊME  TYPE  DE  VERSET  ALLÉLUIATIQUE.  Deuxième  Distinction. 

VERSION  DES  MANUSCRITS 


luitium 

Ténor 

Clausule 

1 

2 

3 

4 

5 

6 

7 

8 

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di-fi-         .       . 

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Initium 

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Ténor 

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Clausule 

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Paléographie.  III. 


VERSION  DE  RATISBONNE 


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S8 


PALEOGRAPHIE    MUSICALE 


TABLEAU  XVI  (Suite) 


VERSION  DES  MANUSCRITS 


Initium 

Ténor 

Clausule 

1 

2 

3 

4 

5 

6 

7 

8 

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VERSION  DE  RATISBONNE  (Suite) 


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Initium 

Ténor 

Clausule 

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ni-  te  gentes  &   ado-râ- 

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Dô-mi- 

num 

G    Cet  Alléluia  est  noté  dans  le  8^  mode,  (i) 


(i)  A.  AU.  Video  cselos,  p.  24.  —  B.  AU.  Vidimus  stellam,  p.  32.  —  C.  AU.  Tu  es  Petrus,  p.  248.  — D.  AU.  In- 
veni  David,  p.  30.  —  'E.AU.  Hic  est  discipulus,  p.  25.  — F.  AU.  Dies  sancSificatus,  p.  22.  —  Q.All.  Sanditui,  p.  251. 


Observations  sur  le  Tableau  XVI.  —  La  strufture  psalmodique  de  cette  distinction  est  facile  à  constater. 
La  clausule  typique,  à  un  accent,  comprend  régulièrement  les  colonnes  4  &  6.  Chose  assez  rare,  elle  se  laisse 
modifier  par  le  texte  en  plusieurs  manières  ;  en  général  la  cadence  ornée  est  plus  réfradaire  à  ces  sortes  de  chan- 
gements. Il  faut  les  relever  l'un  après  l'autre. 

Ligne  D.  Suppression  de  l'initium  &  de  la  teneur  ;  puis,  colonnes  7  &  8,  adjonftion,  à  la  clausule  ordinaire, 
du  mot  mewn  &  des  notes  qui  lui  correspondent. 

Ligne  E.  Nous  voyons  reparaître  l'initium  &  la  teneur  ;  puis,  colonne  5,  insertion  de  une  ou  deux  notes  de 
teneur  selon  les  différentes  versions  des  manuscrits,  entre  les  colonnes  4  &  6  pour  les  syllabes  (per)hibet.  Les 
versions  données  ligne  E  se  trouvent  toutes  les  deux  dans  de  très  anciens  codex. 

Ligne  F.  Ici  la  modification  est  plus  grave  :  sans  parler  de  la  disparition  de  l'initium  &  de  la  teneur,  une 
récitation  assez  longue  est  insérée  entre  les  colonnes  4  &  6  de  la  cadence  primitive,  en  sorte  que  le  motif  musi- 
cal, colonne  4,  qui  servait  de  mélisme  d'accent  à  la  clausule,  devient  comme  l'initium  d'une  nouvelle  phrase 
psalmodique  dont  la  clausule  se  fait  sur  le  mot  Dominum,  colonnes  7  &  8.  Dans  ces  exemples  la  liberté  &  la 
malléabilité  du  style  antiphonique  s'allient  avec  bonheur  à  l'allure  plus  calme  &  plus  régulière  du  style  psal- 
modique. Rien  n'est  plus  curieux  que  ces  modifications  faites  sous  l'empire  du  texte,  &  en  même  temps  rien 
ne  démontre  plus  clairement  la  puissance  qu'exercent  les  paroles  sur  la  formation  de  la  mélodie. 


L  ACCENT    TONIQUE    ET    LA    PSALMODIE 


59 


TABLEAU  XVII 

MÊME  TYPE  DE  VERSET  ALLÉLUIATIQUE.  Quatrième  Distinction. 

VERSION  DES  MANUSCRITS 


A  AU.  Vidimus  stellam. 

B  AU.  Hic  est  discipulus. 

C  AU.  Tu  es  Petrus. 

D  AU.  Sanfti  tui. 

E  AU.  Inveni  David. 

F  AU.  Dies  sanftificatus. 

G  AU.  Video  cœlos. 


A  AU.  Vidimus  stellam.        33 


B    AU.  Hic  est  discipulus.      25 


C    AU.  Tu  es  Petrus.  248 

D    AU.  Sanfti  tui.  251 


E    AU.  Inveni  David.  30 


F    AU.  Dies  sanftificatus.        22 


G   AU.  Video  caelos.  24 


Initium 

Tenor 

Clausule 

1 

2 

3 

4 

5 

6 

7 

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VERSION  DE  RATISBONNE 


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Observations  sûr  le  Tableau  XVII.  —  Il  faut  comparer  la  struiflure  psalmodique  de  cette  phrase  avec  celle 
des  distinftions  troisième  &  surtout  septième  du  rép.-grad.  Justus.  (Cf.  ci-dessus  p.  52.)  De  part  &  d'autre  même 
initium  (col.  2),  même  récitation  unissonique  (col.  3),  même  podatus  de  conduite  vers  l'accent  (col.  4),  même 
clausule  calquée  sur  un  mot  paroxyton  {éjus)  (col.  5  &  7),  &  enfin  même  manière  de  glisser  (col.  6),  entre  les  deux 
mélismes  d'accent  &  de  finale,  une  note  pour  la  pénultième  brève  des  mots  proparoxytons  {Dôminum).  _ 


6o 


PALÉOGRAPHIE    MUSICALE 


VII 


L'ACCENT  TONIQUE  ET  LA  PSALMODIE  DES  VERSETS 
DANS  LES  RÉPONS  DE  L'OFFICE 

Première  partie  du  Verset,  Médiante. 

On  sait  que  les  répons  de  l'office  se  composent  de  deux  parties  :  le  corps  du  répons 
&  le  verset.  Le  corps  du  répons  appartient  le  plus  souvent  au  style  libre,  nous  n'avons  pas 
à  en  parler  ici.  Quant  aux  versets,  ils  sont  cliantés  ordinairement  sur  une  psalmodie  ornée 
qui  varie  pour  chaque  mode,  &  où  l'on  distingue,  comme  dans  la  psalmodie  simple,  ini- 
tium,  teneur,  cadence  médiale,  &  clausule  finale.  Pour  le  moment  nous  ne  devons  nous 
occuper  que  des  médiantes,  car  les  finales  relèvent  du  cursus.  Nous  laissons  également  de 
côté  les  formules  irrégulières,  dont  le  nombre  est  d'ailleurs  relativement  assez  restreint. 

TABLEAU  XVIII 
SYNOPSIS  DE  LA  PSALMODIE  DES  VERSETS  DE  RÉPONS  DANS  LES  8  MODES 

Observations  sur  le  Tableau  XVllI.  — Les  trois  divisions  de  ces  huit  psalmodies,  ini- 
tium,  teneur,  médiante,  ont  pour  base  les  accents  toniques  figurés  ici  par  les  accents  graphi- 
ques placés  au-dessus  de  la  portée. 

Initium.  —  11  est  représenté  sous  sa  forme  la  plus  étendue  &  embrasse  les  trois  colon- 
nes 1 1,  10,  &  9.  Le  groupe  ou  la  note  de  la  colonne  centrale  10  coïncide  presque  toujours 
avec  l'accent  ;  la  colonne  1 1 ,  avec  les  syllabes  qui  le  précèdent,  &  la  colonne  9,  avec  la 
syllabe  de  déposition.  Les  notes  blanches  de  la  colonne  10  ne  font  pas  partie  intégrante  de 
ces  incises  musicales  ;  elles  ne  servent  que  dans  le  cas  d'une  pénultième  brève,  ou  dans 
des  cas  analogues. 

La  place  variée  des  accents  toniques  &  la  survenance  des  pénultièmes  brèves  apportent 
aux  intonations  des  3^,  8^  &  4*=  modes  des  modifications  bien  propres  à  faire  ressortir  l'in- 
fluence de  l'accent  sur  la  musique. 

/ 

2 — ■ — ■— »- 


Initium 

du 
8«  Mode 


Insurre- 


H6-di- 


* 


^ 


runt 


De  ces  deux  intonations  du  8«  mode,  la  première  (A)  est  la  normale  :  car  la  clivis  de  la 


L  ACCENT    TONIQUE    ET    LA    PSALMODIE 


6î 


TABLEAU   XVIII 
SYNOPSIS  DE  LA  PSALMODIE  DES  VERSETS  DE  RÉPONS  DANS  LES  8  MODES 

Première  Partie 


Initium 


11 


Modes 


7     P^^ 


6     HilT 


h" 


2   fc: 


Congrega- 


10 


U 


ve- 
D6-  mi- 


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^^ 


fii^ 


-P'-Hfr 


:^^ 


-A- 


runt 
ne 


Teneur 


S-fii 


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-■-§■■■■ 


Médiante  pentésyllsibique 
à  un  accent 


V 


-Rr 


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:ît= 


Vr 


Indivisibles 


3 


i^Hv^i 


^ 


-V. 


tl- 
Fi-  li- 


colonne  du  milieu  correspond  à  l'accent.  Dans  le  cas  d'un  mot  proparoxyton  Hodie  (  B  ), 
l'accent  est  reporté  en  arrière  sur  une  note  survenante  d'accent.  Ce  procédé  est  également 
employé  dans  l'initium  du  4^  mode  (cf.  p.  62),  &  dans  la  médiante  des  versets  de  tous  les 
modes,  col.  2.  du  tableau  ci-dessus. 


62 


PALÉOGRAPHIE    MUSICALE 


I        Ab  Ori- 
Initium  |     g 

du     Jbï^z!i: 

¥  Mode 

Be-ne- 


^-T 


G16-ri- 

didla 

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Stél- 


nra^\v 


Et  con- 


Initium 


,  ■  initium        I 

^■^^Kv      du    h^- 

a  3e  Mode 


tu 


>-''^'.>. 


e 


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tN 


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-Am- 


An- 


:35: 


^ 


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ge-     lus 


Les  mots  proparoxytons  sont  traités  tout  autrement  dans  l'initium  du  troisième  mode  : 
ligne  C,  Angélus^  le  torculus  médial  conserve  l'accent  An^  &  les  deux  syllabes  gelus  se 
partagent  le  groupe  final. 

L'accent  est  donc  bien  réellement  le  centre,  le  pivot  autour  duquel  se  meut  la  mélodie 
de  cet  initium.  On  remarquera  enfin  comment  l'ornementation  mélismatique  varie  selon 
les  modes. 

Teneur.  —  Les  accents  du  texte  sont  mis  en  relief  très  régulièrement  dans  le  chant 
par  une  série  de  podatus,  col.  8,  7  &  6. 

Médiantes.  —  Le  fait  capital  à  relever  au  sujet  de  cts  huit  médiantes,  c'est  qu'elles 
présentent  toutes  une  contexture  uniforme.  Elles  appartiennent  au  genre  de  cadences  penté- 
syllabiques  à  un  accent  dont  nous  avons  eu  l'occasion  de  parler  ci-dessus.  (Cf.  p.'  22  & 
suiv.)  Une  brève  analyse  va  donc  suffire. 

Col.  5.  Tous  les  groupes  sont  descendants.  —  Col.  4.  Ici  au  contraire  ils  sont  tous 
ascendants.  —  Col.  3.  Le  groupe  (ou  la  note)  de  cette  colonne  doit  toujours  précéder  l'ac- 
cent ;  aussi  monte-t-il  ou  descend-il  selon  la  place  de  celui-ci  sur  l'échelle  musicale.  Les 
ondulations  vocales  de  ces  trois  syllabes  sont  une  préparation  à  l'accent.  (Cf.  p.  23.) 
—  Col.  2.  Colonne  d'accent  qui  contient  le  groupe  central  &  le  plus  important.  —  Col.  i . 
Colonne  de  déposition  ou  thésis,  indiquée  par  la  clivis,  formule  par  excellence  de  déposition. 

Toutes  ces  cadences  sont  donc  modelées  sur  un  type  syllabique  paroxyton  amené  par 
une  préparation  mélodique  de  trois  syllabes.  Dans  le  cas  d'un  mot  proparoxyton  les  com- 
positeurs insèrent  une  survenante  d'accent,  figurée  (col.  2)  par  une  note  blanche.  Ce  pro- 
cédé, qui  sauvegarde  l'accent  tonique  &  le  rythme  musical,  a  été  analysé  plus  haut,  p.  24. 

Nous  ne  mentionnons  pas  ici  les  variantes  des  manuscrits,  parce  qu'elles  ne  modifient 
nullement  la  construftion  phraséologique  propre  à  cts  versets.  Si  nous  avions  le  temps  de 
nous  y  arrêter,  l'étude  de  ces  détails  confirmerait  encore  la  fixité  &  la  persistance  de  la  tra- 
dition sur  ce  point. 

Le  tableau  précédent  représente  la  psalmodie  des  répons  dans  son  plein  développement;; 


L  ACCENT    TONIQUE    ET    LA    PSALMODIE 


6î 


mais  souvent  elle  subit  des  modifications  en  rapport  exad  avec  le  nombre  plus  ou  moins 
abondant  ou  restreint  des  syllabes  du  texte.  Quelquefois. même  ces  modifications  vont  jusqu'à 
rendre  presque  méconnaissable  la  forme  psalmodique  primitive  de  ces  versets.  Il  suffit  de 
jeter  les  yeux  sur  le  schéma  suivant  pour  s'en  convaincre.  C'est  la  mélodie  des  versets  des 
répons  du  i"  mode  (cf  tableau  XVIII),  adaptée  cette  fois  à  des  textes  de  différentes  lon- 
gueurs. Nous  aurions  pu  l'étendre  indéfiniment,  car  les  sept  ou  huit  phrases  types  que 
nous  choisissons  se  retrouvent  à  chaque  page  de  l'Antiphonaire. 

TABLEAU    XIX 

VERSETS   DES   RÉPONS   DU   I«^   MODE   (  Première  partie  ) 

VERSION    DES    MANUSCRITS 


Initium 


11 


10 


Teneur 


Médiante  pentésyllabique 
à  un  accent 


^^^ 


T 


S 


^ 


A 
B 
C 
D 
E 
F 
G 
H 


Be- 


Congrega- 


a-tus 
Dômi- 

O- 
Tâm- 
vé- 
Sé-ra- 
G16-ri- 

Et-  e- 


es 

ne 

ra 

quam 

runt 

phim 


Simon  Bârjona 
au-  di-vi 
pro    pôpu-Io 
spônsus 
ini- 
sta- 


qui-  a  ca-ro 


&  sanguis  non  re- 


audi 
intér- 
D6- 


•tum 


ve- 
tu- 
ve- 
mi- 
qui- 
bant 
Pa- 


lâ- 

um 

ni 

nus 

tâ- 

su- 

tri 

Pa- 


vit 

& 

pro 

pro- 

tem 

per 

& 

scha 


ti- 

ti-mu- 

clé- 

cé- 

si- 

il- 

Fi-  li- 

no- 


bi 

i 

ro 

dens 
bi 
lud 

o 
strum 


Observations  sur  le  Tableau  XIX.  —  La  structure  de  cette  phrase  a  été  analysée 
dans  les  observations  au  tableau  XVIII  ;  les  modifications  qui  y  sont  apportées  par  le  texte 
doivent  seules  nous  occuper.  Ligne  A.  La  psalmodie  atteint  ici  son  plein  développement,  les 
trois  accents  de  la  teneur  doivent  spécialement  attirer  l'attention,  col.  8,  7  &  6.  —  Ligne  B. 
Cette  teneur  est  réduite  à  deux  accents,  col.  8,  7;  &  lignes  C  &  D,  à  un  seul,  col.  8.  — 
Lignes  E  &  F.  La  teneur  dépouillée  d'accent  n'est  plus  représentée  que  par  une  ou  deux 
notes  qui,  lignes  G  &  H,  disparaissent  complètement  faute  de  texte.  II  n'y  a  plus  de  récita- 
tion. Enfin,  il  peut  même  arriver  que  la  médiante  pentésyllabique  elle-même  soit  entamée, 
comme  à  la  ligne  H,  par  la  disparition  de  la  première  syllabe  (col.  5)  de  cette  clausule. 


^ 


"  ^^r^  =  g 


i 


Et-e-nim 


Pascha    no-strum 


De  cette  belle  phrase  psalmodique  se  déroulant  si  largement  (ligne  A),  appuyée  sur 
ses  cinq  accents,  il  ne  reste  plus  que  les  deux  parties  extrêmes,  qui,  réunies,  ne  laissent 


64 


PALÉOGRAPHIE    MUSICALE 


plus  voir  la  psalmodie.  —  Remarquer  encore,  lignes  B  &  G,  col.  2,  la  note  survenante 
d'accent  (note  blanche),  tmui,  Fxlio. 

Ajoutons  un  second  exemple  de  la  psalmodie  des  répons,  afin  que  les  procédés  employés 
par  les  compositeurs  pour  l'adaptation  des  paroles  soient  encore  mieux  compris,  la  nature 
&  les  lois  de  ces  mélodies  mises  hors  de  toute  contestation. 

TABLEAU    XX 

VERSETS  DES   RÉPONS   DU   II«  MODE  (  Première  partie  ) 

VERSION  DES  MANUSCRITS 


A 
B 
C 
D 
E 
F 
G 


Initium 


11 


-''■■■ 


Tu    e-  le- 

Ne 

Loque- 

Bene- 


10 


gi- 
fôr- 

bân- 

A-  ni- 

di- 

Mé- 

A-     . 


sti 
te 
tur 
ma 

aa 

11- 


Teneur 


domum  istam 
discipuli  e-jus 


ad  invocândum  nomen 
& 


tù 


Médiante  pentésyllabique 
à  un  accent 


5   I    4 


Indivisibles 


tu- 
fu- 
lin- 
bâ- 
in- 
us 
men 


um 

rén- 

guis 

ta 

ter 

il- 

di- 


in 
tur 
A- 
est 
mu- 
li 
co 


Indivisibles 


pôsto- 
vâl- 
li-  e- 


um 
li 

de 
res 
rat 
bis 


Les  observations  faites  sur  les  tableaux  XVIII  &  XIX  s'appliquent  de  tous  points  à 
celui-ci  ;  inutile  d'insister. 

Nous  pourrions  également  publier  ici,  pour  les  six  autres  modes,  des  schémas  en  tout 
semblables  à  ceux  qui  précèdent;  cependant  nous  nous  en  tiendrons  là.  Nos  lefteurs  en  effet 
ont  maintenant  la  clef,  le  secret  de  la  construftion  rythmique  de  ces  versets  ;  rien  n'est  plus 
facile  que  de  dresser  ces  tableaux. 


VIII 


CLASSIFICATION  ET  DÉNOMINATION  DES  PRINCIPALES  MODIFICATIONS 
SUBIES  PAR  LES  TYPES  GRÉGORIENS 


Les  recherches  que  nous  venons  de  faire  nous  ont  montré  comment  les  périodes  musi- 
cales sont  susceptibles,  par  suite  de  l'extrême  mobilité  du  texte  liturgique,  de  modifications 
nombreuses  &  variées.  Il  importe,  avant  de  passer  à  l'étude  du  cursus,  de  déterminer  avec 
netteté  les  circonstances  qui  produisent  ces  modifications  &  de  les  ramener  à  un  certain 


L  ACCENT    TONIQUE    ET    LA    PSALMODIE 


6S 


nombre  de  classes  où  chaque  fait  particulier  trouvera  tout  naturellement  sa  place  &  recevra 
son  nom.  Des  termes  clairs,  précis,  brefs  n'existent  pas  encore  dans  la  science  du  chant 
sacré  pour  désigner  ces  divers  phénomènes  ;  il  faut  nécessairement  en  trouver  qui  soient, 
autant  que  possible,  propres  à  caractériser  toutes  les  vicissitudes  auxquelles  sont  soumises 
les  mélodies.  11  n'est  pas  nécessaire  néanmoins  de  créer  une  terminologie  nouvelle;  car  dans 
la  science  du  langage,  dans  la  grammaire,  qui,  nous  l'avons  déjà  dit  &  prouvé,  a  des  affinités 
si  intimes  avec  la  psalmodie,  nous  en  rencontrons  une  toute  faite,  depuis  longtemps  consa- 
crée par  l'usage.  On  sait  en  effet  que  la  formation  &  l'altération  des  mots  donnent  lieu  à 
des  changements  de  forme  ou  métaplasmes  ;  ce  sont  des  additions  de  lettres,  de  syllabes, 
des  suppressions,  des  permutations,  &c.,  de  tous  genres,  qui  ont  reçu  des  dénominations 
spéciales,  aussi  précises  que  commodes,  &  qui  ne  sont  pas  sans  analogie  avec  les  modifica- 
tions dont  la  phrase  grégorienne  est  susceptible.  Nous  les  transporterons  donc  simplement 
dans  le  domaine  musical,  en  les  appliquant  à  la  période  mélodique.  Il  ne  faudra  pas  long- 
temps aux  musicologues  pour  en  reconnaître  la  justesse  &  l'utilité. 

Les  types  grégoriens  se  modifient  en  cinq  manières  : 

1°  Par  suppression; 

2°  Par  addition  ; 

3°  Par  contraftion  ; 

4°  Par  division,  ou  diérèse  ; 

5°  Par  permutation. 

I.  SUPPRESSION. 

La  suppression  est  le  retranchement  de  notes  ou  de  groupes  dans  un  type  mélodique 
complet.  Elle  est  dite  aphérèse,  quand  elle  enlève  des  notes  initiales  ;  syncope,  quand  elle 
retranche  des  notes  médiales  ;  apocope,  quand  elle  supprime  des  notes  finales. 

Aphérèse. 

L'aphérèse  enlève,  en  tout  ou  en  partie,  l'initium  ou  la  teneur  ;  elle  peut  même  entamer 
les  premiers  groupes  des  clausules  pentésyllabiques.  Dans  l'exemple  suivant,  emprunté  au 
tableau  XII,  il  y  a  aphérèse  de  l'initium  &  de  la  partie  unissonique  de  la  teneur. 


Initium 


Type       Izïï: 


ge- 


Teneur 


a    ■    ■    ■ 


ne-râ-ti-  o 


laus 


Clansule 


:^^=îî,^^^^S 


aô- 


^*\3\lJvVJlr^^ 


JUS 


Paléographie.  III. 


66 


PALEOGRAPHIE    MUSICALE 


Syncope. 

La  syncope  est  très  fréquente  dans  la  mélodie  grégorienne.  Elle  retranche,  selon  le  cas, 
à  l'intérieur  d'une  phrase,  une  note,  un  groupe,  un  mélisme,  une  teneur,  &c. 

Voici  un  exemple  où  il  y  a  syncope  de  teneur;  il  est  tiré  du  tableau  X,  ligne  I. 


Initium 

Teneur 

Clausule 

T             f                    B                9 

■       ■    ■    ■        ■ 

'  S 

V»    ■           mi^m*    m               iM"S"    fm 

TvpeS          ■        * 

•♦1«  n.           ♦!♦  Si  ■ 

'♦♦iL'               '♦♦■♦♦■ 

Si  me-         i 

non  fii-  e-rint  do- 

mi- 

nâ-                                                                ti 

f 

^           ■         S 

5 

^\    m           ■■•^n  ♦    ■               iT""»*"    fm 

i    _     ■        * 

♦%  n.»          ♦!♦  a»  ■ 

'♦♦lli'                '♦♦■♦♦■ 

Sai-vum  me 

(Syncope) 

fac 

Dé-                                                                     us 

Apocope. 

L'apocope,  ou  suppression  d'une  ou  plusieurs  notes  finales,"est  beaucoup  plus  rare.  En 
eflfet  le  retranchement  d'un  son  ou  d'un  groupe  à  la  fin  d'une  distinftion  ou  d'une  cadence 
a  pour  résultat  immédiat  de  briser  le  rythme  &  de  dénaturer  la  mélodie.  Les  médiantes  rom- 
pues des  2^,  4%  5^,  6^  &  8«  modes  sont  des  exemples  d'apocopes  ;  on  les  emploie  lorsque 
la  phrase  se  termine  par  un  monosyllabe  ou  par  un  mot  hébreu  accentué  sur  la  finale. 
Ex.  :  psalmodie  des  introïts  du  5^  mode. 

/ 


A  Cadence  régulière 
B  »  apocopée 
C         »        ancienne 


Mais  ajoutons  de  suite  que  ces  médiantes  apocopées  (B),  du  moins  dans  la  psalmodie 
des  introïts  &  des  communions,  ne  sont  pas  primitives  :  elles  ne  paraissent  guère  dans  les 
manuscrits  qu'au  xii"=  &  au  xiii'^  siècle.  Par  respeâ;  pour  l'intégrité  de  la  formule  mélodique, 
on  ne  craignait  pas  à  l'origine  d'abaisser  le  dernier  accent  (C),  comme  on  le  voit  dans  les 
manuscrits  de  Saint-Gall,  d'Einsiedeln,  de  Trêves,  de  Leipzig,  &c.,  &  même  dans  plusieurs 
livres  imprimés,  notamment  dans  le  Graduel  du  Mans  (1529),  conforme  sur  ce  point  à  l'an- 
cienne tradition.  D'ailleurs  ce  fait  est  en  harmonie  parfaite  avec  la  pensée  &  le  style  des 
premiers  compositeurs.  Certes,  ils  tenaient  grand  compte  de  l'accent,  mais  ils  n'avaient  pas 
un  moindre  souci  de  la  mélodie  &  de  son  rythme  :  leur  sens  musical,  toujours  si  relevé,  si 
fin,  si  délicat,  savait  combiner  toutes  choses  avec  un  rare  bonheur.  Les  médiantes  excep- 
tionnelles introduites  dans  le  cours  des  siècles  &  devenues  d'un  usage  à  peu  près  général 


Ë     -     -  -     - 

■ 

. 

i 

~     -  -    - 

De-  0    om- 

nis 

ter- 

ra 

salvum 

me 

fâc 

.     .     .  sal- 

vu  m 

me 

fâc 

L  ACCENT    TONIQUE    ET    LA    PSALMODIE 


67 


rendent  hommage,  quoique  peut-être  en  l'exagérant,  au  principe  toujours  vivant  de  l'accent 
tonique  dans  le  chant  comme  dans  le  langage. 

Nous  ne  considérons  pas  comme  apocope  l'opération  qui  réduit  à  sa  forme  normale  un 
type  allongé  accidentellement  d'une  ou  plusieurs  notes.  Soit  ci-dessous  la  cadence  mélisma- 
tique  (A)  empruntée  au  tableau  X.  A  la  ligne  B,  cette  cadence  reçoit  une  note  supplémen- 
taire (col.  o)  toutes  les  fois  que  le  texte  se  termine  par  un  mot  proparoxyton. 


F^*- 


.Afl  .^ 


\\"     '  ^^n°s' 


X'^»»' 


5=^ 


:i^i8-rh 


\fi*— — ^"^^n^s' 


/■1s 


Do- 


tes 


Si  la  suppression  de  cette  note  est  prise  pour  une  apocope,  il  est  clair  que  dans  ce  cas 
l'apocope  est  purement  relative.  Il  vaut  mieux  considérer  cette  note  comme  une  addition. 


II.  ADDITION. 

Il  y  en  a  de  trois  sortes  : 

Ldiprosthèse,  qui  ajoute  des  notes  initiales;  Vépentbèse,  qui  intercale  des  notes  médiates; 
Vépithèsej  qui  adjoint  des  notes  finales. 

Prosthèse. 

Les  notes  prostbétiques  sont  faciles  à  reconnaître  dans  l'exemple  suivant  extrait  du  ta- 
bleau XX. 

12  3 
/ 

Type 


A     ^ 

■  9      G 

A     ^5 

9 

Prosthèse 

A-     ni- 

ma 

fl 

■  9 

P    '11     ■     ■   ■ 

8 

Tu     e-le- 

gi- 

sti 

Pour  l'analyse  de  cet  initium  &  de  ceux  qui  lui  ressemblent,  il  faut  procéder  du  simple 
au  composé,  &  partir  des  faits  les  plus  élémentaires  pour  arriver  aux  combinaisons  mélo- 
diques plus  complexes.  Ce  qui  est  premier,  ce  qui  est  essentiel,  c'est  le  groupe  de  la  co- 
lonne 2  ;  il  porte  l'accent,  il  est  le  centre,  le  thème,  le  radical  de  ce  mot  musical  qui,  comme 
les  mots  du  langage,  peut  s'accroître  de  préfixes.  Toutes  les  notes  qui  précèdent  ce  groupe 


68 


PALEOGRAPHIE    MUSICALE 


sont  donc  des  accidents,  des  additions,  en  un  mot,  des  notes  prosthêtiques .  On  trouvera  des 
exemples  analogues  à  la  colonne  i  des  tableaux  III,  V,  VII,  IX,  XI,  XIII,  &c. 

Voici  encore  des  cas  de  prosthèse,  dans  la  colonne  i  des  intonations  suivantes  : 


Type 


Gaude- 


Prosthèses 


Câni-  te 
Iste   est  Jo- 


Cum  appro-pin- 


Stâ 


tu- 
ân- 


qua- 


tu-  it 


ba 
nés 


ret 


Épenthèse. 

Vépenthèse  est  déjà  connue  de  nos  lecteurs  ;  nous  en  avons  parlé  à  l'occasion  des  notes 
liquescentes  épentbétiques.  (Cf.  Paléog.  Mus.,  t.  II,  p.  44,  72  &  suiv.) 

Il  y  en  a  de  nombreuses  espèces  qui  sont  introduites  dans  la  mélodie  par  diverses  exi- 
gences provenant  toujours  de  la  variabilité  des  textes  liturgiques, 

a)  Épenthèse  de  pénultième,  déterminée  par  la  survenance  de  pénultièmes  brèves. 

f  f 


Tvpe     £-■-■- 

■ 

■ 

■ 

a 

se-de 

déx- 

tris 

mé- 

is. 

M   ^             f 

■ 

iLlieses  y 

" 

a 

■ 

in 

saecu- 

lum 

saecu- 

li. 

Type 


±!^- 


Exemple  tiré  du 
Tableau  XVII 


te- 
Le  même  avec 

épenthèse  de  ^  ^^ 

pénultième 

ad- 


stimô-ni- 


^^ 


Dô- 


lïïi 


:^ 


jus 


1^ 


L  ACCENT    TONIQUE    ET    LA    PSALMODIE 


69 


Dans  ces  exemples  les  notes  épenthétiques  sont  évidées. 

Une  épenthèse  de  pénultième  peut  aussi  être  formée  d'un  groupe  entier. 


l 


û^ 


Exemple  tiré 
du  Tableau  VII 


:vt* 


Dô- 


Èpenthèse 


^ 


1^ 


^\.f"A. 


stras 


-U 


i11«.J^"a 


La  clivis  &  les  notes  simples  évidées  contenues  dans  la  colonne  10  du  tableau  XVIII 
sont  des  épenthèses  de  pénultième.  Cf.  aussi  tableaux  XIX  &  XX,  même  colonne. 

h)  Épenthèse  accentuée.  Elle  est  également  produite  par  la  survenance  d'une  pénultième 
brève  ;  mais  au  lieu  de  reposer  sur  le  groupe  neumatique  qui  correspond  à  cette  pénultième, 
l'accent,  pour  des  motifs  rythmiques,  est  reporté  en  arrière  sur  une  note  épenthétique. 
(Cf.  ci-dessus  p.  24.) 


Exemple  tiré 
du  Tableau  XIX 


f 

5 

4 

3 

2 

r 

1 

G 

_ 

l»  A 

■    a 

\ 

~~î~ 

S 

intér- 

ve- 

ni 

pro 

clé- 

ro 

b 

nl^A 

■    ■   ■ 

\ 

i 

S 

au-di-tum 

tu- 

um 

& 

ti-mu- 

i 

Voir  encore  tableau  XVIII,  col.  2  :  toutes  les  notes  blanches  sont  des  épenthèses  accen- 


tuées. 


c)  Épenthèse  de  récitation.  Une  teneur  tout  entière  peut  être  le  résultat  d'une  épen- 
thèse; nous  en  avons  rencontré  un  exemple  au  tableau  XVI,  col.  5. 


Exemple  tiré 
du  Tableau  XVI 


d)  Épenthèses  euphoniques  ou  de  liaison.  Ce  sont  des  notes  ajoutées  à  une  mélodie  dans 
l'unique  but  de  rendre  plus  agréable  &  plus  facile  la  liaison  des  syllabes  ou  des  groupes. 
Comme  cette  espèce  se  rencontre  principalement  dans  les  cas  de  diérèse  mélodique,  dont 


■r                                ■■      ■■■ 

"♦n. 

■>"r«p  ■■''♦♦ 

1    1  1^1 

stân- 

Teneur  épenthétique 

tem 

/ 

■                        ■  ■     ■  ■  ■ 

9a     Sa     a     aaa 

"^é  a 

!%■ 

■%"PBf      ■■'   '♦♦ 

ve- 

ni- te  gentes  &    ad-o-râ- 

te 

Dômi-  num 

70 


PALEOGRAPHIE    MUSICALE 


nous  allons  parler  un  peu  plus  loin  (cf.  p.  74),  nous  attendons  pour  en  donner  des  exem- 
ples. 

e)  Épenthèses  liquescentes.  Elles  peuvent  se  rattacher  à  la  classe  précédente.  Nous  en 
avons  déjà  expliqué  la  nature  &  donné  de  nombreux  exemples  au  traité  des  Notes  liquescentes. 
(Cf.  Paléog.  Musicale,  t.  II,  p.  72  &  suiv.) 

Épithèse. 

Les  notes  épithétiques  sont  fréquentes  dans  les  mélodies  liturgiques.  Il  y  en  a  de  diffé- 
rentes espèces. 

Les  unes  sont  produites  par  l'accroissement  du  texte. 


g 


TTv^^nr 


Aile-  lù- 


floré- 


X 


^^ 


% 


^•-^"J^ 


3i 


^^^^ 


Notes 
épithétiqoes 


bit 


cu-lum 


D'autres  sont  des  notes  de  pure  liaison. 

.    C  ,  ,  ,    ,  JL  ■ 


saecu-la    sœ-cu-  16-rum.  A-men.  Stâ-tu-  it 

^  ■  ■  ■    ■.  A  ,  K 


-f^ 


eua      eu      ou      a 


Gaude-  âmus 


Dans  cette  clausule  psalmodique,  les  trois  dernières  notes  de  la  syllabe  men  (ligne  B) 
sont  épithétiques  :  elles  préparent  &  amènent  avec  grâce  &  [aisance  la  reprise  de  l'introït 
Gaudeamus. 

III.  CONTRACTION. 

La  contraftion  dans  la  musique  grégorienne  est  le  rapprochement,  le  resserrement  des 
éléments,  notes  ou  groupes,  qui  composent  la  mélodie.  On  peut,  comme  dans  la  grammaire, 
distinguer  trois  sortes  de  contraftion  :  la  synérèse,  la  crase  &  Vélision. 

Synérèse. 

La  synérèse  consiste  dans  le  rapprochement  &  le  groupement,  sur  une  seule  syllabe,  de 
deux  ou  plusieurs  notes  ou  neumes  chantés  régulièrement  sur  des  syllabes  distinctes. 


L  ACCENT    TONIQUE    ET    LA    PSALMODIE 


71 


Exemple  emprunté 
au  Tableau  V,  col.  2. 


Forme  régulière 

^^ 

adjù-  tor 

Synérèse 


Dans  l'exemple  suivant,  extrait  du  tableau  IX,  on  peut  reconnaître  jusqu'à  trois  syné- 


reses. 


:5v 


pro- 


dens  de    thâ- 


l=ïî 


gl6- 


lamo 


^^ 


1°  Ligne  B.  Le  scandicus  de  la  syllabe  glo  est  la  synérèse  du  punftum  &  du  podatus 
chantés,  ligne  A,  sur  les  deux  syllabes  ^roi;^,  colonnes  i  &  2. 

2°  Encore  ligne  B.  Syncope  des  notes  de  teneur,  colonne  }.  Or  toute  syncope  détermine 
nécessairement  une  synérèse  :  le  vide  produit  par  la  suppression  des  notes  syncopées  est  aussi- 
tôt comblé  par  le  resserrement  des  membres  mélodiques  restants.  C'est  ce  qui  arrive  ici. 
Le  scandicus,  résultat  d'une  première  synérèse,  se  rapproche  du  climacus  resupinus,  col.  4, 
pour  former  ensemble  une  seconde  synérèse.  Ce  n'est  pas  tout. 

3°  Ligne  C.  Il  n'y  a  plus  qu'une  seule  syllabe  rex  ;  les  deux  notes  de  la  colonne  5  se 
réunissent  alors  &  se  rattachent  à  la  dernière  note  des  groupes  précédents  pour  former  avec 
elle  un  porreftus  :  c'est  la  troisième  synérèse. 

Crase. 

Lorsque  dans  une  contraction  la  note  finale  d'un  groupe  se  rencontre  sur  le  même  degré 
avec  la  note  initiale  du  groupe  suivant,  il  n'y  a  plus  seulement  synérèse  ou  juxtaposition, 
il  y  a  crase,  c'est-à-dire  mélange  ou  fusion  de  ces  deux  notes.  La  crase  est  donc  une  des 
formes  du  pressus  grégorien . 


72 


PALEOGRAPHIE    MUSICALE 


Exemple  tiré 
du  Tableau  VII 


qui-  a 


sic-ut 


^ 


i^ 


t. 


^ 


:^ 


-piV 


et 


=^%V 


drus 


La  crase  se  trouve  ligne  B,  col.  3  &  4,  sur  la  syllabe  drus.  A  mentionner  aussi,  même 
ligne,  colonne  3,  la  syncope  du  5/. 

Élision. 

Les  faits  que  nous  désignons  sous  ce  nom  n'ont  pas  une  grande  importance  dans  le 
chant  liturgique;  nous  devons  néanmoins  les  signaler  brièvement  parce  qu'ils  expliquent 
certaines  variantes  des  manuscrits.  Il  arrive  assez  souvent  que  la  rencontre  de  deux  voyelles 
pareilles  dans  le  corps  d'un  mot  (testimonMs),  ou  entre  deux  mots  (te  ^xspeftant),  occasionne 
plusieurs  manières  de  poser  les  notes  sur  ces  voyelles.  Par  exemple,  le  passage  suivant  est 
noté  ainsi  dans  le  manuscrit  de  Saint-Gall  339,  p.  i  : 

.  .  jv    .     .     .yi      .yi     s 

I  A    ^  ■  ■  >a  ■   ■   /■    '"^  --^ 

u-ni-vér-    si  qui     te-^exspé-    dant 

L'absence  de  note  sur  la  syllabe  ex  constitue  l'élision.  Mais,  il  faut  bien  le  dire,  cette 
élision  est  plus  apparente,  plus  graphique  que  réelle  ;  car  en  fait  les  notes  qui  appartiennent 
aux  deux  e  consécutifs  sont  fondues  en  un  seul  groupe;  on  ne  sait  pas  oii  finit  le  mot  te,  où 
commence  la  syllabe  ex;  l'effet  produit  pour  l'oreille  est  exaftement  indiqué  par  les  notations, 
du  reste  très  acceptables,  adoptées  dans  d'autres  monuments  : 


g 


>  ■■■  ,V 


qui      te      exspé-     ftant 


ou  encore 


c^=î 


-A^ 


qui     te        exspé-  £tant 


La  version  suivante  au  contraire  doit  être  rejetée,  à  cause  de  la  répétition  superflue  du 
si  sur  la  syllabe  ex. 

S-.— ■/■     °    ■■'■  A 


D 


qui      te  exspé-   ftant 

On  sait  que  les  anciens  notateurs  écrivaient  presque  toujours  Kyrie''^leison. 


L  ACCENT    TONIQUE    ET    LA    PSALMODIE 


73 


IV.  DIÉRÈSE. 


La  diérèse  est  la  division  &  la  distribution  sur  plusieurs  syllabes  d'un  groupe  neumati- 
qiie  chanté  ordinairement  sur  ime  seule  :  c'est  le  phénomène  opposé  à  la  synérèse  &  à  la 
crase. 


Exemple  tiré 
du  Tableau  XIII 


A  S 


san- 
Diérèse 


tu    es 


a 


do- 


^ 


De- 

D  iérèse 


:ft:^ 


1: 


4 


vS 


Ma-nâs- 

Le  podatus  ligne  A,  col.  i,  chanté  d'abord  sur  la  syllabe  san,  est  divisé,  ligne  B,  sur 
les  deux  syllabes  tu  es.  De  plus,  la  clivis  &  le  podatus  formant  un  seul  groupe  composé  sur 
la  syllabe  £lo,  ligne  A,  col.  2,  sont  également  divisés,  ligne  C,  sur  deux  syllabes  Manas.  Il 
y  a  donc  deux  diérèses  dans  cet  exemple. 

Il  n'est  pas  toujours  facile,  ni  heureusement  toujours  bien  nécessaire,  de  savoir  avec 
précision  quel  est,  entre  deux  formes  mélodiques  du  même  chant,  le  type  primitif  &  régu- 
lier. Ainsi,  dans  la  phrase  musicale  ci-dessus  proposée,  quelle  est  la  forme  typique?  le  poda- 
tus, col.  I,  ou  les  deux  notes  séparées,  ligne  B,  col.  i  ?  Nous  ne  saurions  le  dire.  La  même 
question  peut  se  poser  pour  les  groupes  de  la  colonne  2.  Il  résulte  de  cette  incertitude  que 
l'analyse  de  ces  incises  varie  selon  les  relations  que  l'on  veut  bien  établir.  Si  l'on  considère 
la  version  B  i,  /«  es,  comme  type,  le  podatus  A  i,  san,  en  serait  la  synérèse.  Egalement  si 
les  deux  groupes  C  2,  Manas,  sont  regardés  comme  typiques,  les  groupes  A  2  &  B  2  doi- 
vent aussitôt  être  traités  comme  des  synérèses.  On  voit  qu'ici  tout  est  purement  relatif. 

Il  n'en  est  pas  de  même  dans  tous  les  cas  suivants,  où  les  diérèses  sont  absolues. 


Exemple  emprunté 
au  Tableau  V,  col.  2 


A     Type 


B     Svnérèse 


C     Diérèse 


p 

1 

2 

3 

c 

3 

1^ 

i\a 

&  vo- 

luntâ- 

te 

i 

3 

^Ji 

[^ 

^ 

do- 

nec 

G 

_ 

h^- 

D6- 

minus  ju- 

stus 

Paléographie.  III. 


74 


PALEOGRAPHIE    MUSICALE 


Nous  avons  déjà  donné  cet  exemple  (p.  71);  nous  le  répétons  à  dessein  pour  mon- 
trer qu'un  même  type  mélodique  (A)  peut  être,  selon  les  exigences  du  texte,  tantôt  resserré 
par  la  synérèse  (B),  tantôt  désagrégé  par  la  diérèse  (C).  11  va  sans  dire  que  cette  élasticité 
de  la  cantilène  a  ses  règles,  ses  lois  &  ses  limites,  &  qu'un  grand  nombre  d'incises  musi- 
cales se  refusent  nettement,  &  pour  de  bonnes  raisons,  nous  l'avons  déjà  vu,  à  un  pareil  trai- 
tement. 

L'opération  de  la  diérèse  spécialement  exigeait  beaucoup  de  précautions  :  il  fiillait  pré- 
venir les  heurts,  les  frottements,  si  légers  fussent-ils,  que  pouvaient  amener  la  division  d'un 
groupe,  d'un  mélisme,  &  l'insertion  des  syllabes.  Pour  atteindre  ce  but,  les  compositeurs 
liturgiques  avaient  à  leur  disposition  des  moyens  aussi  simples  qu'ingénieux  :  c'étaient  ordi- 
nairement les  êpeiithcses  euphoniques,  qui  révèlent  le  goût  sûr,  l'habileté  merveilleuse  de  ces 
grands  maîtres  romains,  véritables  héritiers  de  la  délicatesse  des  Cicéron,  des  Virgile,  des 
Quintilien.  Tout  musicien  qui  voudra  bien  étudier  &  chanter  les  phrases  suivantes  ne  tar- 
dera pas  à  partager  notre  avis. 


Exemple  tiré 

du  Tableau  Vil, 

lignes  G  &  H 


Type     G   £- 


H^ 


prin- 


X^ 


:îv 


-rr-^-^ 


pes 
diérèse 


tu-   i 


Colonne  4,  le  groupe  chanté  à  la  ligne  G  sur  une  seule  syllabe  pes,  est  distribué,  ligne 
H,  sur  deux  syllabes  tui.  La  note  blanche  épenthétique  facilite  la  bonne  succession  des  syl- 
labes &  la  déposition  plus  douce  de  la  thésis  ou  dernière  syllabe,  qui  sans  cette  heureuse 
addition  serait  remontée  brusquement  sur  le  si.  Nous  avons  déjà  eu  l'occasion  de  montrer 
que  la  transition  de  syllabe  à  syllabe  se  faisait  souvent  à  l'unisson. 


g  Ni  -y.   7--^^^ 


Exemple  tiré  Jo-   seph 

du  Trait  Qui  régis  <^'érèse 


&     ve-         ni 


Ligne  B.  Diérèse  &  insertion  de  deux  notes  épenthétiques  euphoniques.  On  goûtera 
mieux  l'art  inimitable  de  ce  passage  en  chantant  les  différentes  versions  qui  devaient  se  pré- 
senter à  l'esprit  du  compositeur,  mais  qu'il  a  rejetées. 


L  ACCENT    TONIQUE    ET    LA    PSALMODIE 


IS 


Version  mauvaise 


Version  dure 


Version  meilleure 


&     ve-  ni 

&     ve-  ni 


ve-         ni 


Version  des  manuscrits        i    nJ    il*  „      ■T"*!., 


très  bonne 


ve-        m 


Laissons  au  goût  &  à  l'oreille  des  musiciens  le  soin  d'apprécier  la  justesse  des  annota- 
tions dont  nous  accompagnons  chacune  des  versions. 


r 


J 


Exemple  emprunté 
au  R.-G.  Domine  prœvenisti 


lâ-pi-de 


5— T^ 


diérèse  et  note  épenthétique  euphonique 


a^*V- 


J 


po-su-  1-        sti 
Nous  pourrions  multiplier  ces  exemples  ;  en  voici  un  dernier  : 

12  3  4 

Extrait  du 


Tableau  XVI 


Communion  Puer 


Type  normal 


A5h 


rJ^i^^^ 


i^F"*^ — \ — -^^- 


stan- 


Diérèses     B 


f^ 


pa- 


^^■^ 


— H^     ■■■ 


:^ 


tem 


±^ 


Signalons,  ligne  B,  les  diérèses,  sur  les  syllabes  re  &  vi^  &,  col.  2,  la  note  épenthéti- 
que de  liaison  qui  facilite  si  heureusement  la  transition  entre  les  syllabes  ra  &  re. 

Ici  encore  essayons  de  supprimer  cette  note  euphonique,  en  conservant  intégralement 
le  type  primitif  : 


±=i^ 


'^'^^ 


pa-ra-  re 

aussitôt  la  douceur  disparaît  pour  faire  place  à  un  choc,  à  un  frottement  ;  l'huile  manque 
entre  les  rouages  de  cette  délicate  machine  qu'on  nomme  la  mélodie. 


76 


PALEOGRAPHIE    MUSICALE 


V.  PERMUTATION. 

La  permutation  est  la  substitution  d'une  note  à  une  autre.  Nous  n'en  donnerons  qu'un 
exemple. 

1  2  3 


S 


Initium 

du  verset  responsorial 

au  troisième  mode 


Prosthèse 


Tu     e-  le- 


gi- 


^ 


^ 


sti 


On  remarquera,  ligne  B,  col.  2,  la  première  note  du  torculus,  &  on  comprendra  faci- 
lement la  permutation  entre  ïut  &  le  si. 


L'analyse  que  nous  avons  faite  de  plusieurs  phrases  musicales  du  répertoire  grégorien, 
toute  restreinte  qu'elle  a  été,  nous  a  montré  déjà  très  nettement  que  ce  genre  de  mélodie, 
pour  appartenir  au  style  oratoire  &  au  rythme  non  mesuré,  n'en  a  pas  moins  ses  règles  tonales 
&  rythmiques,  règles  d'autant  plus  délicates  qu'elles  sont  plus  naturelles,  d'autant  plus  artis- 
tiques qu'elles  sont  moins  artificielles.  Ce  n'est  pas  ici  le  lieu  de  les  formuler  &  de  donner 
ce  que  nous  pouvons  appeler  la  grammaire  du  chant  grégorien  ;  il  nous  suffit  pour  le  mo- 
ment d'avoir  fait  comprendre  que  cette  grammaire  existe,  &  qu'elle  pourrait  s'écrire. 

On  a  dû  voir  &  comprendre  en  effet,  par  nos  tableaux  &  les  brefs  commentaires  dont 
nous  les  avons  accompagnés,  que,  dans  la  langue  grégorienne,  il  y  a  des  règles  servant  à 
déterminer,  selon  les  circonstances  &  selon  les  morceaux,  la  constitution,  l'agencement  &  le 
partage  des  phrases,  l'enchaînement,  la  proportion  &  la  cadence  de  leurs  diverses  parties  ; 
voir  &  comprendre  que  ces  règles,  soit  de  flexion,  soit  de  syntaxe,  soit  de  style,  ne  peu- 
vent être  impunément  négligées  ou  altérées,  &  que  porter  atteinte  à  l'œuvre  des  maîtres,  à  ce 
qui  a  été  composé  &  réglé  aux  belles  époques  de  la  langue,  aux  formes  acceptées  &  tradi- 
tionnelles, c'est  porter  atteinte  à  la  langue  elle-même  ;  voir  &  comprendre  en  particulier  le 
péril  qu'il  y  a,  en  voulant  abréger  &  simplifier,  de  ne  réussir  qu'à  une  chose  :  réduire  la 
langue  à  l'état  de  patois  vulgaire  &  inintelligible,  sans  la  rendre  de  fait  plus  facile,  surtout  à 
cause  des  anomalies  &  des  incohérences,  suite  inévitable  des  mutilations  &  des  retouches, 
qui  ont  fini,  sinon  par  tout  détruire,  du  moins  par  tout  bouleverser.  C'est  qu'en  effet  une 
langue  une  fois  formée  peut  s'enrichir,  se  développer,  se  transformer,  mais  ne  se  corrige  jamais. 


L  ACCENT    TONIQUE    ET    LA    PSALMODIE  'J'J 

Quoi  qu'il  en  soit  de  l'état  aftuel  du  chant  grégorien,  toujours  est-il  que,  pour  en  con- 
naître les  véritables  règles,  en  apprécier  la  beauté,  en  comprendre  le  génie,  il  est  nécessaire 
de  l'étudier  tel  que  nous  le  donnent  les  monuments  qui  nous  l'ont  conservé  dans  son  inté- 
grité première,  dans  ses  formes  traditionnelles.  C'est  là  précisément  le  but  &  l'objet  de  cette 
publication.  Nous  allons  donc  continuer  nos  analyses  en  recherchant  quelle  a  été  l'influence 
du  cursus  soit  métrique  soit  rythmique  dans  la  psalmodie.  Nous  pénétrerons  ainsi  plus  inti- 
mement les  secrets  de  la  composition  &  les  beautés  de  la  cantilène  de  l'Eglise  latine. 


19 


PRÉCIS  D'HISTOIRE 

DE    LA    NOTATION    NEUMATIQUE    d'aPRÈS    LES    FAC-SIMILÉS 
PUBLIÉS    DANS    LA    PALÉOGRAPHIE    MUSICALE 


En  terminant  ce  troisième  volume  de  la  Paléographie  Musicale,  nous  ne  pouvons  pas  oublier 
qu'il  clôt  la  publication  des  fac-similés  du  Justus.  Avant  de  les  abandonner  momentanément  (car 
nous  aurons  à  y  revenir),  nous  devons  en  dire  quelques  mots. 

Nous  en  avions  promis  deux  cents;  nous  avons  tenu  notre  parole,  tout  en  modifiant  légère- 
ment notre  plan  primitif.  Au  lieu  de  reproduire  exclusivement  le  seul  graduel  Justus,  nous  avons 
préféré  donner  un  nombre  assez  considérable  d'autres  répons  qui  se  chantent  sur  la  même  mélodie. 
Sans  doute  la  quantité  des  Justus  s'en  trouve  diminuée  (i)  ;  en  revanche  cette  modification  permet 
de  voir  comment  les  compositeurs  s'y  prenaient  pour  adapter  des  textes  variés  à  un  même  motif 
mélodique. 

La  mélodie  dont  il  s'agit  a  été  reproduite  deux  cent  dix-neuf  fois  : 
150  fois  sur  les  paroles  du  R.  G.  Justus  ut  palma; 
32    »  »  »       Domine  refugium  ; 

7    »  »  »       Nimis  honorati  sunt  ; 

6    »  »  »       Domine  Deus  ; 

5     »  »  »       A  summo  cselo  ; 

4    »  »  »       In  omnem  terram  ; 

4    »  »  »       In  sole  ; 

4    »  »  »       Requiem  ; 

2    »  »  »       Excita  Domine  ; 

2    »  »  »       Hase  dies  ; 

I     »  »  »       Angelis  suis  ; 

1     »  »  »       Exsultabunt  sanfti  ; 

I     »  »  »       Tollite  portas. 

Total       219 

Pour  trouver  facilement  le  numéro  des  planches  qui  contiennent  ces  répons,  on  devra  recourir 
à  la  troisième  table  (Table  alphabétique  des  pièces  notées)  publiée  ci-dessous. 

Prouver  l'unité  &  la  persistance  de  la  tradition  musicale  liturgique  dans  toutes  les  églises  à 
toutes  les  époques,  retracer  par  les  monuments  l'histoire  de  la  notation  :  tel  était  notre  double  but. 
Nous  pensons  l'avoir  atteint. 

En  effet  il  semble  désormais  impossible,  après  les  nombreux  témoins  que  nous  avons  produits, 
de  révoquer  en  doute  la  concordance  parfaite  des  manuscrits.  Si  des  esprits  méticuleux  hésitaient 

(1)  Ceci  expliquera  à  plusieurs  de  nos  amis  &  correspondants  comment  bon  nombre  de  clichés  du  Justus  qu'ils  nous 
avaient  communiqués  n'ont  point  trouvé  place  dans  la  publication.  * 


8o  PALÉOGRAPHIE    MUSICALE 


encore  à  accepter  cette  conclusion,  nous  espérons  que  nos  explications  ultérieures  sur  l'origine,  la 
cause,  le  classement  &  l'histoire  des  variantes  seront  de  nature  à  leur  donner  pleine  satisfaction  & 
à  leur  faire  partager  notre  sentiment. 

Quant  à  la  notation  musicale,  nous  avons  expliqué  au  premier  volume  de  ce  recueil  (p.  96  & 
suiv.),  comment  elle  a  eu  son  origine  dans  les  accents  grammaticaux  ;  comment,  par  une  suite  de 
transformations  progressives,  cette  notation,  imparfaite  d'abord,  atteignit  sa  perfeélion  au  moyen  des 
neumes-points  liés  ou  détachés. 

Or  l'histoire  de  ces  transformations  est  clairement  tracée  dans  les  fac-similés  que  nous  avons 
publiés.  Il  suffit  de  les  parcourir  attentivement  pour  se  faire  une  idée  générale  des  vicissitudes  & 
des  progrès  de  la  notation.  Cependant,  afin  d'en  prendre  une  connaissance  plus  approfondie,  nous 
allons  retracer  brièvement  les  évolutions  de  l'écriture  grégorienne  dans  les  divers  pays  de  l'Occident. 

Distinguons  deux  courants  :  l'un  traditionnel,  l'autre  extra-traditionnel  ou  novateur. 

Le  premier  prend  les  neumes-accents  à  l'état  chironomique  &  les  conduit  par  une  suite  de  mo- 
difications graphiques  assez  secondaires  jusqu'à  la  ponéluation  diastématique  liée. 

Le  second  procède  lui  aussi  des  accents,  mais,  par  une  série  de  transformations  plus  ou  moins 
radicales,  il  les  altère,  les  désagrège  &  en  forme  le  système  des  points  diastématiques  détachés. 
Donc  identité  du  point  de  départ,  mais  différence  du  point  d'arrivée. 

A  l'aide  de  nos  planches,  suivons  d'abord  le  courant  traditionnel. 

Il  est  juste  de  commencer  notre  revue  par  l'Italie.  Voici  les  neumes-accents  à  Rome  (pi.  4,  7), 
à  iVlonza  (pi.  4,  5),  à  Bobbio  (pi.  5),  à  Pérouse  ("pi.  6),  à  Vérone  (pi.  7),  pour  ne  parler  que  des 
églises  auxquelles  nous  avons  emprunté  nos  documents.  Dans  ces  modèles  il  est  facile  de  reconnaître, 
malgré  les  différences  de  formes,  les  traits  essentiels  de  l'accentuation  neumatique.  Mais  l'Italie  ne 
conserve  pas  longtemps  la  notation  traditionnelle.  Dès  le  xi=  siècle,  &  peut-être  plus  tôt,  elle  entre 
dans  le  courant  réformateur. 

Perdue  en  Italie,  la  tradition  se  conserve  au  delà  des  Alpes.  Dès  le  ix=  siècle  on  la  retrouve  à 
Saint-Gall  dans  toute  sa  pureté.  Étroitement  apparenté  avec  les  accents  italiens,  le  type  sangallien 
prend  naissance  dans  le  scriptorium  du  grand  monastère;  de  là  il  rayonne  en  Suisse,  spécialement 
à  Einsiedeln  (pi.  114),  à  Rheinau  (pi.  m),  descend  le  cours  du  Rhin,  s'établit  en  Alsace,  dans  lé 
Palatinat,  en  Hollande  &  se  répand  vers  l'Est  dans  tous  les  pays  de  langue  allemande. 

Ces  contrées  ont  fidèlement  conservé  la  forme  traditionnelle  des  accents.  Les  siècles  ne  lui  ont 
fait  subir  que  de  légères  altérations.  Sous  la  plume  fine  &  la  main  légère  des  habiles  notateurs  du 
ix^  &  du  x=  siècle  comme  sous  la  plume  large  &  la  main  pesante  des  copistes  du  xiii=  &  du  xiv%  les 
lignes  essentielles  restent  toujours  les  mêmes  (pi.  129,  130).  Les  accents  sont  encore  reconnaissables 
lorsque,  au  xii^  &  au  xiii=  siècle,  on  les  place  sur  portées  (pi.  131)  ;  &  les  notes  longues  &  grossières 
du  xv=  &  du  xvi=  siècle  ne  parviennent  pas  à  les  défigurer  complètement  (pi.  151). 

Cependant  une  espèce  particulière  de  neumes-accents  se  montre  (pi.  iio)  dans  un  manuscrit 
attribué  jusqu'ici  à  l'église  de  Worms.  Elle  demanderait  une  étude  spéciale.  Nous  aurons  l'occasion 
d'y  revenir.  Constatons,  sans  nous  y  arrêter,  que  l'écriture  sangallienne  ordinaire  se  rencontre  aussi 
dans  des  monuments  de  liturgie  musicale  de  ce  diocèse.  Peut-être  la  notation  employée  dans  ce  ma- 
nuscrit est-elle  antérieure  à  l'introduftion  de  l'écriture  sangallienne  à  Worms. 

Transplantés  en  France,  les  neumes-accents  s'y  acclimatèrent  facilement.  Nous  avons  donné  au 
tome  I  une  analyse  de  la  notation  française  proprement  dite.  (Cf.  Paléog.  Mus.,  t.  I,  p.  117.)  Signa- 
lons tout  spécialement  les  neumes  élégants  &  élancés  de  l'abbaye  de  Saint-Serge  d'Angers.  (PI.  185, 
&  pl.  XIX  (i),  184,  186,  187,  188,  189,  190,  &c.) 


(i)  Les  chiffres  romains  renvoient  aux  planclies  du  premier  volume. 


LA    NOTATION    NEUMATIQUE 


En  parcourant  ces  feuilles,  on  remarquera  que  le  type  neumatique  français  est  sujet  à  plus  de 
modifications  que  le  sangallien.  Sans  doute  les  copistes  français  se  laissèrent  aller  à  leur  goût  per- 
sonnel. Nous  avons  dit  ailleurs  qu'on  le  retrouve  à  Saint-Denis  de  Paris,  à  Fleury-sur-Loire,  à  Autun, 
Arras,  Saint-Omer,  Chartres,  Angers,  le  Mans,  Rouen,  Corbie,  Saint- Wandrille,  Tours,  Vendôme, 
Nevers,  Lyon,  &c.,  &  même  en  Angleterre. 

La  transformation  diastématique  de  cette  écriture  se  fait  sans  secousse  &  sans  dislocation.  C'est 
ainsi  qu'on  reconnaît  très  bien  son  type  dans  le  manuscrit  si  connu  de  Saint-Évroult  (pi.  194),  ou 
encore  dans  celui  d'Angers  (pi.  XXIX),  &  lorsqu'il  arrive  à  la  ponctuation  carrée  liée,  on  reconnaît 
encore  ses  lignes  principales. 

Sœur  de  la  notation  française,  la  notation  anglo-saxonne  vit  côte  à  côte  avec  elle  en  Normandie 
&  en  Angleterre.  Nous  en  avons  donné  quelques  exemples  dans  les  planches  178,  179,  180,  182  A. 

Enfin,  pour  terminer  la  revue  des  accents  chironomiques  traditionnels,  donnons  encore  une  sim- 
ple mention  à  la  notation  mozarabe,  représentée  dans  le  premier  volume,  pi.  II.  (Cf.  t.  I,  p.  36.) 

Le  courant  extra-traditionnel  comprend  toutes  les  altérations  des  neumes-accents,  tous  les  essais 
d'amélioration  tentés  dans  différentes  contrées  pour  arriver  à  une  représentation  plus  parfaite  de 
l'échelle  musicale.  Laissés  à  leur  propre  initiative,  les  notateurs  ont  employé  des  procédés  dont  la 
variété  même  atteste  leur  indépendance  ;  néanmoins  il  existe  entre  ces  tentatives  des  points  de  res- 
semblance nécessaires,  puisque,  parties  de  l'accentuation  musicale,  elles  tendaient  toutes  au  même 
but,  le  perfectionnement  de  la  notation. 

Les  neumes  lombards  (pi.  19  &  suivantes),  &  les  neumes  italiens  proprement  dits,  qui  en  dé- 
rivent (pi.  25,  26,  &c.),  sont  ceux  qui  s'écartent  le  moins  de  la  tradition.  Nous  avions  même  pensé 
à  laisser  cette  écriture  dans  la  catégorie  des  accents,  mais  l'altération  de  la  virga  initiale  dans  certains 
porreftus  &  clivis  &  dans  le  climacus  nous  détermine  à  la  ranger  dans  la  classe  dont  nous  nous 
occupons.  Par  ailleurs  le  scandicus  lié  qui  caractérise  ce  système  est,  croyons-nous,  la  forme  la  plus 
ancienne  &  la  plus  traditionnelle  de  ce  groupe.  (Cf.  sur  cette  notation  la  Paléog.  Mus.,  t.  I,  p.  137.) 

Les  neumes  lombards  se  trouvent  dans  le  midi  de  l'Italie.  Le  Mont-Cassin  en  est  le  centre. 
Plus  au  nord  on  rencontre  les  neumes  italiens,  qui  descendent  plus  tard  dans  le  midi  quand  la  nota- 
tion lombarde  tombe  en  désuétude. 

Mais  l'altération  &  la  rénovation  des  neumes  allèrent  plus  loin  en  Italie.  La  planche  8  A,  prise 
dans  un  manuscrit  de  Lucques,  nous  montre  une  ponctuation  diastématique  encore  mélangée  d'ac- 
cents, mais  cependant  assez  avancée.  La  même  observation  est  à  faire  pour  le  graduel  de  Monza  re- 
produit dans  la  même  planche. 

La  notation  ambrosienne  (soit  dit  en  passant)  n'est  qu'une  forme  particulière  de  la  notation  du 
nord  de  l'Italie.  Elle  ne  devient  vraiment  mi  generis  qu'aux  xii=  &  xiii=  siècles,  où  elle  prend  défini- 
tivement les  caractères  qu'on  lui  voit  encore  aujourd'hui  dans  les  manuscrits  en  usage  dans  l'église 
de  Milan. 

Plus  au  nord,  l'abbaye  de  Saint-Abundius  de  Como  semble  avoir  donné  naissance  à  une  nota- 
tion particulière,  dont  nous  avons  des  spécimens  dans  les  planches  XXIV  &  9  A,  B.  (Cf.  Paléog. 
Mus.  t.  I,  p.  153.)  La  bibliothèque  de  Verceil  possède  aussi  un  graduel  du  xi=  siècle  noté  de  la  même 
manière  &  provenant  également  de  Saint-Abundius  (i). 


(i)  Ce  manuscrit  nous  fut  présenté  comme  originaire  de  l'église  de  Verceil.  En  l'ouvrant  nous  reconnûmes  du  premier 
coup  d'oeil  l'écriture  de  Como.  Pouvait-il  appartenir  à  Verceil,  dont  la  notation  est  la  même  qu'à  Monza?  ne  venait-il  pas  de 
Como?  Notre  supposition  devint  bientôt  une  certitude.  En  effet,  dans  les  litanies  des  saints,  seule  entre  toutes,  l'invocation 
à  saint  Abundius  se  détache  en  lettres  capitales.  Exemple  frappant  de  ce  que  la  connaissance  des  écritures  musicales  a  d'utile 
pour  fixer  l'origine  des  manuscrits  notés. 

Paléographie.  III.  ï  i 


PALEOGRAPHIE    MUSICALE 


Enfin,  pour  mémoire,  mentionnons  l'écriture  nonantolienne,  dont  nous  avons  donné  une  descrip- 
tion au  tome  II,  page  23  (pi.  11,  12,   13,  15,  16,  17,  18). 

Si  nous  passons  les  Alpes,  nous  retrouvons  les  mêmes  tendances. 

On  voit,  planche  80  A,  une  notation  assez  rare  mêlée  d'accents  &  de  points,  qui  semble  appar- 
tenir à  l'ouest  de  la  France.  C'est  une  page  extraite  d'un  manuscrit  originaire  de  l'église  de  Saint- 
Vougay,  en  Basse-Bretagne.  On  retrouve  cette  écriture  dans  les  planches  80  B,  81,  82;  à  Angers 
(pi.  XXII),  à  Chartres  (pi.  XXI),  en  Angleterre  (pi.  81).  On  y  entrevoit  déjà  un  premier  symptôme 
de  désagrégation  des  neumes  &  de  transition  aux  points  détachés.  C'est  la  première  étape  vers  la 
notation  aquitaine. 

La  notation  messine  offre  à  peu  de  chose  près  les  mêmes  caraftères  généraux  que  la  précédente, 
mais  avec  des  particularités  qui  la  rendent  très  reconnaissable  ;  telles  que  laflexa  cornuta  •/ ,  le^of- 
re£lus  cornutus  "f^,  &  le  pun£lum  A  .  qui  se  trace  de  gauche  à  droite  &  se  termine  par  un  plein  de  la 
plume.  L'évolution  vers  les  points  est  ici  plus  avancée. 

Cette  notation  était  en  usage  à  Metz  &  dans  un  rayon  assez  étendu  autour  de  la  célèbre  école 
de  chant  de  cette  ville.  Le  Luxembourg,  une  partie  de  la  Belgique,  &,dans  le  nord  de  la  France, 
Cambrai,  Laon,  Prémontré,  Reims,  Compiègne,  &c.,  l'avaient  adoptée. 

L'influence  de  cette  école  s'étendit  même  plus  loin.  Bien  des  raisons  en  effet  nous  portent  à 
croire  que  les  points  aquitains  lui  doivent  leur  origine.  Or  on  sait  que  la  notation  aquitaine  domine 
dans  le  midi  de  la  France,  dans  la  Provence  &  dans  l'Espagne  entière. 

La  notation  partie  de  Metz  fut  donc  pour  l'Europe  occidentale  ce  que  celle  de  Saint-Gall  fut 
pour  l'Europe  centrale. 

En  traçant  en  quelque  sorte  la  carte  géographique  de  l'écriture  musicale  du  moyen  âge,  nous 
n'avons  pas  la  pensée  de  lui  assigner  des  délimitations  rigoureuses,  absolues.  Nous  n'ignorons  point, 
en  effet,  que  dans  tel  ou  tel  pays  on  peut  trouver  des  manuscrits  d'écriture  étrangère.  Ces  exceptions 
ne  sont  pas  rares  ;  elles  s'expliquent  sans  effort  quand  on  songe  combien  facilement  naissaient  &  se 
développaient  les  colonies  monastiques,  &  aussi  avec  quel  soin  se  conservaient  entre  elles  les  relations 
de  famille.  Ajoutons  encore  qu'à  cette  époque  les  nationalités  étaient  moins  tranchées  qu'elles  ne  le 
sont  aujourd'hui.  Cela  suffit  pour  expliquer  comment  on  trouve  à  Leipzig,  dans  l'ancien  monastère 
augustinien  de  Saint-Thomas,  un  graduel  écrit  d'après  la  tradition  gothico-messine  ;  comment  on 
en  trouve  un  autre  en  Suisse  dans  une  ancienne  abbaye  de  prémontrés  ;  comment  la  notation  aqui- 
taine se  trouve  à  Naples,  &  l'italienne  à  Tolède.  Quant  aux  écritures  musicales  cistercienne  &  char- 
treuse, on  les  trouve  dans  tous  les  pays.  C'est  pour  prévenir  des  objections  fort  naturelles  que  nous 
venons  d'exposer  ces  principes. 

Si  brèves  soient-elles,  ces  indications  suffisent  pour  jeter  un  nouveau  jour  sur  une  question  déjà 
étudiée  par  les  Fétis,  les  Kiesewetter,  les  Coussemaker,  les  Nisard,  les  Ambros,  les  Riemann,  &c., 
mais  qui  n'avait  pas  encore  reçu  de  solution  vraiment  définitive.  Elles  suffisent  aussi  pour  tracer  une 
première  ébauche  d'une  histoire  vraiment  scientifique  de  la  séméiographie  liturgico-musicale.  Désor- 
mais, nous  en  avons  l'espoir,  les  érudits  considéreront  cette  branche  des  études  paléographiques 
comme  une  science  véritable,  reposant  sur  des  bases  solides,  sur  des  données  incontestables. 


FIN 

DU    TROISIÈME    VOLUME. 


TABLE  DES  MATIERES 


DU    TROISIEME    VOLUME 


De    l'influence    de    l'accent   tonique    latin    et   du  cursus   sur   la   structure  mélodique  et  RYTHMiaUE  DE 

la  phrase  grégorienne 8 

Avant-Propos 8 

I.  L'ACCENT  TONIQUE  LATIN  ET  LA  PSALMODIE  GRÉGORIENNE    . 9 

§  I.  Notions  préliminaires. 

§  II.  L'accent  tonique  &  la  psalmodie  simple  de  l'office 13 

Tableau  I.  Médiantes  dans  la  psalmodie  simple 15 

Médiantes  à  un  accent,  i"  groupe 16 

Médiantes  à  deux  accents,  2"=  groupe 17 

Tableau  II.  Finales  dans  la  psalmodie  simple 18 

Finales  à  un  accent 18 

Finales  à  deux  accents 18 

§  III.  L'accent  tonique  &  la  psalmodie  ornée  des  introïts  &  des  communions 20 

Tableau  111.  Intonation  de  la  2"  partie  du  verset  de  l'introït  du  "Vl^  mode.  Version  des  manuscrits, 

version  de  Ratisbonne 20 

Tableau  IV.  Médiantes  ornées  des  introïts  &  des  communions 22 

Médiantes  pentésyllabiques  à  un  accent 22 

Médiantes  tétrasyllabiques  à  deux  accents 23 

§  IV.  L'accent  tonique  &  la  psalmodie  des  traits 25 

Tableau  V.  Psalmodie  des  traits.  Phrase  du  VIII*  mode.  Version  des  manuscrits,  version  de  Ratis- 
bonne   25 

§  V.  L'accent  tonique  &  la  psalmodie  du  répons-graduel /îwte 31 

Tableau  VI.  Répons-graduel /M5te5.  Première  distinélion 31 

Tableau  VII.       »           »             »     Deuxième        »               34 

Tableau  VIII.      »          »             *>     Troisième        »              36 

Tableau  IX.        »           »             »     Quatrième       »               38 

Tableau  X.         »           »             »     Cinquième        »               40 

Tableau  XI.        »           »             »     Sixième            »               43 

Tableau  XII.       »           »             »     Septième          »               46 

Tableau  XIII.      »           »             »     Huitième         »              48 

Tableau  XIV.  Synopsis  des  huit  phrases  musicales  du  R.  G.  Justus 52 


84  PALÉOGRAPHIE    MUSICALE 


§.  VI.  L'accent  tonique  &  un  type  de  verset  alléluiatique  du  deuxième  mode 53 

Tableau  XV.  Chant  de  l'alléluia 54 

Première  &  troisième  distinéiions 55 

Tableau  XVI.  Deuxième  distindion 57 

Tableau  XVll.  Quatrième  distinction 59 

§.  Vil.  L'accent  tonique  &  la  psalmodie  des  versets  dans  les  répons  de  l'office.  Première  partie  du  verset.  60 

Tableau  XVIII.  Synopsis  de  la  psalmodie  des  versets  de  répons  dans  les  huit  modes 60 

Tableau  XIX.  Psalmodie  des  versets  de  répons  dans  le  premier  mode 6} 

Tableau  XX.  Psalmodie  des  versets  de  répons,  deuxième  mode 64 

§  VIll.  Classification  &  dénomination  des  principales  modifications  subies  par  les  types  grégoriens  .     .  64 

1°  Suppression  :     Aphérèse 65 

Syncope 66 

Apocope 66 

2"  Addition  :  Prosthèse 67 

Épenthèse 68 

Epithèse 70 

3"  Contraction  :     Synérèse • 70 

Crase 71 

Elision 72 

4"  Division  ou        Diérèse 73 

5°  Permutation 76 

Précis  d'histoire  de  la  notation  neumatique  d'après  les  fac-similés  publiés  dans  la  Paléographie  musicale.  79 


TABLE  DES  MANUSCRITS 


REPRODUITS    DANS    LES    TROIS    PREMIERS    VOLUMES 


DE    LA    PALEOGRAPHIE    MUSICALE 


Ville 
AMSTERDAM 


ANDENNE 
ANGERS . 


AOSTE     . 
APT  .       . 

AREZZO  . 

BAMBERG 


BERLIN    . 
BOLOGNE 

BRUXELLES 


Bibliothèque 

Bibliothèque  de  la  Ville 
Bibl.  de  l'Université 

»        » 
Archives  de  l'Eglise 
Bibl.  de  la  Ville      . 


(Bibl.  de  Mgr  Duc,  Evêque  d') 
Archives  de  la  Basilique  Sainte-Anne 


Cote 


Planche 


Bibl. 

de  la  Fraternité  de  Sainte-Marie 

» 

»                      » 

Bibl. 

Royale 
» 
» 
» 
» 

Bibl. 

Royale, 

Théologie  latine     . 

Bibl. 

de  l'Université       .       .       .       . 

» 

» 

Bibl. 

Royale 
» 
» 
» 
» 
» 

Av3 

142 

A 

28.  U.  B 

150 

A  8     . 

149 

173 

B 

83 

XXII  (*] 

A 

89 

XXIX 

136 

187 

B 

717 

187 

G 

730 

185 

42 

4  • 
I   . 

83 
96 

57 
26 

A.  IL  54 

1 12 

B 

A.  IL  55 

1 12 

A 

ED.  III.  3 

120 

ED.  m.  6 

125 

A 

ED.  III.  7 

125 

B 

1 1 

109 

B 

2565 

208 

2679 

13 

2031-2 

159 

2034 

121 

4767 

148 

B 

5092-4 

165 

5235 

164 

A 

19389 

170 

(*)  Les  chiffres  romains  renvoient  au  tome  premier. 


86 


PALEOGRAPHIE    MUSICALE 


Ville 

Bibliothèque                                                                       Cote 

Planche 

BRUXELLES    .       . 

Bibl.  Royale,  fond  Fétis 1162 

160 

—       .       .       . 

»            » 1 1 72 

.       92 

—       ... 

»             » » 

■      93 

—       ... 

Bibl.  du  duc  d'Arenberg,  n°  9  des  mss  réservés 

148 

A 

CADOUIN       .       . 

Comment,  de  S.  Jérôme  sur  les  épîtres  de  S.  Paul 

.      98 

—       .       .       . 

Graduel  Cistercien 

205 

CAMBRAI       .       . 

Bibl.  de  la  Ville,  catalogue  Molinier 

60 

.       162 

B 

—       .       .       . 

»                            » 

61 

.       166 

A 

—       .       .       . 

»                             » 

75 

184 

A 

—       .       .       . 

»                             » 

78 

.       163 

B 

—       ... 

»                             » 

193 

.       168 

B 

—       ... 

»                             » 

234 

.       162 

A 

CAMBRIDGE  .       . 

Collège  de  Corpus  Christi     . 

■       179 

CARLSRUHE  .       . 

Bibl.  Ducale      . 

119 

C 

CAVA      .       .       . 

Abbaye       .... 

■       67 

—       ... 

»           ... 

.      68 

CHARTRES     .       . 

Bibl.  de  la  Ville      .       . 

47  (40) 

XXI 

—       .       .       . 

»          ... 

130(1. 

j8)   .      XXIII 

—       ... 

»          .       . 

520  (2. 

12)     .         XXX 

—       .       .       . 

»          ... 

529  (4. 

28)     .         XXXI 

CLERMONT-FERRANC 

)      Bibl.  du  Chapitre     . 

■       99 

COLMAR.       .       . 

Bibl.  de  la  Ville      . 

409 

.       126 

B 

—       .       .       . 

»          ... 

429 

.       126 

A 

—       ... 

»          ... 

443 

.       114 

C 

—       ... 

»          ... 

445 

•       144 

A 

CORTONE      .       . 

Bibl.  Communale    . 

12 

■      3} 

B 

DOUAI     .       .       . 

Bibl.  de  la  Ville      . 

90 

.       168 

A 

—       .       .       . 

»          ... 

114 

•    ■  177 

A 

EINSIEDELN   .       . 

Abbaye 

"3 

.       114 

A 

—       ... 

»           ... 

114 

.       114 

B 

GAND      .       .       . 

Bibl.  de  l'Université 

188 

•       177 

B 

—       .       .       . 

»          ... 

244 

•       154 

—       ... 

»          ... 

315 

.       119 

B 

—       ... 

»          ... 

448 

.       166 

B 

GRENOBLE     .       . 

Bibl.  de  la  Ville      .       . 

84  (39= 

)     •      94 

—       ... 

»          ... 

90  (60c 

))     .      210 

HARLEM .       .       . 

Musée  Episcopal 

58 

.       128 

B 

—       ... 

»          ... 

137- 

•       '5' 

IVRÉE      .       .       . 

Bibl.  du  Chapitre     . 

85 

I 

JUTPHAAS      .       . 

Bibl.  de  M.  Van  Heukelem 

•       134 

LAON       .       .       . 

Bibl.  de  la  Ville      .       . 

226 

.       161 

B 

—       .       .       . 

»          ... 

2-}6 

•       157 

C 

—       ... 

»          ... 

237 

.       161 

A 

—       ... 

»          ... 

239 

•       155 

LA  HAYE       .       . 

Musée  Meermanno  Westrianum  . 

12 

.       156 

LE  HAVRE     .       . 

Bibl.  de  la  Ville      .... 

332 

.       187 

A 

LEIPZIG    .       .       . 

Archives  de  l'Eglise  Saint-Thomas 

•       174 

LEYDE     .       .       . 

Bibl.  de  l'Université,  fond  latin  . 

25 

.       80 

B 

—       ... 

». 

1327 

•       143 

TABLE    DES    MANUSCRITS 


87 


Ville 

LILLE 

LIMOGES. 

LONDRES 


LUCOUES. 

MADRID 

MARSEILLE 
METZ 

MILAN 
MODÈNE. 


Bibliothèque 

Bibl.  de  la  Ville 
Bibl.  de  la  Ville 
Musée  Britannique, 

» 

» 


Cote 


Planche 


add 


Musée  Britannique,  fond  Arund 

»  »  Caligula 

»  »  Egerton 

»  »  Harléien 


Bibl.  du  Chapitre 


Lansd 
Royal 


Bibl.  Nationale. 

»  .... 

Bibl.  de  l'Académie  royale  d'histoire 
Bibl.  de  la  Ville.     . 
Abbaye  Sainte-Madeleine 
Bibl.  de  la  Ville      .       . 

»  .... 

»  .... 

Bibl.  Ambrosienne  . 

»  .... 

»  .... 

»  .... 

Bibl.  Bréra        .... 
Bibl.  du  Chapitre     . 

»  .... 

»  .... 


28 

.76 

2(17).    . 

203 

I 1669  . 

122 

A 

II862  . 

192 

I2I94.     . 

201 

I6I75  . 

152-3 

16905  . 

204 

A 

16950  . 

138 

I700I  . 

206 

B 

17303  . 

105 

1803 1-2 

131 

23935  • 

200 

B 

24680  . 

123 

B 

24687  . 

145 

26884  • 

135 

27921  . 

136 

27922  . 

175 

B 

30027  . 

139 

31384  . 

106 

.56    . 

124 

C 

A.  XIV 

180 

857   . 

158 

622 

202 

1117  . 

81 

4951  . 

85 

462 

209 

2.  B.  4 

196 

490   . 

3 

603 

34 

609 

35 

611   . 

8 

A 

C.  131. 

102 

C.  132. 

199 

A 

F.  185. 

89 

E.  B.  316 

95 
90-1 

80.   . 

157 

A 

83.   . 

171 

452   . 

.63 

A 

IV.  D.  84 

nf.  5 

B 

E.  68  sup. 

•   9 

A 

M.  70  » 

41 

S.  74  » 

.   46 

AE.  XIV.  I 

2  141 

0.  I.  16 

36 

0.  I.  7. 

•   37 

A 

G.  IV.  9 

■   117 

A 

PALEOGRAPHIE    MUSICALE 


Fille 
MODÈNE . 

MONT-CASSIN 


MONTPELLIER 


MONZA 


MUNICH 


NAPLES 


NONANTOLA 


ORLEANS 
PARIS      . 


Bibliothèque  Cote  Planche 

Bibl.  Estense .       .       .  1 18       B 

» ...  64 

»          ...  63 

Bibl.  de  l'Abbaye K.  494.       .  9           B 

» NN.  339     .  19 

» NN.  540     .  21 

» NN.  546     .  22 

» ...  65-65 

» LL.       .       .  71-72 

Bibl.  de  l'École  de  Médecine        ....  159      .       .  189 

» »        .       .  190      A 

» .       .  314      .       .  190       B 

Bibl.  du  Chapitre C.  12,  75    .  4           B 

»          .       . C.  13,  76    .  5           A 

» C.  14,  77    .  40 

» 104       ..  8           B 

» B.  I.  41       .  12 

» K.  II.    .       .48 

» E.  IX.  .       .  56 

Bibl.  de  M.  Rosenthal .       .       .  xx 

» ...  XII 

» ...  XIII 

» ...  XIV 

» ...  I 

» ...  XV 

Bibl.  Nationale VII.  AA.  3  .  24 

» VI.  E.   II    .  47 

» V.  G.  1 1     .  44 

» VI.  G.  38   .  30 

Bibl.  du  Comte  Torrequadra ...  54 

Trésor.              ...  15 

» ...  16 

» ...  17 

Bibl.  de  la  Ville 14(11)       .  182       B 

Bibl.  Nationale,  fond  latin 776      .       .  84 

» 780      .       .  88 

» 903      .       .  87 

» 1087      .          .  XIX 

» 1132      .          .  XXVIII 

» 1134    .       .  86 

» 1235    .       .  195       B 

» 1240      .          .  XXVII 

» 1255      .          .  XVII 

» 10508  .       .  194 

» 1051 1  .       .  198       A 

» 12053  •       •  '^S       ^ 

» 17307  .       .  169  A-B 

» 17328  .       .  197 

» 18010  .       .  191 


TABLE    DES    MANUSCRITS 


89 


VilU 


PARIS 


PEROUSE 


PROVINS 


REIMS 


ROMANS 
ROME 


Bibliothèque 

Bibl.  Nationale,  nouv.  acq.  latin 
»  »       .       . 


Bibl.  de  l'Arsenal 


Cote 

1413 
1414 
1669 
610 
I  169 


Bibl. 


Mazarine .  384  (748) 

» 405  (73') 

» 411  (241) 

Bibl.  Sainte-Geneviève CC.  lat.   i( 

Bibl.  du  Chapitre 16 

» 20 


Bibl.  de  la  Ville 


Bibl.  de  la  Ville 


Bibl.  du  Grand  Séminaire 
Bibl.  Angelica  . 


Bibl. 


Barberini 
» 


Monastère  de  Saint-Calixte 
Bibl.  Casanatense     . 


21 
12 

13 
221 
261 
262 


B.  3.  18 
D.  73  . 
R.  4.  38 
T.  5.  21 
T.  8.  8 

XI.  173 

XII.  2  . 

XIII.  12 

XIV.  30 

AR.  I,  i 
G.  IV.  I 

C.  IV.  2 


Bibl.  des  Dominicains    . 
Archives  de  Sainte-Marie-Majeure 


Bibl. 


Nationale,  fonds  Sessorien 
»  .       .       .       . 


»          .       varia        .       . 
Archives  du  Chapitre  de  Saint-Pierre. 
Bibl.  du  Séminaire  Romain  . 
Bibl.  Vallicellane 


20 

CXXXVl 
96        . 

543      • 
XX.  290 
B.  84   . 


B 


Bibl.  Vaticane 


24 
B.  ^o 

B.  81 

C.  5 
C.  52 
2049 
4750 


Planche 

49 

39 

3' 

1 10 

183 

186 

198 

207 

82 

6 

53 

45 

207 

199 

167 

167 

172 

204 

10 

43 
116 

7 
140 

38 

193 

23 

55 

20 

7 

29 

18 

200 

75-6 

73-4 

XXIV 

II 

79 
61-2 

50 

77-8 
32 
25 
4 

XXV 

27 

33 
52 

XXVI 


Paléographie.  III. 


90 


PALÉOGRAPHIE    MUSICALE 


Fille 
ROME      . 


ROUEN 


SAINT-GALL 


SAINT-OMER 


SAINT-VOUGAY 
SILOS       . 


SION.       . 
SOLESMES 


STOCKHOLM 
TOLÈDE  . 


TOULOUSE 
TOURS    . 

TRÊVES  . 


Bibliothèque 

BibL  Vaticane,  fond  latin     . 
»  »      Ottoboni 

»  fond  de  la  Reine 

BibL  de  la  Ville 


Bibl.  de  l'Abbaye 


Cote 


Bibl.  de  la  Ville 

» 

Archives  de  l'Église 
Bibl.  de  l'Abbaye 


Bibl.  de  l'Abbaye 


Bibl.  Royale,  Théologie 
Bibl.  de  la  Cathédrale 

» 

» 

» 

Bibl.  de  M.  l'abbé  Douais 
Bibl.  de  la  Ville       . 
Bibl.  du  Petit  Séminaire 
Bibl.  de  M.  Bohn     . 

» 

» 

» 
Bibl.  de  la  Cathédrale 

» 

» 


latin 


21 


5319 

576 

2052 

368  (A 

369  (Y 

1385  (U.  107)  18 
339 


» 

» 
340 
353 
359 

» 
361 

375 
376 
390 


252 


16 

33'  24 

35.  10 

39.  12 


184  (1017) 


27) 
7). 


Planche 


28 


178 

178 

182 

III 

IV 

V 

VI 

VII 

VIII 

IX 

X 

113 

XVIII 
XVI 

108 

XVII 

115 
113 

XI 
2 

173 


II 
97 

122 
21  I 
XXII 

188 

107 

119 

206 

105 
103 

100 
104 

181 
188 

140 

133 
132 
124 
142 

146 

147 


TABLE    DES    MANUSCRITS 


Ville 
TRÊVES 


TROYES 
TURIN 

VÉRONE 
VIENNE 


WIRZENBORN 
WURZBOURG 


ZURICH 


Cote 


Planche 


Bibl.  de  la  Cathédrale 

Bibl.  de  la  Ville      . 

» 

» 
Bibl.  de  la  Ville      . 

» 
Bibl.  Nationale. 
Bibl.  de  l'Oratoire  Salé: 

» 
Bibl.  de  U..  Bonnuzzi 


Bibl.  du  Chapitre    . 
Bibl.  Impériale . 

» 
Archives  de  l'Eglise 
Bibl.  de  l'Université 

» 
Bibl.  Cantonale. 

» 

» 


1 1 1 

B 

■53   • 

175 

A 

144 

B 

133 

B 

164 

B 

522   . 

157 

B 

1047  . 

•95 

A 

F.  IV.  18 

37 
69 
70 
14 
5' 
59 
60 

B 

CVII  . 

7 

A 

1609  . 

109 

A 

1845  • 

"3 
137 

C 

118 

A 

129 

14 

128 

A 

23 

130 

29   . 

124 

B 

55 

123 

C 

71 

1 1 1 

A 

75 

123 

A 

88 

115 

B 

125   . 

117 

B 

'37   • 

127 

II 

TABLE  DES  PIÈCES  DE  CHANT 

CONTENUES  DANS  LES   PLANCHES  DES  TOMES  I,  II,  ET  III 
DE    LA    PALÉOGRAPHIE    MUSICALE 

PAR  ORDRE  DE  PLANCHES 

TOME  PREMIER 


X(.), 


XII. 


e 

Liturgie  ambrosienne 

Siècle 

XIII     .     .      Int. 

Domine  ne  longe  . 

XII-XIII 

ConfraLtorium 
Transitorium 

Si  scires  quod  esses 

Dicit  dominus  Samaritanse 

XI 

» 

XIV     .     .     Int. 

AU. 

Protexisti  me. 
Confitebuntur  tibi. 

» 
» 

Rép. 

In  omnibus  exhibeamus. 

» 

Off. 

Confitebuntur 

» 

Int. 

Ad  te  levavi. 

» 

Ant. 

In  spiritu  &  veiitate 

» 

» 

Meus  cibus  est 

» 

Liturgie  ambrosienne 

Psalmellus 

Levate  oculos 

» 

» 

Qui  biberit  aquam 

» 

XV.     .     .     Ant. 

Deus  ne  elonges    . 

XI 

Ant. 

Miserere  mei  Deus. 

» 

Rép. 
Ant. 

Iniqui  persecuti  sunt      . 
Ester  faflus  sum    . 

» 

» 

Cor  meum  &  caro  mea. 

» 

Psalmellus 

Servite  Domino     . 

» 

» 

Muta  efficiant 

» 

Rép. 

Obsecro  Domine    . 

» 

» 

Posuerunt  adversum  me. 

» 

» 

Qui  edebat  panes. 

» 

Liturgie  mozarabe 

» 

Non  tradas  me 

» 

.     .     Ant. 

Habitaculo  isto 

» 

» 

Verba  oris  ejus      . 

» 

» 

Sitientes  vanité      . 

» 

» 

Eripe  a  framea 

» 

» 

Scuto  circumdabit. 

» 

» 

Circumdederunt  me 

» 

Gregem  tuum  Domine  . 

» 

» 

Considérât  peccator 

» 

Signum  salutis 

» 

» 
Rép. 

Ecce  ascendimus  . 
In  monte  Oliveti  . 

» 
» 

Liturgie  romaine 

» 

Hœc  dicit  Dominus  (début) 

» 

.     .     Ail. 

Lsetatus  sum.  2"^  verset  :  Stan 

tes  erant   . 

X 

Liturgie  romaine 

Ofï. 

Deus  tu  convertens 

» 

XVI     .     .     R.G. 

Sederunt  principes 

IX 

Int. 

Salve  sanfta  parens 

» 

AU. 

Video  cïelos. 

» 

R.G. 

Benedida  es  tu      . 

» 

R.G. 

Justus  ut  palma  {début). 

» 

Ail. 

Virga  Jesse  («o«  noté)  . 

» 

XVll       A     Int. 

Ad  te  levavi. 

XII 

Off. 

Félix  namque  es    . 

» 

R.G. 

Universi  qui  te 

» 

Co. 

Beata  viscera. 

» 

B     R.G. 

Justus  ut  palma    . 

XI 

•     •     Rép. 

Hodie  nobis  ceelorum     . 

X-XI 

XVUl  .     .     R.G. 

Specie  tua     . 

XIII-XIV 

» 

Hodie  nobis  de  cslo 

» 

AU. 

Post  partum. 

» 

» 

0  Regem  caeli 

» 

Off. 

Offere..tur  régi 

» 

» 

Descendit  de  caslis. 

» 

Co. 

Simile  est  regnum. 

» 

.     .     R.G. 

Domine  refugium. 

XIl-XIll 

Int. 

Dum  médium  silentium. 

» 

Ail. 

Qui  sanat     . 

» 

R.G. 

Speciosus  forma     . 

» 

Co. 

In  salutari  tuo 

» 

» 

Anima  nostra 

» 

.     .     Off. 

Benediftus  es  Domine  {Jiii) 

» 

(AU.) 

Laus  tibi  Christe.  Te  marty 

Ant. 

Ne  tradideris  Domine     . 

» 

rum .... 

» 

Rép. 

Collegerunt  . 

» 

Off. 

Anima  nostra 

» 

(i)  Les  planches  III,  IV,  V,  VI,  VU,  VIII  et  IX  ne  contiennent  aucune  pièce  notée. 


TABLE    DES    PIEGES    DE    CHANT 


9} 


Co. 

Vox  in  Rama 

XIII-XIV 

XXII        B     Rép. 

Ecce  vidimus  eum 

XI 

Int. 

Sacerdotes  tui 

» 

XXIII  . 

.    AU. 

Dies  sandificatus  {discantus) 

IXouX 

R.G. 

Ecce  sacerdos 

» 

» 

Multifarie  olim  {discantus) 

» 

Off. 

Inveni  David 

» 

» 

Video  cslos  {discantus). 

» 

Co. 

Beatus  seivus         .         .   ■ 

» 

XXIV. 

Rép. 

Libéra  me  Domine. 

XI 

Off. 

Posuisti 

XI 

XXV   . 

.     Rép. 

Libéra  me  Domine. 

XII 

Co. 

Video  caslos  . 

» 

XXVI  . 

.     Rép. 

Petre  amas  me 

» 

Int. 

Ego  autem    . 

» 

Ant. 

Beatus  levita  Laurentius 

» 

R.G. 

Justus  ut  palma    . 

» 

Rép. 

Quo  progrederis  {début) 

» 

Ali. 

Justus  non  conturbabitur 

» 

XXVII. 

.     Hymne 

Agios  0  Theos 

X 

Int. 

Ego  autem  sicut    . 

» 

XXVIII 

.     Co. 

Video  cœlos. 

XI 

R.G. 

Justus  ut  palma     . 

» 

Int. 

Ego  autem  sicut    . 

» 

Off. 

Gloria  &  honore    . 

» 

R.G. 

Justus  ut  palma     . 

» 

Co. 

Magna  est  gloria  . 

» 

AU. 

Justus  non  conturbabitur 

» 

Int. 

In  medio 

» 

Off. 

Gloria  &  honore  {début) 

» 

Ofî. 

In  virtute  tua  (fin) 

» 

XXIX. 

.     Off. 

Gloria  &  honore  {fin)  . 

XII 

Co. 

Video  cselos  . 

s> 

^ 

Co. 

Posuisti  Domine    . 

» 

Int. 

Ego  autem  sicut    . 

» 

R.G. 

Justus  ut  palma     . 

» 

R.G. 

Justus  ut  palma     . 

» 

XXX   . 

.     R.G. 

Justus  ut  palma     . 

XIII 

Off. 

Gloria  &  honore   . 

» 

XXXI. 

.     Int. 

Ego  autem  sicut    . 

XIV 

R.G. 

Justus  ut  palma    . 

X 

R.G. 

lustus  ut  palma 

» 

TOME  DEUXIEME 


Le  roi  David  &  des  musiciens 

jouant  de  divers  instruments 

2 

Saint  Grégoire  diélant  des  neu- 
m es-accents 

3 
4 

Gregorius  prœsul  {non  noté)  . 
Généalogie  selon  saint  Luc     . 

A 

B 

Int. 

Ego  autem  sicut    . 

R.G. 

Justus  ut  palma     . 

5 

A 

R.G. 

Justus  ut  palma     .- 

B 

Ofl. 

Domine  Deus 

6 

Ant. 

Invit. 
Ant. 

» 

Rép. 

» 

Cum  inducerent    . 
Tradent  enim 
Regem  Apostolorum 
In  omnem  terram . 
Clamaverunt  justi. 
Constitues  eos 
Ecce  ego  mitto  vos 
ToUite  jugum  {début) 

7 

A 

Prose 
» 

Laurenti  David  magni 
Candida  compcio  . 

B 

Trait 

Cantemus  Domino. 

C 

R.G. 

Nimis  honorati  sunt 

8 

A 

Rép. 

Collegerunt  . 

B 

R.G. 
Trait 

Sciant  gentes 
Commovisti . 

9 

A 

Co. 
Int. 
R.G. 

Posuerunt  mortalia 
Salus  autem. 
Anima  nostra 

B 

Rép. 
Ant. 

Iste  est  de  sublimibus 
Remigius  sanélus  . 

10 

Intr. 
R.G. 
Off. 

Ego  autem  sicut    . 
Justus  ut  palma     . 
Gloria  &  honore    . 

1 1 

Ant. 

Hodie  sandus  Benediftus  {fin) 

Int. 

Gaudeamus  . 

1  1 

R.G. 

Domine  prxvenisti 

XI-XII 

X 

Trait 

Desiderium  animse  {début) 

» 

12 

Int. 

Nos  autem  gloriari  {fin) 

XII 

X-XI 

R.G. 

Ego  autem  dum  mihi    . 

» 

VIII 

Off. 

Custodi  me  Domine 

» 

IX 

Co. 

Adversum  me 

» 

X 

'3 

A 

Int. 

Ego  autem  sicut    . 

Wfin 

X 

B 

R.G. 

Justus  ut  palma     . 

» 

XI 

'4 

A 

R.G. 

Justus  ut  palma     . 

XII 

X-XI 

B 

R.G. 

Hjec  dies 

» 

XI 

Ali. 

Pascha  nostrum     . 

» 

» 

'5 

R.G. 

Justus  ut  palma     . 

» 

» 

i6 

Ali. 

Justus  ut  palma     . 

» 

» 

'7 

Exsultet 

» 

» 

i8 

Trope 

Sanélissimus   namque  Grego- 

» 

rius  .... 

XII 

» 

'9 

Ail. 

Confitemini...  quoniam  bonu. 

XI 

» 

20 

Exsultet  {fin) 
Sicut  cervus. 

» 

» 

Trait 

» 

21 

A 

R.G. 

Domine  Deus  virtutum  . 

» 

» 

B 

R.G. 

Justus  ut  palma     . 

XII 

» 

22 

Int. 

Ego  autem  sicut    . 

XII  début 

» 

R.G. 

Justus  ut  palma     . 

»       » 

XII 

Ail. 

Gloria  &  honore   . 

»       » 

» 

Off. 

Gloria  &  honore  (début) 

»       » 

X! 

» 

23 

R.G. 
Ali. 

Justus  ut  palma     . 
Gloria  &  honore    . 

» 

» 

24 

Lamentations 

» 

» 

25 

Préface. 

XI 

» 

26 

Exsultet 

XI-XII 

» 

Lumen  Christi 

» 

» 

27 

Ant. 

Orietur. 

XII 

» 

'   » 

Veritas  de  terra     . 

» 

CI-XII 

Rép. 

Hodie  nobis  caelorum     . 

» 

» 

» 

Hodie  nobis  de  cœlo 

» 

94 


PALEOGRAPHIE    MUSICALE 


=9 
30 

Int. 

R.G. 

Co. 

Int. 

R.G. 

Ail. 

Off. 

3' 

Int. 
R.G. 

32 

Hymne 
» 

33 

A 

» 
Int. 
R.G. 

B 

R.G. 

34 

Rép. 

Rép. 


36 

R.G 

37 

A 

R.G 
Off. 

^8 

B 

R.G 

Off. 
Ant. 

39 

R.G 

Co. 

Int. 

R.G 

40 

Int. 

R.G 

Off. 

4" 

Int. 

R.G 

Ail. 

Off. 

42 

R.G. 

43 

Int. 

R.G. 

Ail. 

Off. 

44 

R.G. 

45 

R.G. 

A  summo  cselo 

In  sole. 

Ego  autem  sicut 

Justus  ut  palma 

Video  cœlos  . 

Ego  autem  sicut 

Justus  ut  palma 

Justus  ut  palma 

Gloria  &  honore 

In  voluntate  (fin). 

Domine  refugium  . 

Aurea  luce    . 

Jam  bone  pastor 

Nardi  Maria  pistici 

Ego  autem  sicut 

Justus  ut  palma 

Justus  ut  palma 

Hodie  nobis  cïplorum 

Hodie  nobis  de  caelo 

Hodie  natus  est  {début) 

Bonum  est  confiteri 

Si  enim  non  abiero  (rf.- 

Nimis  honorati  sunt  {dà 

Justus  ut  palma     . 

Gloria  &  honore    . 

Justus  ut  palma     . 

Gloria  &  honore  {début 

Qui  me  confessus  fuerit 

Qui  sequitur  me   . 

Qui  mihi  ministrat 

Si  quis  mihi  ministraverit 

Volo  pater    . 

Qui  odit  animam  suam. 

Qui  vult  venire  post  me 

Isti  sunt  sanfti 

Justus  ut  palma     . 

Posuisti  Domine    . 

Mihi  autem  . 

Nimis  honorati  sunt 

Ego  autem  sicut   . 

Justus  ut  palma     . 

Gloria  &  honore    . 

In  voluntate  tua  {fin) 

Domine  refugium . 

Qui  sanat 

Benedic  anima  mea 

Justus  ut  palma     . 

In  voluntate  tua  {fin) 

Domine  refugium  . 

Qui  sanat 

Vir  erat  in  terra  Hus 

Domine  refugium  . 

Os  justi  {fin) 

Justus  ut  palma     . 

Posuisti  Domine    . 

Inveni  David 

Justum  deduxit 


XII 

45 

Ail. 

Justus  germinabit. 

» 

46 

R.G. 

Posuisti  Domine  {fin)   . 

XIII 

» 

Gloria  &  honore   . 

» 

» 

Justus  ut  palma     . 

» 

» 

Justus  non  conturbabitur  {déb 

» 

47 

R.G. 

Domine  refugium  . 

» 

Ail. 

Qui  sanat     .... 

» 

48 

Int. 
R.G. 

Ego  autem  sicut  (fin)  . 
Justus  ut  palma     . 

» 

Off. 

Gloria  &  honore    . 

» 

Co. 

Magna  est  gloria  {début) 

XIV 

49 

R.G. 

Justus  ut  palma     . 

» 

» 

Ail. 
Int. 

Fuit  homo    .... 
De  ventre  matris  {début) 

XI-XII 

50 

Rép. 

Hodie  nobis  caelorum  {fin)     . 
Hodie  nobis  de  caslo 

» 

5" 

R.G. 

Domine  refugium  . 

Xll 

» 

52 

R.G. 

» 
Ail. 

Inveni  David  {fin) 
Justus  ut  palma     . 
Tu  es  sacerdos 

XIll 

53 

R.G. 

Os  justi         .... 

«/) 

» 

» 

Justus  ut  palma     . 

but) 

» 

» 

Domine  prœvenisti  {début)     . 

» 
» 

54 

Int. 
R.G. 

In  voluntate  tua  {fin)  . 
Domine  refugium  . 

» 

55 

R.G. 

Domine  refugium  . 

» 

56 

R.G. 

Inveni  David  {fin) 

XIV 

» 

Justus  ut  palma     . 

» 

AU. 

Tu  es  sacerdos 

» 

57 

R.G. 

Inveni  David  {fin) 

rit 

» 

» 

Justus  ut  palma     . 

» 

AU. 

Tu  es  sacerdos 

e 

» 
» 

58 

R.G. 

Inveni  David  {fin) 
Justus  ut  palma    . 

» 

59 

R.G. 

Justus  ut  palma    . 

XIII 

60 

AU. 

Tu  es  sacerdos 

» 

» 

Hic  est  sacerdos    . 

» 

61 

R.G. 
» 

Inveni  David  {fin) 
Justus  ut  palma     . 

XII 

62 

R.G. 

Justus  ut  palma     . 

» 

AU. 

Tu  es  sacerdos 

» 

63-64 

R.G. 

Justus  ut  palma     . 

XIl-XIII 

65- 

66 

R.G. 

Justus  ut  palma     . 
Os  justi  (début)    . 

» 

67 

Int. 

Ego  autem  sicut  {fin)    . 

» 

67- 

68 

R.G. 

Justus  ut  palma     . 

XIII 

69- 

70 

R.G. 

Justus  ut  palma    . 

» 

71- 

72 

R.G. 

Justus  ut  palma     . 

» 

7? 

R.G. 

Inveni  David  {fin) 

» 

73-74 

R.G. 

Justus  ut  palma     . 

» 

74 

AU. 

Tu  es  sacerdos  {début)  . 

» 

75- 

76 

R.G. 

Requiem       .         .         .         . 

» 

77- 

78 

R.G. 

Requiem        .          .          .          . 

» 

78 

Trait 

Absolve  {début)    . 

» 

79 

R.G. 

Justus  ut  palma     . 

» 

AU. 

Fuit  vir  {début)    . 

ut) 


XV 


TABLE    DES    PIECES    DE    CHANT 


95 


TOME  TROISIEME 


A      R.G. 

Ail. 
B      Rép. 


Rép. 


Ant. 
Invit. 
Ant. 


Rép. 
» 

» 
Rép. 

» 
Ant. 


Speciosus  forma     . 

Dominus  regnavit. 

Post  passionem 

Omnis  pulchritudo 

Exaltare  Domine    . 

Exaltare  Domine    . 

Exaltabo  te  Domine 

Ascendit  Deus 

Tempus  est  ut  revertar. 

Ascendens  in  altuni  (début) 

Oiiens  sol  justitiae. 

Dominus  sanftorum  prssulum 

Auâor  donorum 

Qui  Raphaelem 

Dum  jattantur 

Edomans  corpus 

Mirum  diftu. 

Adest  frater  . 

Cutliberthus  puer 

In  sani5lis  crescens 

Patriarclise  nostri 

Vir  Cuthbertlnis  {début) 

Audi  fîli  mi. 

Adversario  populorum  . 

Sapientia...  excidit 

Ego  in  altissimis 

Omnis  sapientia 

Sapientia  clamitat 

Attende  fili  . 

Sicut  malum. 

Dominus  possedit  me 


83 

Trope 

sur  Gloria  in  excelsis     . 

Prose 

Benedida  sit  sanda  Trinitas 

84 

Int. 

Ego  autem  sicut    . 

R.G. 

Justus  ut  palma     . 

AU. 

Valde  honorandus  est    . 

Off. 

Gloria  &  honore    . 

85 

Int. 

Ego  autem  sicut    . 

R.G. 

Justus  ut  palma     . 

Ail. 

Valde  honorandus  est    . 

86 

R.G. 

Viderunt  omnes     . 

» 

Sederunt  principes 

» 

Justus  ut  palma    . 

» 

» 

Exiit  sermo  . 
Anima  nostra 

87 

R.G. 

Fuit  homo    . 

Int. 

Justus  ut  palma     . 

R.G. 

Justus  ut  palma     . 

88 

Int. 

Ego  autem  sicut    . 

R.G. 

Justus  ut  palma     . 

89 

R.G. 

Domine  Deus  virtutum  . 

90 

Int. 

Ego  autem  sicut    . 

90-1 

R.G. 

Justus  ut  palma     . 

9' 

AU. 

Justus  ut  palma     . 

Off. 

Gloria  &  honore   . 

92 

Off. 

Posuisti  Domine    . 

92 

Co. 

Video  caelos  . 

xir 

Int. 

Ego  autem  sicut    . 

» 

92-3 

R.G. 

Justus  ut  palma  (début). 

» 

93 

Ail. 

Justus  non  conturbabitur 

» 

Off. 

Gloria  &  honore    . 

» 

94 

AU. 

Specie  tua  (fin)    . 

» 

Int. 

Ego  autem  sicut    . 

» 

R.G. 

Justus  ut  palma     . 

» 

Int. 

Benedicite  Dominum 

» 

95 

R.G. 

Domine  refugium  . 

» 

AU. 

Qui  sanat     . 

» 

96 

Int. 

Ego  autem  sicut    . 

» 

R.G. 

Justus  ut  palma     . 

» 

Off. 

Gloria  &  honore    . 

5) 

97 

Ant. 
» 

Dum  conturbata   . 
Mémento  mei  Domine   . 

XlI-XIll 

» 

Posuerunt  super  caput  . 
In'  pace  in  idipsum 
Habitabo  in  tabernaculo 
Caro  mea  requiescet 

» 
» 
» 
» 

Verset 

In  pace  in  idipsum 

» 

» 

Dormiam  &  requiescam. 

» 

Lament. 

Quomodo  obscuratum   . 

» 

Rép. 

Sepulto  Domino    . 

» 

Lament. 

Adhéesit  lingua 

» 

Rép. 

Jérusalem  luge 

» 

Lament. 

Oratio  Jeremiœ  (début) . 

» 

98 

Prose 

Quam  diletta 

» 

99 

Rép. 
» 

Continet  in  gremio 
Beata  &  venerabilis  es  . 

» 
» 

» 

0  Regem  csli  (début)  . 

» 

100 

R.G. 

Justus  ut  palma     . 

XIII 

ICI 

Int. 

Ego  autem    . 

» 

R.G. 

Justus  ut  palma     . 

» 

102 

Ant. 

Vidi  aquam  . 

XIV 

» 

Vespere  sabbati 

» 

103 

Ant. 
» 

Cum  Jucunditate  (fin)  . 
Ambulate  Sanfti  Dei 

» 
» 

Rép. 

In  hymnis    . 

» 

» 

Tu  Domine  universorum 

» 

104 

Ant. 

0  quam  gloriosum 

XIII-XIV 

» 

Beati  mundo  corde 

» 

» 

0  beatum  virum   . 

» 

» 

Ora  pro  nobis  (début)    . 

» 

105 

Int. 

In  voluntate. 

XIIL 

R.G. 

Domine  refugium . 

» 

AU. 

Qui  sanat     . 

» 

Off. 

Benedic  anima  mea 

» 

Co. 

In  salutari  tuo 

» 

Int. 

Dicit  Dominus  ego  (début) 

» 

106 

Int. 

In  voluntate. 

» 

R.G. 

Domine  refugium . 

» 

107 

Rép. 

Duétus  est  Jésus    . 

XIV 

108 

R.G. 

Justus  ut  palma    . 

IX 

» 

Exiit  sermo  . 

» 

AU. 

Hic  est  discipulus . 

» 

R.G. 

Anima  nostra 

» 

96 


PALEOGRAPHIE    MUSICALE 


io8  Ail.  Laus  tibi  Christe.  Te  marty- 

lum .         .         .         .         . 

109    A      Trope  sur  l'Introït  Puer  natus  est 

»  sur  l'Introït  Etenim  sederunt 

B      Ant.  Ave  gratia  plena  . 

»  Adorna  thalamum. 

MO  R.G.  Sciant  gantes 

Trait  Commovisti . 

1 1 1  A      Int.  Ego  autem  sicut    . 

R.G.  Justus  ut  palma     . 

B      Int.  Ego  autem  sicut  (fin) 

R.G.  Justus  ut  palma     . 

Off.  Gloria  &  honore    . 

112  A  R.G.  Domine  refugium  . 
B      Co.  Video  cîelos  . 

Int.  Ego  autem  sicut    . 

R.G.  Justus  ut  palma    . 

s>  Exiit  sermo  . 

113  A      Int.  Gaudete  in  Domino 

R.G.  Qui  sedes      . 

B      R.G.  Justus  ut  palma     . 

G      Co.  Video  cslos . 

Int.  Ego  autem  sicut    . 

R.G.  Justus  ut  palma     . 

Off.  Gloria  &  honore  (début) 

I  14    A      Int.  Ego  autem  sicut    . 

R.G.  Justus  ut  palma     . 

B      R.G.  Justus  ut  palma     . 

C      R.G.  Justus  ut  palma     . 

115  A      Int.  Ego  autem  sicut    . 

R.G.  Justus  ut  palma     . 

Off.  Gloria  &  honore  (début) 

B      R.G.  Domine  refugium . 

Off.  Vir  erat  in  terra  Hus  (début) 

116  Off.  Elegerunt  Stephanum  (_/?«) 
Co.  Video  caelos . 
Int.  Ego  autem  sicut    . 
R.G.  Justus  ut  palma    . 
Oflf.  Gloria  &  honore    . 

117  A      R.G.  Domine  refugium . 

AU.  In  exitu  Israël 

Off.  Vir  erat  in  terra  Hus 

B      Co.  Video  cîeIos  (fin). 

Int.  Ego  autem  sicut    . 

R.G.  Justus  ut  palma     . 

Off.  Gloria  &  honore    . 

Co.  IVlagna  est  gloria  . 

118  A      Int.  Ego  autem  sicut    . 

R.G.  Justus  ut  palma     . 

Off.  Gloria  &  honore    . 

Co.  Magna  est  gloria  . 

Int.  In  medio  Ecclesiae. 

R.  G.  Exiit  sermo  . 

Ail.  Hic  est  discipulus. 

B      Int.  Ego  autem  sicut    . 

R.G.  Justus  ut  palma     . 

119  A  Off.  Justus  ut  palma  . 
B  R.G.  Domine  virtutum  . 
C      R.G.  justus  ut  palma     . 

120  R.G.  Justus  ut  palma  . 
Off.  Gloria  &  honore  . 
Co.  Magna  est  gloria  (début) 

121  R.G.  Justus  ut  palma  . 
Off.  Gloria  &  honore  (début) 

122  A       Int.  Ego  autem  sicut    . 

Off.  Gloria  &  honore   . 


IX 
IX-X 


XI /« 


XI  Xll 

» 
XI 
XI-Xll 

XII 


122     A 


123 


124    A 


125 


Co. 

Magna  est  gloria  . 

XII 

Int. 

In  medio 

» 

R.G. 

Exiit  sermo  . 

» 

R.G. 

Justus  ut  palma     . 

» 

Off. 

Gloria  &  honore    . 

» 

Co. 

Magna  est  gloria  . 

» 

Int. 

In  voluntate  (fin). 

X-XI 

R.G. 

Domine  refugium  . 

» 

Off. 

Vir  erat  in  terra  Hus 

» 

R.G. 

Justus  ut  palma     . 

» 

Off. 

Gloria  &  honore  (début) 

» 

Int. 

Ego  autem  sicut  (fin)   . 

XIII  début 

R.G. 

Justus  ut  palma     . 

» 

Off. 

Gloria  &  honore    . 

» 

Int. 

Rorate  cseli  . 

XII-XIII 

R.G. 

Tollite  portas 

» 

R.G.. 

Justus  ut  palma     .      ,    . 

XIII  début 

Off. 

Gloria  &  honore    . 

» 

Co. 

Magna  est  gloria  (début) 

» 

R.G. 

Justus  ut  palma 

XIII 

Off. 

Gloria  &  honore  (début) 

» 

R.G. 

Domine  refugium  . 

Xll-Xlll 

R.G. 

Justus  ut  palma     . 

XUI 

Off. 

Gloria  &  honore    . 

» 

Int. 

In  voluntate. 

» 

R.G. 

Domine  refugium  . 

» 

AU. 

De  profundis 

» 

Off. 

Vir  erat  in  terra  Hus 

» 

R.G. 

Justus  ut  palma     . 

» 

Off. 

Gloria  &  honore    . 

» 

R.G. 

Justus  ut  palma     . 

» 

Off. 

Gloria  &  honore    . 

» 

Co. 

Magna  est     . 

» 

Int. 

In  medio 

» 

R.G. 

Exiit  sermo  . 

» 

AU. 

Hic  est  discipulus  . 

» 

Off. 

Justus  ut  palma  (début) 

» 

Off. 

Tui  sunt  Cceli  (suite) 

» 

Co. 

Viderunt  omnes     . 

» 

Int. 

Etenim  sederunt    . 

» 

R.G. 

Sederunt  principes. 

» 

Ail. 

Video  caelos  . 

» 

Off. 

Elegerunt  Stephanum    . 

» 

Co. 

Video  cœlos  . 

» 

Int. 

Ego  autem  sicut    . 

» 

R.G. 

Justus  ut  palma     . 

» 

Off. 

Gloria  &  honore    . 

» 

R.G. 

Justus  ut  palma     . 

» 

AU. 

Laudate  Dominum. 

.  XUI-XIV 

» 

Dextera  Domini 

» 

Int. 

In  voluntate. 

» 

R.G. 

Domine  refugium  . 

» 

AU. 

Qui  confidunt 

» 

Off. 

Vir  erat  in  terra  Hus     . 

» 

Off. 

Elegerunt  Stephanum    . 

XIV 

Co. 

Video  caelos  . 

» 

Int. 

Ego  autem  sicut    . 

» 

R.G. 

Justus  ut  palma     . 

» 

Off. 

Gloria  Se  honore    . 

» 

Co. 

Magna  est  gloria  . 

» 

Int. 

In  medio 

» 

R.G. 

Exiit  sermo  . 

» 

Ail. 

Hic  est  discipulus . 

» 

Off. 

lustus  ut  palma  (début). 

» 

R.G. 

Justus  ut  palma    . 

XIII 

» 

In  omnem  terram. 

» 

TABLE    DES    PIÈCES    DE    CHANT 


97 


132 

Int. 
Int. 
R.G. 

133 

A 

Int. 

R.G. 

Off. 

B 

R.G. 

Off. 

Co. 

Int. 

R.G. 

■34 

R.G. 
Off. 

'35 

Ail. 
Int. 
R.G. 

136 

Int. 
R.G. 

'37 

R.G. 
Ail. 

.38 

R.G. 

^39 

Int. 

R.G. 

Off. 

Co. 

Int. 

140 

A 

R.G. 
Off. 

B 

R.G. 

141 

R.G. 
Off. 

142 

A 

Ail. 
Int. 
R.G. 

B 

R.G. 

'43 

Int. 
R.G. 
Off. 
Co. 

'44 

A 

R.G. 

B 

R.G. 
Co. 

Int. 

145 

Off. 

R.G. 

Off. 

146 

Int. 

R.G. 

Int. 

'47 

R.G. 
Int. 

148 

A 

R.G. 

B 

R.G. 

'49 

Co. 

Int. 

R.G. 

Off. 

Co. 

Int. 

150 
'5' 

Int. 

R.G. 

Off. 

Co. 

Int. 

R.G. 

R.G. 

Justus  non  conturbabitur        .  XIII  début 

Cognovi  (début)  . 

Justus  ut  palma    . 

Ego  autem  sicut  (suite) 

Justus  ut  palma    . 

Gloria  &  honore    . 

Justus  ut  palma    . 

Gloria  &  honore  . 

Magna  est     . 

In  medio 

Exiit  sermo  (début) 

Justus  ut  palma     . 

Gloria  &  honore    . 

Qui  confidunt 

In  voluntate. 

Domine  refugium  . 

Justus  ut  palma 

Justus  ut  palma     . 

Domine  refugium  . 

Confitebor  tibi 

Justus  ut  palma  (fin) 

Ego  autem  sicut    . 

Justus  ut  palma     . 

Gloria  &  honore    . 

Magna  est     . 

Mihi  autem  nimis. 

In  omnem  terram.         .         .       XI-XII 

Mihi  autem  nimis. 

In  oinnem  terram. 

Justus  ut  palma     . 

Gloria  &  honore  . 

Ut  rosa 

Ego  autem  sicut    . 

Justus  ut  palma     . 

Justus  ut  palma     . 

Ego  autem  sicut   . 

Justus  ut  palma     . 

Gloria  &  honore    . 

Magna  est     . 

Justus  ut  palma     .         .         .  XIII 

Justus  ut  palma     .         .         .  XV 

Magna  est     . 

Mihi  autem  (début) 

Inveni  David  (fin). 

Justus  ut  palma     . 

Gloria  &  honore  (fin) 

Justus  ut  palma     . 

Justus  ut  palma     . 

De  ventre  matris  (début) 

Justus  ut  palma     . 

De  ventre  matris  (début) 

Justus  ut  palma    . 

Justus  ut  palma    . 

Domus  mea  (/«)  . 

Ego  autem  sicut   . 

Justus  ut  palma    . 

Gloria  &  honore   . 

Magna  est    . 

Mihi  autem  nimis  (début) 

Ego  autem  sicut    .         .         .  1571 

Justus  ut  palma     . 

Gloria  &  honore  . 

Magna  est    . 

Exclamaverunt 

Nimis  honorati  sunt 

Domine  refugium. 


152-3 
'54 


'55    A 


156 


'57    A 


161     A 


x6^ 

164 

.65 


R.G. 

Ant. 

Rép. 

» 

Off. 

Co. 

Int. 

R.G. 

R.G. 

Rép. 


Hymne 

R.G. 

R.G. 

Ail. 

Off. 

Co. 

Int. 

R.G. 

Ail. 

Off. 

Co. 

Int. 

Prose 

Int. 
R.G. 
Int. 
R.G. 


R.G. 

AU. 

R.G. 

Ail. 

Int. 

R.G. 

R.G. 

Off. 

Ant. 

Off. 

Int. 

R.G. 

R.G. 

AU. 

Int. 

R.G. 


XIV 

» 

1542 

» 

'554 

» 

» 

Hymne 

» 

166 

A 

R.G. 

» 

B 

Ant. 

167    A      R.G. 


A      R.G. 

Ail. 
B      R.G. 


vers  1563    '    169    A      R.G. 


Justus  {en  Bohémien) 

Bonus  athleta 

Egregius  Christi  miles 

Christophorus    Christum     fe- 
rens. 

Deus  enim  firmavit  (sut 

Exsulta  satis. 

Audivit  Dominus  . 

Domine  refugium. 

Unam  petii  {début) 

Sacram  prjesentis  diei 

Saniftus  Vincentius 

Valerius  igitur 

Levita  Vincentius 

Ecce  jam  in  sublime  {début) 

Adest  dies  sanftissima 

Justus  ut  palma    . 

Justus  ut  palma     . 

Beatus  vir     . 

In  virtute  tua 

Video  caelos . 

Ego  autem  sicut  . 
Justus  ut  palma     . 

Primus 

Gloria  &  honore   . 

Magna  est     . 

In  medio 

Clare  sandorum    . 

Agone  triumphali. 
Ego  autem  sicut  . 
Justus  ut  palma  . 
Justus  ut  palma  . 
In  sole. 

Domine  Deus  virtutum 
Excita  Domine  potentiam 
Domine  refugium. 
Qui  timent  Dominum 
Haec  dies 

Pascha  nostrum     . 
Justus  ut  palma  {Jin) 
Justus  ut  palma     . 
Justus  ut  palma     . 
Gloria  &  honore   . 
Ecce  carissimi 
Meditabor     . 
Ego  autem  sicut    . 
Justus  ut  palma     . 
Domine  refugium  . 
Lauda  anima 
Veni  &  ostende     . 
A  summo  cœlo 
In  sole  posuit 
Domine  Deus  virtutum 
Excita  Domine  potentiam 
Benedidus  es  {début) 
Justus  ut  palma     . 
Angelorum  decus. 
Exsulta  pater  Landoalde 
Locus  iste     . 
Nimis  honorati  sunt 
Justus  ut  palma    . 
Justus  ut  palma     . 
Corona  aurea 
Si  ambulavero 
Absolve  Domine   . 
In  sole  posuit 


1570 
X 


XI 

XII 


Paléographie.  III. 


XII /b 
» 

XII 
» 
» 
XWfin 
» 

XII 

» 

XII /» 


98 


PALÉOGRAPHIE    MUSICALE 


169  B 

R.G. 

Justus  ut  palma    . 

XII  fin 

.87 

A 

Ant. 

170 

R.G. 

Justus  non  conturbabitur 

XIII 

» 

» 

Domine  praevenisti 

» 

Rép. 

» 

Justus  ut  palma     . 

» 

B 

Off. 

Ail. 

Beatus  vir     . 

» 

C 

Rép. 

» 

Posuisti  Domine     . 

» 

» 

» 

Lcetabitur  justus    . 
Justus  germinabit  (début) 

» 
» 

188 

A 
B 

R.G. 
R.G. 

171 

Rép. 

Hodie  nobis  de  cœlo  (fin) 

» 

C 

R.G. 

» 

Quem  vidistis  pastores  . 

» 

189 

R.G. 

» 

Descendit  de  caelis 

» 

R.G. 

172 

Oft. 

Posuisti  Domine     . 

» 

R.G. 

Co. 

Video  côelos  . 

» 

190 

A 

R.G. 

Int. 

Ego  autem  sicut    . 

» 

B 

R.G. 

R.G. 

Justus  ut  palma     . 

» 

191 

Int. 

Off. 

Gloria  &  honore    . 

» 

R.G. 

Ail. 

Justus  non  conturbabitur  (/h ^ 

» 

Ail. 

173 

A 

Hymne 

Audi  Judex    . 

» 

Off. 

B 

R.G. 

Domine  refugium  . 

» 

Co. 

AU. 

Qui  timent  Dominum    . 

» 

Int. 

■74 

R.G. 
Int. 

Justus  ut  palma 
Benedicite  Domino  (début) 

-   » 

R.G. 
Ail. 

■75 

A 

R.G. 

Justus  ut  palma    . 

XIV 

Off. 

B 

R.G. 

Domine  refugium . 

Xlll 

192 

Co. 

Ail. 

De  profundis 

» 

Int. 

.76 

R.G. 

Justus  ut  palma  (f.) 

XIV 

R.G. 

'77 

A 

R.G. 

Domine  Deus  virtutum . 

» 

Co. 

B 

Rép. 

Dixerunt  discipuli  (fn). 

» 

Int. 

» 

Gemma  Dei  martyr  Livine 

» 

193 

Int. 

178 

A 

Rép. 
Ant. 

/Edificatum  est  templum 
Domum  tuam 

IX 

» 

R.G. 
Ail. 

» 

Hîec  est  domus  Domini . 

» 

194 

.R.G. 

» 

Bene  fundata  est  . 

» 

Ail. 

» 

Lapides  pretiosi     . 

» 

R.G. 

B 

Ant. 

Exsurgat  Deus 

X-XI 

R.G. 

» 

Fundamenta  templi 

» 

'95 

A 

R.G. 

179 

Trope 

sur  Vint.  In  medio 

sur  VOff.  Justus  ut  palma 

XI 
» 

196 

B 

R.G. 
R.G. 

180 

Trope 

sur  VOff.  Posuisti  Domine 

XII 

R.G. 

» 

sur  VOff.  Elegerunt  Stephanu 

m            s 

Ail. 

iSi 

Exsultet 

IX-X 

'97 

R.G. 

182 

A 

Hymne 

Auxilium  Domine. 

XI 

AU. 

B 

Ant. 
» 

Fidelium  plebs 

0  patrum  felix  gloria    . 

X 

198 

A 

R.G. 
AU. 

183 

Prose 

Laude  jucunda  (fin) 

X-XI 

B 

R.G. 

» 

Pulclira  praspollet 

» 

199 

A 

R.G. 

184 

A 

Int. 
R.G. 

Ego  autem  sicut  . 
Justus  ut  palma    . 

XI 

B 

R.G. 
R.G. 

Off. 

Gloria  &  honore  . 

» 

200 

A 

R.G. 

B 

Off. 

Confessio  &  pulchritudo 

X-Xl 

B 

R.G. 

Co. 

Qui  mihi  ministrat 

» 

R.G. 

R.G. 

Justus  ut  palma    . 

» 

AH. 

Ail. 

Posuisti  Domine    . 

» 

R.G. 

185 

Ant. 

In  circuitu  tuo 

XI 

R.G. 

» 

Absterget  Deus 

» 

201 

Int. 

» 

Gaudent  in  cœlis  . 

» 

R.G. 

» 

0  quam  gloriosum  est  . 

» 

Off. 

» 

Felix  Sergi  atque  Bâche. 

» 

Co. 

Invit. 

Christum   suppliciter     . 

» 

202 

R.G. 

i86 

Int. 

Ego  autem  sicut  . 

» 

Ail. 

R.G. 

Justus  ut  palma     . 

» 

203 

Int. 

Off. 

Gloria  &  honore   . 

» 

R.G. 

1S7 

A 

Ant. 

Miles  Christi  Vandregesilus 

X-XI 

Off. 

» 

Diei  ergo  prassentis 

» 

204 

A 

Int. 

» 

Orante  beato  Vandregesilo 

» 

R.G. 

» 

Lstemur  omnes  . 

» 

B 

R.G. 

In  ejus  namque   . 
Sacra  autem 
Inclytus  Christi  miles 
Constitues   . 
O  beata  Maria 
Hic  certe  prascipuus 
A  summo  cœlo     . 
Justus  ut  palma   . 
Nimis  honorati  sunt 
A  summo  caelo     . 
Angelis  suis. 
Exsultabunt  sanfti 
Tibi  Domine  dereliiîlus 
Requiem  asternam 
Etenim  sederunt  . 
Sederunt  principes 
Video  caelos. 
In  virtute  tua 
Video  caslos. 
Ego  autem  sicut 
Justus  ut  palma 
Justus  ut  palma 
Gloria  &  honore  (début) 
Qui  mihi  ministrat 
Justus  ut  palma    . 
Justus  ut  palma    . 
Posuisti  Domine    . 
Justi  epulentur 
Ego  autem  sicut   . 
Justus  ut  palma     . 
Hic  est  discipulus. 
Qui  operatus  est  Petro 
Magnus  saniftus  Paulus 
In  omnem  terram. 
Nimis  honorati  sunt 
Justus  ut  palma    . 
Justus  ut  palma    . 
Beatus  vir  (fin)    . 
Justus  ut  palma    . 
Posuisti  Domine    . 
Justus  ut  palma    . 
Fuit  homo  (début) 
Justus  ut  palma     . 
Nazarœus  vocabitur  (début) 
justus  ut  palma    . 
Justus  ut  palma    . 
Domine  refugium. 
Unam  petii  . 
Justus  ut  palma    . 
Posuisti  Domine   . 
Justus  ut  palma    . 
Beatus  vir     . 
Anima  nostra 
Gloriosus 
Ego  autem  sicut   . 
Justus  ut  palma    . 
Gloria  &  honore   . 
Magna  est  gloria  . 
Domine  refugium. 
Lauda  anima  (début) 
Ego  autem  sicut  (suite) 
Justus  ut  palma    . 
Gloria  &  honore  . 
Ego  autem  sicut  (suite) 
Justus  ut  palma    . 
Justus  ut  palma    . 


1254 
XIII 


TABLE    ALPHABETIQUE    DES    PIECES    DE    CHANT 


99 


205 

R.G. 

Domine  refugium  . 

XIV 

209 

R.G. 

Justus  ut  palma     . 

XV 

206 

A 

R.G. 

Domine  refugium  . 

» 

Off. 

Gloria  &  honore    . 

» 

B 

R.G. 

Justus  ut  palma    . 

XV 

Co. 

Magna  est     . 

» 

207 

A 

Int. 

Ego  autem  sicut    . 

.XUl  début 

Int. 

Mihi  autem  nimis  (début) 

» 

R.G. 

Justus  ut  palma     . 

»        » 

210 

R.G. 

Domine  refugium  . 

XVII 

B 

R.G. 

Justus  ut  palma 

XIV 

AU. 

Qui  sanat     . 

» 

208 

R.G. 

Justus  ut  palma     . 

» 

21 1 

R.G. 

Justus  ut  palma    . 

XVIII 

209 

Int. 

Ego  autem  sicut    . 

XV 

III 


TABLE  ALPHABÉTIQUE 

des  Introïts,  Répons-Graduels,  Versets  alléluiatiques,  Traits,  Offertoires,  Communions 

et  autres  pièces  notées 
CONTENUS  DANS  LES  PLANCHES  DES  TROIS  PREMIERS  VOLUMES. 


Introïts 


Ad  te  levavi. 

»         (voir  tropes). 
Audivit  Dominus  . 
Benedicite  Domino 
Cognovi 

De  ventre  matris    . 
Dicit  Dominus...  ego 
Domine  ne  longe  . 
Dum  médium  silentium 
Ego  autem  sicut  XIX,  XX 

XXVIII 

22,   29 


Planches 

XIV,  XVII  A 


49, 


■55  B 

94,    "74 

132 

146,  147 

105 

XIII 

XVIll 

XXI, 

XXXI,   4  B,    10,    13  A, 

30,   33  A,   40,   48,   67, 


84,  85,  88,  90,  92,  94,  96,  ICI, 

1 1 1  A,     I I I  B,     I 12  B,     113  C, 

1 14  A,  I  15  A,  116,  1  17  B,  m8  A, 

118  B,    122  A,     123  C,     128  A, 

130,    133  A,    139,    142  A,   143, 

149,  150,  158,  159,  164A,  172, 

184  A,  186,  191,  193,201,203, 

204  A,  207  A,  209 

Etenim  sederunt     .         .        128  A,  191 

»  (voir  tropes)   .        109  A 

Exclamaverunt       .         .         .  150 

Gaudeamus   ....  11 

Gaudete         .         .         .  1 1 3  A 

In  medio  Ecclesias       XX,  i  18  A,  122  A, 

127,  130,  133  B,  158 

In  medio  Ecclesise  (voir  tropes)  179 

In  voluntate  tua  31,  41,  43,  54, 

105,  106,  123  A, 126  A,  129,  135 


Judica  me  Deus  (non  noté) 

VI 

Justi  epulentur 

192 

Justus  ut  palma                  87, 

136,  146, 

159,  ■ 

62  A,  192 

Justus  non  conturbabitur 

132 

Mihi  autem  nimis          ^^,  139,  144  B, 

149,  209 

Nos  autem  gloriari 

12 

Protexisti  me 

XIV 

Puer  natus  est  (voir  tropes) 

109  A 

Rorate  cash    . 

124  A 

Sacerdotes  tui 

XVIII 

Salus  autem  . 

9A 

Salve  sanfta  parens 

X 

Veni  &  ostende      . 

.65 

Répons-Graduels 

Angelis  suis.  f.  In  manibus 

189 

Anima  nostra  f.  Laqueus  con- 

tiitus  est        .          XVIII 

9  A,  86, 

I 

08,  200  B 

A  summo  cîelo.  f.  Csli  enar- 

rant        .           28,  165,  i 

88  A,  189 

Benedifta  es  tu.  f.  Virgo  De 

Genitrix.         ...  X 

Beatus  vir.  f.  Potens  in  terra.  196 

Domine  Deus  virtutum.  f.  Ex- 
cita       .         .        21  A,  89,  1 19  B, 
160,  165,  177  A 
Domine  praevenisti.  f.  Vitam 

petiit      .         .         .       1 1,  53,  170 


Domine   refugium.    f.   Prius- 

quam.  XII,  31,  41,  43,  44,  47, 
5',  54,  55,  95,  '05,  106,  1 12  A, 
1 15  B,  1 17  A,  123  A,  125  A, 
126  A,  129,  135,  137,  151, 
155B,  161A,  164B,  173B,  175B, 
199  B,  202,  205,  206  A,  210 
Ecce  sacerdos  f.  Non  est  in- 

ventus   ....        XVIII 
Ego  autem  dum.  f.  Judica  Do- 
mine     ....  13 
Excita  potentiam.  ^.  Qui  régis.   160,  165 
Exiit  sermo.  f.  Sed  sic  eum.      86,  108, 
1 12  B,  1 18  A,  122  A, 
127,  130,  133  B 
Exsultabunt  samfli.  f.  Cantate 

Domino.         .         .         .  189 

Fuit  homo.  ;^.  Uttestimonium  87 

Gloria  &  honore,  f.  Et  consti- 

tuisti      ....  46 

Gloriosus.  f.  Dextera  Domini.  200  B 
Haec  dies.  f.  Confitemini.  14  B,  161  B 
In   omnem    terram.    f.    Casli 

enarrant      131,  140  A,  140  B,  194 
In  sole.  f.  A  summo      .         .  28,  160, 
165,  169  A 
Inveni  David,  f.  Nihil  profi- 

ciet        .       52,  56,  57,  58,  61,  73 
Justus  non  conturbabitur. 

f.  Tota  die    .         .         .    46,  170 


lOO 


PALEOGRAPHIE    MUSICALE 


Justus  ut  palma.  f.  Ad  annun- 

tiandum  XVI,  XVll  B,  XIX,  XX, 
XXI,  XXII  A,  XXVIII,  XXIX, 
XXX,  XXXI,  4B,  5  A,  10,  13  B, 
14  A,  15,  21  B,  22,  23,  29,  30, 
33  A,  33  B,  37  A,  37  B,  39,  40, 
42,  45,  48,  49,  52,  53,  56,  57, 
58,  59-60,  61-62,  63-64,  65-66, 
67-68,  69-70,  71-72,  73-74,  79, 
84,  85,  86,  87,  88,  90-91,  92-93, 
94,  96,  100,  101,  108,  1 1 1  A, 
1 1 1  B,  1 12  B,  1 13  B,  1 13  C, 
1 14  A,  I 14  B,  I  14  C,  1 I 5  A, 
116,  1 17  B,  1  18  A,  I  iS  B,  1 19  C, 
120,  121,  122  A,  122  B,  123  B, 
123  C,  124  B,  124  C,  125  B, 
126  B,  127,  128  A,  128  B,  130, 
i3'i  '32,  133  A,  133  B,  134, 
136,  138,  139,  141,  142A,  142B, 
143,  144  A,  144  B,  145,  146, 
147,  148  A,  148  B,  140,  150, 
152-153,  157  B,  157  C,  158, 159, 
162  A,  162  B,  164  A,  166  A, 
167  B,  168  A,  169  B,  170,  172, 
174,  175  A,  176,  184  A,  184B, 
186,  188B,  191,  192,  193,  195  A, 
195  B,  196,  197,  198  A,  198  B, 
199  A,  200  A,  200  B,  201, 203, 
204  A,  204  B,  206  B,  207  A, 
207  B,  208,  209,  21 1 
Justus  ut  palma.  f.  Plantatus 

in  domo         ...  46 

Locus  iste.  f.  Deus  cui  adstant       167  A 
Nimis  honorati  sunt.  f.  Dinu- 

merabo  .         .      7  C,  ^6,  39,  150, 
167  A,  188  C,  194 
Os  justi.  f.  Lex  Dei       .         45,  53,  66 
Posuisti    Domine,    f.   Deside- 

rium      .         .         .  46,  200  B 

Qui    operatus    est.    f.    Gratia 

Dei         .         .  .         .  194 

Qui  sedes  Domine,  y.  Qui  ré- 
gis .         .         .         .       I 13  A 
Requiem,  f.  In  memoria    75-76,  77-7S 
»          f.  Animse  eorum    .        190  B 
»          f.  Absolve     .         .        168  B 
Respice  Domine,  y.  (non  noté)  VI 
Sciant   gentes.  f.  Deus  meus 

pone      .         .  .         .  8  B,  I  10 

Sederunt.  f.  Adjuva  me  XVI,  86, 

128  A,  191 

Si  ambulem.  f.  Virga  tua       .        loS  B 

Specie  tua.  f.  Propter  verita- 

tem       .  .         .         .        XVIII 

Speciosus  forma,  f.  Erutflavit.        XVIII 
80  A 
Tibi  Domine,  f.  Ut  quid  Do- 
mine       .  .  .  .         IQO  A 
Tollite  portas.  >^.  Quis  ascen- 

det         .  .         .         .        124  A 

Unam  petii.  ^.  Ut  videam    155  B,   199  B 
Universi.  f.  Vias  tuas    .         .  XVII 

Viderunt.  f.  Notum  fecit        .  86 

Alléluias 

Beatus  vir     .         .     157  C,  170,  200  B 


Bene  fundata  est    . 

178  A 

Bonus  athleta 

■54 

Confitebor  tibi 

■37 

Confitebuntur  caeli. 

XIV 

Confitemini  Domino 

19 

Corona  aurea 

168  A 

De  profundis 

126 

A,  175  B 

Dextera  Dei  . 

129 

Dies  sanftifîcatus   . 

XXIII 

Domine  refugium  (non 

10  té) 

VI 

Dominus  regnavit . 

80  A 

Domum  tuam 

178  A 

Exsurgat  Deus 

178  B 

Fuit  homo     . 

49 

,  79>  197 

Fundamenta  templi 

178  B 

Gloria  &  honore     . 

22,  23 

Haec  est  domus  Domini 

178  A 

Hic  est  discipulus         108,  i  i 

8  A,  127, 

130,  193 

Hic  est  sacerdos     . 

60 

In  exitu  Israël 

117  A 

Inveni  David 

45 

Justum  deduxit 

45 

Justus  germinabit  . 

45>  '70 

Justus  non  conturbabitu 

r  XIX 

,  XXVIII, 
93,  172 

Justus  ut  palma     . 

30 

,  9'>  '9' 

(Laetatus  sum 

i^ 

jStantes  erant 

Lapides  pretiosi 

178  A 

Lauda  anima 

1 

64  B,  202 

Laudate  Dominum 

129 

Laetabitur  justus    . 

170 

Magnus  sanftus  Paulus 

■94 

Multifarie 

XXIII 

Nazaraeus 

198  A 

Pascha  nostrum     . 

14 

B,  161  B 

Post  partum  . 

XVIII 

Posuisti  Domine         45 

170, 

184,  196 

Primus. 

158 

Qui  confidunt 

■29,  137 

Qui  sanat.  XII,  41,  43,  47,  95,  105,  210 
Qui  timent  Dominum  161  A,  173  B 
(Laus  tibi  Christe)  Te  martyrum  XVIII, 
108 
Tu  es  sacerdos  52,  56,  57,  60,  62,  74 
Specie  tua     ....  94 

Ut  rosa  .  .  .  .  142 

Valde  honorandus  est  .  .  84,  85 
Video  CcElos  XVI,  XXllI,  128  A,  191 
Virga  Jesse  (non  noté)   .         .  X 

Vocalises        ....  16 

Traits 


Absolve 

7S 

Cantemus  Domino 

7B 

Commovisti  . 

8  B,  iio 

Desiderium    . 

1 1 

Sicut  cervus . 

20 

Offertoires 

Anima  nostra 

XVIII 

Benedic  anima  mea 

41,  105 

BenediiSus  es 

XIII 

Confessio  et  pulchritudo 

184 

Confitebuntur         .         .         .  XIV 

Constitues,    f.    Lingua    mea. 

f.  Propterea  benedixit.        187  B 
Custodi  me  Domine,  f.  Eripe 

me       .         .         .         .  12 

Deus  enim  firmavit.  f.  Domi- 
nus regnavit.  )^.  Mirabilis.       155  A 
Deus  tu  convertens.   f.  Bene- 
dixisti  Domine.;?'.  Miseri- 
cordia    ....  X 

Domine  Deus.  f.  Inclina,  f.  Et 

ego.  f.  FaAus  sum  .  5  B 

Elegerunt.  f.  Viderunt  faciem 

ejus.  ^.  Positisgenibus   128  A,  130 

f.  Surrexerunt.  .  .  116 

(voir  tropes)       .         .  180 

Félix  /lamque  es    .         .         .  X 

Gloria  &  honore,   f.  Domine 

Dominus  noster.  XX,  XXI,  XXVIII, 

10,  22,  30,  37  A,  37  B,  40,  48, 

84,  91  , 96,    113,    1 15  A ,    117, 

I 1 8  A,  121,  1 22  B,  1 23  B,  1 23  C, 

124  B,  124  C,  125  B,  126  B,  127, 

128  A,  130,   133  A,    134,    139, 

141,    143,    145,    149,    150,   158, 

162  B ,    172,    184  A,    186,   191, 

201,  203,  209 

^.  Quid  est  homo.      XXIX,  93, 

III  B,  116,  120,  122  A,  133 

Inveni  David         .         .        XVIII,  145 

In  virtutetua.  f.  Vitam  petiit. 

;i^.  Magna  est         .XXI,  158,  191 
Justus  ut  palma  (îJOîy  tropes)  119  A,  127 
130 
Meditabor.  f.  Pars  mea.  f.  Mi- 
serere mei.     .         .  .        163  B 
Mihi  autem  nimis.  f.  Domine 

probasti  .         .  .        140  A 

Offerentur  régi      .         .         .         XVIII 

Posuisti.  ^î".  Magna  est    .  .  XIX, 

92,  172, 

»  (■voir  tropes)  180 

Tui  sunt  cœli.  f.  Misericordia. 

f.  Tu  humiliasti     .         .        128  A 

Vir  erat.  f.  Utinam.  43,  1  15  B,  1 17  A, 

123  A,   126  A,  129 


Communions 


Adversum  me 

Beata  viscera 

Beatus  servus 

Domus  mea  . 

Exsulta  satis. 

In  salutari  tuo 

Magna  est  XX,  48, 
122  A,  122 
■33  B,    139 


X 

XVIII 

■49 

'55  A 


XII,  105 

I 17  B,  I 18  A,  120 

B,  124  B,  127,  130 

■43.  '44  B,   149 

150,  158,  201,  209 

Posuerunt      .  .         .         .  9  A 

Posuisti  Domine     .  XXIX,  39,  192 

Qui  mihi  ministrat         .        184  B,  192 

Simile  est      .         .         .         .        XVIII 

Video  c<-e1os  XIX,  XXI,  XXVIII,  30,  92, 

112B,  113C,  116,  117B,  128  A, 

130,  158,  172,  191,  128  A 

Vox  in  Rama         .         .         .        XVIU 


TABLE    ALPHABÉTIQUE    DES    PIÈCES    DE    CHANT 


TOI 


Tropes 

Trope  sur  l'int.  Ad  te  levavi  18 

»               »       In  medio  179 

»               »      Puer  natus  est  109  A 

»               »       Etenim  sederunt  109  A 

Trope  sur  l'Off.  Elegerunt  r8o 

»               »      Justus  ut  palma  179 

»               »       Posuisti  180 

Trope  sur  Gloria  in  excelsis  83 


Hymnes  et  Proses 

Adest  dies  sanftissima 

Agone  triumphali  . 

Audi  Judex    . 

Aurea  luce    . 

Auxilium  Domine. 

BenediiSa  semper  . 

Candida  compcio  . 

Claie  sanâorum     . 

Jam  bone  pastor    . 

Laude  jucunda 

Laurenti  David  magni 

Nardi  Maria  pistici 

Pukhra  praepollet  . 

Quam  dileâa 

Summi  régis. 

Agios  0  Theos 

Benediftus  es 

Exsultet         .         .  17, 

Préface  commune  . 

Généalogie  de  S.  Luc 

Lainentations 

Verset.    Dormiam    &    requie 

scam 
Verset.  In  pace  in  idipsum 
»       Lumen    Christi.    Dec 

gratias   .... 


Antiennes 

Absterget  Deus 
Adest  frater  . 
Adorna  thalamum    ■ 
Adtende  fili  . 
Ambulate  SaniSi  Dei 
Angelorum  decus  . 
Ascendit  Deus 
Audlor  donorum    . 
Ave  gratia  plena  . 
Beat!  mundo  corde 
Beatus  levita  Laurentius 

f.  Disce  miser. 
Caro  niea  requiescet 
Clamaverunt  justi. 
Constitues  eos 
Cum  inducerent     . 
Cum  jucunditate   . 
Diei  ergo  prœsentis 
Dominus  possedit  me 
Dum  conturbata     . 
Dum  jaiSantur 
Ecce  carissimi 
Edomans  corpus    . 
Ego  in  altissimis    . 
Exaltabo  te  Domine 
Exaltare  Domine   . 


'57  A 

'59 

'73  A 

32 

182  A 

83 
7  A 

'59 

32 
183 

7  A 

32 


36 
XXVll 

165 

26,  181 

25 

4  A 

24,  97 


103 

166  B 

80  B 

Si 

109  B 

104 

XXVI 

97 

6 

6 

6 

103 

187  A 

82 

97 

81 

163  A 

81 


Exsulta  pater  Landoalde 
Félix  Sergi  atque  Bacche 
Fidelium  plebs 
Gaudent  in  céelis  . 
Habitabo  in  tabernaculo 
Hodie  saniftus  Benedidus 
In  circuitu  tuo 
In  ejus  namque 
In  omnem  terram  . 
In  pace  in  idipsum 
Isti  sunt  Sandi 
Lstemur  omnes     . 
Mémento  mei  Domine 
Miles  Christi  Vandregesilus 
Mirum  didu. 
Ne  tradideiis  Domine 
O  beatum  virum   . 
O  patrum  felix 
O  quam  gloriosum 
Omnis  sapientia     . 
Ora  pro  nobis 
Orante  beato  Vandregesilo 
Oriens  sol  justitise. 
Orietur  in  diebus  . 
Posuerunt  super  caput 
Qui  me  confessus  fuerit. 
Qui  miclii  ministrat 
Qui  odit  animam  suam. 
Qui  Rapliaelem 
Qui  sequitur  me    . 
Remigius  sandus  . 
Sacra  autem. 
Sapientia  sedificavit 
Sapientia  clamitat. 
Sicut  malum. 
Si  quis  michi 
Tradent  enim 
Veritas  de  terra 
Vespere  sabbati 
Vidi  aquam  . 
Volo  Pater     . 

Invitatoires 

Christum  suppliciter 
Domino  sandorum 
Regem  Apostolorum 


187  A 

6 

97 

38 

187  A 

97 

187  A 

81 

XIII 

104 

182  B 

104,  185 

82 

104 

187  A 

81 

27 

97 


38 
81 
38 
9B 
187  A 
82 
82 


6 
27 
102 
102 


■  »5 
81 


Répons 


O 


Adversario   populorum 

viri         .... 
/ïdificatum"     est      templum. 

f.  Inclinavit  . 
Ascendens  in  altum 
Audi,  fili  mi.  f.  Honora  Do- 

minum  .... 
Beata   &   venerabilis. 

mine  audivi   . 
Bonum    est    confiteri 

annuntiandum 
Christopliorus     Christum     fe- 

rens.  f.  Invidus  belliger. 
Collegerunt.  f.  Unus  autem.  XIII 
Continet  in  gremio.  f.  Virgo 

Dei  genitrix  . 
Cuthberthus    puer.    f.    Cum 

pastoribus 


Do- 


Ad 


78  A 
80  B 


'54 
8  A 


Et  cum 


Vere 


Di- 


Descendit  de  cselis.  f.  Unige- 

nitum  Dei 
Dixerunt  discipuli. 
Dudus   est  Jésus 

jejunasset 
Ecce  ego  mitto  vos 
Ecce  jam  in  sublime 
Ecce   vidimus    eum.   ) 

languores 
Egregius  Christi  miles, 

vina  oratione. 
Exaltare  Domine,  f.  Cantabi- 

mus .     .         .         . 
Gemma  Dei  martyr 
Hic  certe  prsecipuus.  f.  Ardore 

caritatis. 
Hodie  natus  est      . 
Hodie  nobis  caslorum 

ria  in  excelsis. 
Hodie  nobis  de  cœlo. 

ria  in  excelsis. 
Hodie  nobis  de  caslo. 

illuxit     .... 
Inclytus  Christi  miles.  ^.  Nec 

divinum 
In   hymnis  &   confessionibus. 

f.  Ornaverunt 
In  sandis  crescens.  il.  Corpore. 
Iste  est  de  sublimibus.  f.  Iste 

est  ...         . 

Jérusalem  luge.  ^.  Deduc quasi. 
Levita    Vincentius.     ^l.     Tibi 

enim      .         .         .         .  156 

Libéra  me  Domine.         .      XXIV,  XXV 
O  beata  Maria,  f.  Summis  cas- 

lorum    .         .         .  .        187  C 

Omnis    pulchritudo.    f.    Nisi 


XI,  i7r 

'77  B 

107 
6 

156 

XXII  B 
'54 

80  B 
■77  B 

187  C 

34 
Glo- 

XI,  27,  34,  50 
Glo- 

27,  171 


XI 

,  Hodie 


34,  50 
187  A 

103 
81 

9B 

97 


O  regem  CEeli.  f.  Domine  aU' 
divi        ... 

Patriarchée  nostri  . 

Petre  amas  me.  f.  Simon  Jo^ 
bannis  . 

Post  passionem.  f.  Et  conve 
scens 

Quem  vidistis  pastores.  f.  Na- 
tus est  nobis  . 

Quo  progrederis    . 

Sandus  Vincentius.  f.  Sandi' 
tate 

Sacram  prœsentis  diei.  'f  Per- 
ado  passionis. 

Sepulto  Domino,  'j/.  Ne  forte 
veniant. 

Si  enim  non  abiero 

Tempus  est  ut  revertar.  f.  Nisi 


Tollite  jugum 
Triumphator  divinus. 


est 


Iste 
^Tu 


Tu  Domine  universorum 

Domine. 
Valerius   episcopus.  f.   Tanto 

namque. 
Vir  Cuthberthus     . 


XI,  99 

81 


171 
XXVI 


■  56 
'56 


'54 
103 


I02 


PALEOGRAPHIE    MUSICALE 


LITURGIE  AMBROSIENNE 

Iniqui     pevsecuti     sunt     me. 
f.  Feci  judicium      . 

XV 

In  spiritu  &  veritate. 

IVleus  cibus  est        .         .         . 

I 
I 

Confractorium 

In  monte   oliveti.   f.  Pater  si 

Miserere  mei  Deus. 

I 

Si  scires  quod  esses.       .         .                1 

non  potest.     . 
Inomnibusexliibeamus.^.  Ecce 

XV 

JMuta  efficiant 

Non  tradas  me       .         .         . 

XV 

XV 

Transitorium 

Dicit  Dominus  Samaritanje     .                1 

nunc  tempus  . 
Obsecro  Domine     . 

1 
1 

Posuerunt  adversum  me. 
Qui  edebat  panes  . 
Verba  cris  ejus 

XV 
XV 
XV 

Psallenda 

Antiennes 

LITURGIE  MOZARABE 

Levate  oculos         ...                 I 
Qui  biberit  aquam          .         .                I 
Servite  Domino      ...                1 

Circumdederunt  me 
Considérât  peccator 
Cor  meum  &  caro  . 
Deus  ne  elonges 

XV 
XV 

I 

XV 

Antiennes 

Gregem  tuum  Domine   . 
Habitaculo  isto 

Répons 

Ecce  ascendimus     . 
Eripe  a  framea 

XV 
XV 

Scuto  circumdabit  te 
Signum  salutis 

Haec  dicit  Dominus         .         .            XV 

Ester  faiSus  sum     . 

XV 

Sitientes  venite 

ERRATA. 


T.  II,  pi.  26.  —  Au  lieu  de  Bibliothèque  communale  —  lise^  Bibliothèque  de  la  Fraternité  de  Sainte- 
Marie  de  la  Miséricorde. 

T.  111,  p.  20.  —  2"  ligne  de  musique,  col.  i,  le  dernier  des  4  punétums  doit  être  un  podatus /a-so/. 

»       p.  47,  lignes    I   &  2  des  observations  sur  le  tableau  XII,  lise:{  &  jubilus  final,  col.  6,  au 
lieu  de  col.  5. 

»      p.  26,  ligne  B,  col.  4,  la  syllabe  tus  doit  être  reportée  à  la  colonne  5  de  teneur. 


1019   SOLESMES,    IMP.    SAINT-PIERRE.    MAI    1893. 


PI.  108 


PL  109 


n  ^.    *      -,v      «^v       3,.       «f  *> 


•^  V.  u  -,  o  a 

P  P-         .1    ~       e        H      is 


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PI.  110 

tr^m-  l:KToll^Adùer1kriumccAf^ 

rncrtto  fintf:  M^^ 
-xùx- dncr  dfrioft^cr^ 

y*-  i-'  CïAnr        CTO— j-ref        atu>nia^n  no  mcn-cttj|iievr 
▼    »■*«;  jne  Vf  pane- OtoruerD  -ram        cr/îcitt 


■tut 


PARIS,    BIBLIOTHÈQUE   DE   l'aRSENAL,    N"   6io. 
MORCEAU    DE    SACRAMENTAIRE   ATTRIBUÉ   A    l'ÉGLISE    DE   WORMS.    X^   SIÈCLE.    NEUMES-ACCENTS. 


PI.  111 


/i   "  -     - 

tuum-  c^uontarnhonuin  e{\rATne:amfftccmmùncvo 
rutn  tuorum 


'  iiufhtfuvyAtna.fltfrebitftcttveAieiivufUbti       ^' 
nimulnpUcabttur-  GB.lufhjftJt'p4lm4  fU»rc    ttr  ficur    x 


ICJ 


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'Tcac  druf   UhAnt    tnultivU ca    bi  mn  mdtfTnp^ommt- 

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•v  KdAdnunnxndttm  mA  ne  mtfcncordiAm.    .-^ 

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tiïr  no  men  tu.um      tnu.tu.utrfA.  ttrrx,    eiuonJAjn-  dai^x-  ta-  A-  rnAjmv^un  ■««' 
-TUA.  fu.f)er~  CJLC  lof-    Sa^openu  V  (^aiAd^  _  ho  m» 

y     y  y  /"  ,^n  ^  /..-/^^^'-""^^ /,    flT  jyy  .,«  ^ /»-'-- '^  ■'  '      / 

'  i^iuti  mtmortf  et  ____  af  xtzn  fîUuf  horm  ntf 


af  Mcv  ftUaf  horm 

y-,  y-y-/---"   .^ 

um  '   Si 


oycfx^ 


A.  —  ZURICH,    BIBL.    CANTONALE,    N°   7 1 .    GRADUEL    DE   L'ABBAYE    DE   RHEINAU  (SUISSE),   F°  20. 

Xl^    SIÈCLE.    NEUMES-ACCENTS    ALLEMANDS. 

B.  —   TRÊVES,  BIBL.  DE  LA  CATHÉDRALE,  N°   II 8.    GRADUEL  DE  BAMBERG.    DÉBUT  DU  XI^  SIÈCLE. 

NEUMES-ACCENTS    ALLEMANDS.    LETTRES    ET    SIGNES    ROMANIENS    MAIS    RARES. 


PL  112 


\    - 

ominê     ,VôAlliilCA-\XX'i'    ' 


/ 


r^Çix  çnwn     Ç^c-TuTeC  nobiC 


ne         éô^ro^me.       -•""f  ' 
U  j[_^  ■nufcfujirn  mon.        -•''" 

/7    z'^';"^'}     /     /  /  /-  ^ 


-ter" 


,      //  /   /■ 


iJïf    «Ic^     o  -     CB^  Aper' 

~r  ,         r-  r-  f  Z'^-  "'       A  /r 
Mtefum   flin  xent'i: 

<sr  -tnf        mrtu    a 

6o  Kv-trfM.  /icv-r  dtivA.- 

-  _-  ^   -      .     . 

mttinpUcA. 


.y-,  y^  y--  /> 


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A 


in  do    mo  dommf' 
musTttJutdum  ntA.  y-,  y  .  mA^-.  / 

.    .      .       -      ,  ^  /f  /"  A-  r .,   y*- 

rcrtconli4fn  -tu  ..  x  a    /T" 


y.  -y..'^- 


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y    ,.  .  ^^-   z.--    ^^^. 

oettérnaTrrn  -ru  4,^ 

-^^  -^  ^   A^  .A  ^/ y.  -^ 

Urmo.  mw  f/4.       -tref  octod 

^.     AT     /#•  y--.  Xv''"'-^ 

r«%  «t    t^  non      ' 


BAMBERG,  bibl.  royale,  a,  ii,  55. 

CANTATORIUM  DE  SAINTE  CUNÉGONDE,  F°  5  I .  XI'=  SIECLE. 

NEUMES- ACCENTS    ALLEMANDS. 

LETTRES    ET    SIGNES    ROMANIENS. 


BAMBERG,  bibl.  royale,  a,  ii,  54. 

CANTATORIUM  DE  SAINT  HENRI,  F"  8.  A.  D.   IOO2-IO24. 

NEUMES-ACCENTS    ALLEMANDS. 

SIGNES  ROMANIENS. 


PL  113 


^SiESZ^fSKi: 


illoA^- 


Jeoe  mode^ba,  vpftnt.  nac».  fit:  atnnibuf  Uomtnthwf  JamitraC 


^i2i 


iontxtve^ 


te%4^^  domine  f«per--cKertrbi»i!«*     ;    exrcira-  poTcna^^w^^'-.^-^x*'' 


aj.ib 


«irr. 


,/" 


/  .Z-..^: 


-.  •". 


/2^ 


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^/C 


rno  Aomi-nx  "ST  IxAa.Amtrrczancivim  rriA  ne    Tri%.?K  y*^^' 


y-y 


ihr%cornl: 


i/vm  -c« 


.x-rn  A'txetTr.xn^rt  -cit 


}>f  tfirytum  mer  am     AT  nés  {houAT  ilUf  t,ae  pecatxum  aau,  nefauntr  qaiJfkjaantr. 


y  y.' 

c^  ai   mdomo    J^mi  ni    ffemut  intmfenairdt^.âa    mer         i     AT  ex  fex-alo 
-ai      um    ^tioniAm    honum   efh  a^ne-  canfyec   -eam    Uneto      rutn   ■aiarxitn. 


"*^^'.Ay^^    I"/îwr   tzir  j»îb,L.  iûrer      '  i,T^.     f.cJtr   ^'    JLr,^r'  ûk 


bmir-  in  la'  mo     âon 


y-. 


-  y  y  /  /     ^ 

A.  dxnnartctJitj  <Lum 


ne     mt       femcar^Am 


a^.^^/"" . 


Arn     ^  uefTzA^ 


en.  ^-  y-'  V'.yr       ^.yi  /A.^^  //':  'i^  ,^^    /..  ^  /  Jh.    .^ 
W^  .    -«^*  *""     '  ,^    ^     ver-'  .  noaxm.  ■  . 


A.  —  SAINT-GALL,  chapitre,  n°  376.  graduel.  xi«  siècle,  lettres  et  signes  romaniens. 
—  SAINT-GALL,  chapitre,  n"  340.  graduel,  p.  59.  xi^  siècle,  lettres  et  signes  romaniens. 
G.  —  VIENNE,  BiBL.  impériale,  n°  1845.  graduel,  prosaire,  etc.,    p.  6.  xi«  siècle, 
neumes-accents  allemands. 


PI.  114 


cjuid  €xcimrr.  'l^   ij  atT  -  S  - 1  O  il  A.  ff  ïJ  l  5     A  pti-'J  f  v 
d\xuA  tCMthfiCtXUx  tndoitw    domtnt  fpeiuai  lumtfericaràia  dame 


hJ^ 


-v' 


1  ifcxpCiflayo  noineaxui  utn  auohtMnbouani  e(V  *xtnc  conÇyc^Thim  fainfbf 

/ 
Xùm  xuo 


I    Vu%n\\\_uxàcAoriiiV\ÇtnmA\xtia 


,7       J       >      / 


OR^X" 


,.  ^ 


rtuftnr pat/iid  flore 


brt  fictrc  ccdvuf  Ubam 


bmip 


ni4 


tndo.    mo  domtni- 


tjHi  ^ovcufcCtmciixTtatc  ■ 

//  / 
tnuixiyUcA 


''^/^  .    .  .  A-t*f. 


i'ivdannutman 


//  ^' ,   ,-.  ^  /'  ^  '-' 


anduth 


^'    -J-. 


ci-  ua'rtircerH-^Tw 


ne  rni     Ccrtcordiani  xv 
cwn  per 


-7*'      .-^-..   7^.V 

nodlttn- 


■'/-.  <*' 


/ 


a-^y- 


<a*-f 


1  ««rpiitïTutfVrc-     tnrr.fictrr  ctrdruf  Ubant       tnaHnpluui 


//:/' 


/' 


/^^ 


«n-Wo   tno  datrurtt  ■ 


-yXX-déiJ 


■^e&n*iiti 


A^,*^^//» 


.  ^yer   notHxm.'     ilj ; ^ 


jkibtUtzLiintr  hoTU.  ttbufvndnb'ev  démoli 


n4f  itUtif  erumnhtcr  otnniCccdjiy  fcoruiru 


y/' 


.A- 


mr  jxdnui.  J^arer  btir  fictar  or   druf    Uki,    nr' 

ntidcipluuL-  hrtur'  .  tTKto  rno  dointm.- 

pccptit  mcit  uvdiU^^fi^tniucé'  ik 


A.  —  EINSIEDELN,  abbaye^^^'M^.  graduel,  xi®  siècle,  fin. 

B.  —  EINSIEDELN,  abbaye,  n°  114.  graduel,  xi^  siècle,  fin. 

COLMAR,   BIBL.    DE   LA  VILLE,  N°  443 .    MISSEL   PLÉNIER  DE  l' ABBAYE    DE    MURBACH,    F"    223.    XI=   SIECLE,    FIN. 


NEUMES- ACCENTS   ALLEMANDS. 


PL  115 


tuMtr  oUuA^Ttnus«n*aui  vn<xotru>    Aonuxu.  lyer 

Tti  um.cfu.onia.iti-  honttnv  eQ:  anve^  conijyecaim-f^nc 

.-c/V-       /y--^'-,    tf'  ,f  /r   '^    ^  ^  ^-t,     /ff^ 

■vô.  ruttt  -riuj  tvtn-  I  ^"*^  qlorvârtf  tntnalaxA.'  <liu  ju>    ; 

uftttf  ttf  tjaltna.  ft^ji-x?       tttr  {icvcc  ce;  droT    ^h^ 


hjxut^      in  cU>    -nu)  samtnt- 


haAtiuntutnd.uvi.'aui^  ite^  mi    {eneora.ta.rn- 


//  /  /■  ^ 


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A.  —  SAINT-GALL,  chapitre,  n°  375.  graduel  écrit  par  luiter.  xi«  siècle,  fin. 

LETTRES    ET   SIGNES    ROMANIENS. 

B.  —  ZURICH,   BIBL.  CANTONALE,  N°  88.   GRADUEL.    PROVENANCE   DE   SAINT-GALL?  P.    IO7.  XI«  S. 

NEUMES- ACCENTS    ALLEMANDS. 


PL  116 


PI.  117 


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«■«ïuiTtftinwpitttn  |>er  înberdr  Uf^fci   nrnf 


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A.  —  WURZBOURG,  bibl.  de  l'université,  grad.  de  l'église  de  theilheim.  xii^  s.  début. 

NEUMES- ACCENTS    ALLEMANDS.    LEGERE    REDUCTION. 

B.  —  MODENE,  BIBL.  de  l'université,  graduel,  provenance  allemande.  xi-xii«  siècle. 

NEUMES-ACCENTS    ALLEMANDS. 


PL  119 


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BRUXELLES,  bibl.  royale,  n°  2034.  sacramentaire  de  l'abbaye  de  stavelot.  xii«  siècle. 

NEUMES-ACCENTS   ALLEMANDS.    PÉRIODE    DE   TRANSITION.    APPROCHE    DES   FORMES   GOTHIQUES. 


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PI.  122 

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dratUifàm  milapUcx      Umr        tnâo  tmdimmL 

^/U>amumnandîim.tna  ntim  ftnecrdumxu. 

âtn  ecxurasanvai       am.        ver  txocaatL    oty^lon  a  erhcm 

rt  eârvnxfh  tunu  ecésminnaiti  c  tan  fixoeropc  la  mx      wmm  , 

Tiumm.î><)  '  mtnev  V  D5~~~  vrmtdsnnmaf 

»io  mTiqtumiaànnm    hiU.eû;  no 'Miettra.  ton  vnxaûxierfâ.riru> 

cjwnnamdétûaidhipMimiimtm^^^  hfS'^^Qnideû' 

\io  vw  cçxo'btmnort^  tr     ^^T  vif  âotûUufhomt 

rnf  qamumim  iitaf    er —     «:  vm^lo^JJii/AmAeiir 

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p  ^ortâemCinfahtmixa  ô  ^nàmetmdgpxandâxfreniwvponeffwy 

I  eum  doïmtier.ltJi hf  ILT7  S  CL  lùllAJk^'MtS  A^tVi  y  r^Glri. 

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A.  —  LONDRES,  musée  britannique,  add.  11669.  graduel  de  saint-gall,  f°  6^  xii^  siècle. 

NEUMES-ACCENTS    ALLEMANDS.    PERIODE    DE    TRANSITION. 

B.  —  SION  (Valais),  missel  plénier  de  grange.  xii«  siècle. 

NEUMES-ACCENTS    ALLEMANDS.    PERIODE    DE    TRANSITION.    RÉDUCTION. 


PI.  123 


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^axo        nxni-vl^iuxigfonansinmauaaijm 
poten^  efiniquiiaie.  x^fjLViikxxs  wc\>àlxï\a.  Ûg 
nr        bar  ficurcr  drus      Uba.  m 
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dum  ma  m^mt 

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TarmiTu      ^      am.  pa**     noc  -cmi. 


A.    —  ZURICH,    BIBL.    CANTONALE,    N°  75.    GRADUEL   d'ORIGINE   SUISSE,    F°    I76.    X=   OU    XI=  SIÈCLE. 

B.    —    LONDRES,    musée    BRITANNiaUE,    ADD.,    24680.    provenance   d'un    monastère    ALLEMAND.    XII<=   SIECLE. 

C.    —  ZURICH,   BIBL.  cantonale,    N°  55.    GRADUEL,  F"  8".    ÉCRIT    POUR   UN   MONASTÈRE    AUGUSTINIEN    DES   ENVIRONS 

DE    RHEINAU.    XII1«  SIECLE,    DÉBUT. 
NEUMES-ACCENTS    ALLEMANDS.    _   B    ET    C   TENDANT    VERS    LES    FORMES    GOTHiaUES. 


PL  124 


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A.    TREVES,    BIBL.    DE    M.    BOHN.    FRAGMENfTTnPoaU»   SIECLE.    aUELaUES    LETTRES-NOTES    AJOUTÉES. 

B.    ZURICH,    BIBL.    CANTONALE,    N°   29.    GRADUEL,    P.    I4.    XIU°   SIECLE,    DEBUT. 

C.    LONDRES,    MUSÉE    BRITANNiaUE.    ARUND.    N^    I56.    GRADUEL,    F"    54".    XIII"    SIÈCLE.  PROVENANCE  ALLEMANDE. 

NEUMES- ACCENTS   ALLEMANDS   TENDANT   VERS   LES   FORMES   GOTHIÛUES. 


PI.  125 


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PI.  126 


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A.    —    COLMAR,    BIBL.    DE    LA    VILLE,    N°    429.    GRADUEL    DE    l' ABBAYE    DE    PAIRIS,    F"    47^.    XIII'=    SIÈCLE. 

',.    COLMAR,    BIBL.    DE    LA    VILLE,    N"   4O9.    MISSALE    S.    GREGORII    MONASTERIENSIS,    F°   IjS'.    XIII'=    SIECLE. 

NEUMES- ACCENTS    ALLEMANDS,    FORMES    GOTHiaUES. 


PL  127 


PL  128 


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WURZBOURG,    BIBLIOTHÈQUE    DE   l'uNIVERSITE.    FEUILLE    DE   GARDE. 

X!II'=-XIV'=   SIÈCLE.    UN    PEU    REDUIT. 
NEUMES-ACCENTS   GOTHiaUES. 


PI.  130 


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ZURICH,    BIBL.    CANTONALE,    N»  23.    GRADUEL   DE    SCHAFFOUSE?   P.     14.    XIV*   SIÈCLE. 

NEUMES- ACCENTS   GOTHiaUES. 


PL  131 


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LONDRES,    MUSÉE   britannique,    ADD.     1803 1-2.    missel    PLÉNIER    de    l'abbaye    de   STAVELOT5 

F°   213''.    Xlll*   SIÈCLE,   DÉBUT. 
NEUMES-ACCENTS    ALLEMANDS    GOTHiaUES   SUR  TROIS   OU    aUATRE   LIGNES.    FA   ROUGE. 


PI.  132 


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TRÊVES,    BIBL.    DE   M.    BOHN.    GRADUEL   DE   TRÊVES,    lN-4°,    P.    282.    Xlll«   SIÈCLE,    DÉBUT. 

NEUMES-ACCENTS    GOnHiaUES   SUR   aUATRE    LIGNES.    FA,    LIGNE    OU    INTERLIGNE,    ROUGE  ;    LES    AUTRES   NOIRES. 


PI.  133 


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LONDRES,  MUSÉE  britannique,  add.  26884. 

GRADUEL,   PROVENANCE  ALLEMANDE.  XIIl"^   SIÈCLE.    DERNIER  F°  R. 
NEUMES-ACCENTS   GOTHiaUES    SUR  aUATRE   LIGNES. 


PL  136 


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LONDRES,  MUSÉE  britannique,  add.  27921. 

GRADUEL.    PROVENANCE   ALLEMANDE.    F°    175'.    XH1«   SIÈCLE. 

NEUMES-ACCENTS    ALLEMANDS    SUR   aUATRE    LIGNES    NOIRES,    MAIS    ANCIENNEMENT    F    ROUGE    ET    G  JAUNE. 


PI.  137 


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WIRZENBORN,  archives  de  l'église,  missel  plénier,  f°=  217^  et  21  S''. 

PROVENANCE,    COBLENTZ.    XII1«   SIÈCLE. 

EUMES-ACCENTS  GOTHIQIJES    SUR  aUATRES   LIGNES.    C,    LIGNE   OU   INTERLIGNE,  JAUNE  ;    F,    LIGNE 
OU    INTERLIGNE,    ROUGE  ;    LES    DEUX    AUTRES   NOIRES  ;    UNE    CINaUlÈME    POUR   LE    TEXTE. 


PI.  138 


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A-    —   TREVES,    BIBL.    DE   M.    BOHN.    FRAGMENT.    X1^-XI1«    SIÈCLE. 
—   ROME,    BIBL.    ANGELICA,    T.    8.    8.    GRADUEL   ALLEMAND,    P.     178.    XIV^   SIÈCLE. 
NEUMES   GOTHIQUES   SUR   aUATRE   OU   CINa  LIGNES.    F,    ROUGE  ;    C,  JAUNE.    CES   LIGNES   TRACEES 
SUR  LES   LIGNES   NOIRES.    UN   PEU   RÉDUIT. 


PI.  141 


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MILAN,    BIBLIOTHÈQUE    BRÉRA,    AE.    XIV.     12.    GRADUEL   ALLEMAND,    F°   93".    XIV^   SIÈCLE. 
NEUMES    ALLEMANDS   GOTHiaUES    SUR   aUATRE   LIGNES   NOIRES. 


PL  142 


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A.    —   COLMAR,    BIBL.    DE   LA   VILLE.    N"   445.    GRADUEL   F"   25.    XII1«   SIÈCLE.    F,    LIGNe'rOUGE. 
B.   —   TRÊVES,    BIBL.    DE   LA   VILLE.    FRAGMENT,    XV^   SIÈCLE.    UN    PEU    RÉDUIT. 


PI.  145 


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PUBLIC 


LONDRES,  MUSÉE  britannique,  addit.  24687.  graduel,  provenance  allemande.  f°  77^ 

XV«  SIÈCLE. 
NEUMES   GOTHIQUES   SUR   aUATRE   LIGNES  NOIRES. 


PI.  146 


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TREVES,    BIBLIOTHÈQUE    DE   LA   CATHÉDRALE.    GRADUEL   ÉCRIT   A    TRÊVES    EN    I435. 

NEUMES    ALLEMANDS    GOTHiaUES    SUR   CINa  LIGNES.    FA    ROUGE. 


PI.  147 


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TRÈVESj    BIBLIOTHÈQUE    DE   LA   CATHÉDRALE.    GRADUEL,    XV^   SIÈCLE. 
NEUMES    ALLEMANDS   GOTHiaUES.    FA  ROUGE. 


PI.  148 


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A.  —  BRUXELLES,  bibliothèque  du  duc  d'arenberg,  n°  9  des  mss  réservés. 

GRADUEL   d'aIX-LA-CHAPELLE,    P.    20''.    XIV^   SIÈCLE.    RÉDUCTION. 

B.  —  BRUXELLES,  bibliothèque  royale,  n°  4767.  graduel  sur  papier.  f°  lxvi.  a.  d.  1542. 

NEUMES   ALLEMANDS  GOTHiaUES. 


PI.  149 


PL  150 


PI.  151 


PL  152 


PL  153 


PL  154 


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GAND,    BIBLIOTHÈQUE    DE   l'uNIVERSITÉ.    MS.    N°   244   (s.-G.,     I55). 
OFFICE    DE   SAINT-CHRISTOPHE,    F°   S''.    X«   SIÈCLE. 

NOTATION   MESSINE. 


PI.  155 


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LAON.    BIBL.    DE   LA   VILLE,    N°   239.  GRADUEL   DE   NOTRE-DAME    DE    LAON,    F°   9\    X"  SIÈCLE, 
B   —   MÊME    MANUSCRIT,    F»   20''.    NOTATION    MESSINE   AVEC    LETTRES    ROMANIENNES. 


PI.  156 


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LA  HAYE,    MUSÉE   MEERMANNO    WEESTREENIANUM,    N"    12.    office   de   saint   VINCENT,    F"- 52'".    XI«   SIÈCLE. 

PROVENANCE,    SAINT-VINCENT    DE    METZ. 
NOTATION   MESSINE. 


PI.  157 


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PI.  158 


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•■i»  "  min>.-.        ':i    îk|  •  a^iu\    dV   ^l^na    cml    intUliiiai. 

fti      >f    jlonam        er    rnaiçimm    ilc..v     rem      jmp^'nd' {iipcr     •^  "t    <L'niiiiir. 

4^vpj>cntir     ^r  cimC  cr  tm  pL'inr      i*        uit]     ct^^wiruif'    fpinru 


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LONDRES,  MUSÉE  britannique,  egerton,  857.  graduel,  v  y  et  y.  xi«  siècle, 

NOTATION    MESSINE. 


PI.  159 


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ccleiîdrixnitnaveÇai)  iiwAm  tnodefewe^  '<-ue-^clocet*tnatn-tti4m.fT<ielcfytutr  ubuj; 

^    A      I*       y'   y^    ^        ^     -^      ^      '^  y,     y*     ^       ^    ^     4    ^   ^^T^'*    y*      ^     A»         ^      ^ ^  ^      ^     ^ 

a.  tmoctiui  <<t»**murcortoedunr^t)tpetnî'ream|oliunvi  iratmidcm  tu  p<»iuc' <iIçi*wC 

dénf^tnntoret^mttndicttCuluÇ^pdXx^hàbet'e'^<mdeceereic^ 

L    popuUC;k^a  rean.  cmlttUf-  ^tdÂi:é\:a3ntâxt%JÎnvriii)U^  -rr 

..       rtieem-nmc-cvu-petn;e<'xiiie^hAtulAfruxrc'*^  oCna\XvaÇferTCiiCA.Vn0l^tparaxr' 
û_  uin  adniin  mombi  mtUentCpP^rcntr-H  on  cdrecr'UtltiC<utcc<jieiuu  mofluiréf   >    : 

>f  ;  ë  c4UAttr  dntmtttiv"  <Jntmm.tn«mrc4ptn.  giLaduiCrerraxar'jrtxrTtCltmoCtnilarér  * 
;  opnmi  ciMnmt't^  une  manu  det  compUjîtjpfequctttunt- wfîktmttr  furwtlr  cmônî  ï  -^S 
dam  crudeut;  T  trti(etit;itf^tiôt*m«vf%»pcdtrdmrincuncW'ïu6ori6;îttl)rict 


reàkcV 


u-."'"^ftwr  «r  pdtm4.IlfHon*it«^l24t«ur'c«dr^  ^^; 

Tuv  plAntik,trviC*n  domo  dômt- l_nt  tM«tînK4rd<»»iurd«<l__jtoL .ftft»*'   0<mue-- 


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BRUXELLES,  bibl.  royale,  n"  2031-2. 

SACRAMENTAIRE   ET   GRADUEL   DE    STAVELOT,    CINQUIÈME   F"   AVANT   LA    FIN.    Xl=    SIÈCLE. 

NOTATION   MESSINE. 


PL  160 


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^JQ  çc  àxccc  ïicif jepo  met)  cf  rccumf  appl^enii  <lçvteru  ttr  iUbiciX^  Çc'-    - 
txxctxr ^Acxexxi  ewif^^rtief- Vclorfit  régît  acrcX'  "Et  apem^  corî  eo  u. 


^       ^  fecrero^.'itrfciârcfiiw,^ 

jM^qviL  iioco  îuml  meit  cfë  x^rt'jpprer'rerun  rrceti  utcoh  •  <<'  tfrt" eleo 
-tuTU  mm''  Hrr  ttOCdiu  TC-m.TLOnvute'  -ruo  •^d^TuniLiui  rr  «Crvon  a)<r 
ncuxih-mer'  C^  cînf  «Crnon ë^drrLpluif'^enrii  tne-noa  ^^'AecutvL  • 

«Aenter.  qm  ^fcp  me-  noTt  c^  ^"  '  f ^  ctrvf- Vnon  c^  alreT'  t^ormanfuL  1 
cem.^^j^crc^auf  renetraf-  FAd^picê^/cTcrcanf  mdlu*  650  ctir/f4,.  ^ 
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BRUXELLES,  bibl.  royale,  fonds  fétis,  n°  1162. 


MISSEL    PLENIER   «   AD    USUM   S.    HUBERTl    ANDAGINENSIS   ».    X1«-XI1«   SIÈCLE. 
NOTATION    MESSINE. 


PL  161 


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A  —  LAON,    BIBL.    DE    LA    VILLE,    N°    237.    MISSALE    LAUDUNENSE,    F"    I9'\    Xl'=   SIÈCLE. 

NOTATION    MESSINE. 
B  —  MÊME   BIBL.    N°   220   (bis).    MISSALE   PR/EMONSTRATENSE,    F°   CXXXIIir.    XII''   SIÈCLE. 

PROVENANCE,    ABBAYE    DE   CUISSY.    NOTATION   MESSINE. 


PI.  162 


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CAMBRAI,  BIBL.  DE  LA  VILLE,  CATALOGUE  MOLINIER,  N°  234.  MISSEL  PLÉNIER  DE  CAMBRAI,  F°  269^'.  XII'=  SIECLE.  DEBUT. 

B  CAMBRAI,  BIBL.  DE  LA  VILLE,  CATALOGUE  MOLINIER,  N"  60.  GRADUEL  DE  CAMBRAI,  F"  6y .  XI1'=  SIÈCLE.  DEBUT. 

NOTATION   MESSINE. 


PI.  163 


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PI.  164 

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C^onccdcqs  uobifompcds  uttàumbc^ruaptC 
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ifeutnienxëdigiiàcelcbiurtdeuotione^Ç-Sapie^  * 
I    5  eamf uu*^qui inuetmis  eft  fintmatala.  <fequf  ; 
I     ^  potbaiii^nabur4tçc%autcmxftcfeûhsç| 
amiC'Ûius  tfi  bit  i^laudabinf  mm^féïT  mu 
TntmbiUamiiTQtua-Qiufpbatus'cftmtllOife 
fédufimicttf  eftr'^mtuagBicôia'  ûutpomtc 
nm%rcdi«ncftmfgreirus:^<t'6^  llta 


„  ani<«;ucrn2ttEmTU^ 


A  —  BRUXELLES,  bibl.  royale,  n°  5235.  missel  plénier,  f°  5.  xii«  siècle, 

PROVENANCE    BELGE. 

B  —  TREVES,  BIBL.  DE  la  ville,  n°  cccxcix.  missel  plénier.  xii«  siècle,  fin. 

PROVENANCE   DU   LUXEMBOURG.    NOTATION   MESSINE. 


PI.  165 


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BRUXELLES,  bibl.  royale,  n"  5092-94. 

FRAGMENT   d'uN    GRADUEL,    VERSO    DE    LA   PREMIÈRE   FEUILLE  DE   GARDE.    XIl^   SIÈCLE. 

NOTATION   MESSINE. 


PI.  166 


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A  —  CAMBRAI,   BIBL.   DE  LA  VILLE.   CATALOGUE  MOLINIER,  61.    GRAD.   DE  CAMBRAI,  F°^  77^  ET  78''.   XI1«  SIÈCLE. 

NOTATION    MESSINE    SUR    QUATRE    LIGNES,    DONT   TROIS    SÈCHES    ET   CELLE    DE    FA    ROUGE. 

B  —  GAND,   BIBL.   DE  l'université,  MS  N"  488  (s. -G.,    156).  XII«  SIÈCLE,   FIN.   PROVENANCE,    SAINT-BAVON. 

NOTATION    MESSINE    SUR   aUATRE    LIGNES;    C  JAUNE,    F    ROUGE,    LES    AUTRES    VERTES. 


PI.  167 


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PUBT.IC 

A   —  REIMS,    BIBL.    DE    LA   VILLE,    N°   201.    VERSlCULAlkE^DE    SAINT-DENIS    DE   REIMS,    F°    2']^.    Xil=   SIÈCLE. 
B   —   REIMS,    BIBL.    DE   LA    VILLE,    N°   221.    MISSEL   PLÉNIER    DE    REIMS,    F"   74''.    XII«   SIÈCLE. 

NOTATION    MESSINE. 


PI.  168 


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A   DOUAI,    BIBL.    DE    LA    VILLE.    N^   9O,    MISSEL    PLÉNIER   DE    l' ABBAYE    d'ANCHIN,    F"    l66\    XU=   SIECLE,    FIN. 

PORTÉES   MUSICALES    ALTERNATIVEMENT    ROUGES    ET    VERTES. 
CAMBRAI,    BIBL.    DE    LA    VILLE,    CATALOGUE    MOLINIER,    N"    1 93 .    PSAUTIER,    HYMNAIRE,    ETC.,    F^    151''.    XII»    SIECLE. 
PROVENANCE,    CATHEDRALE    DE    CAMBRAI.    NOTATION   MESSINE. 


PL  169 


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BRUXELLES,  bibl.  royale,  n"  19389. 

MISSEL    DE   QUESNART   EN    BRABANT,    F°   46.    Xlll''   SIÈCLE. 
NOTATION   MESSINE.    UN   PEU   REDUIT. 


PL  171 


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NOTATION    MESSINE. 


PI.  172 


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REIMS,    BIBL.    DE   LA   VILLE,    N"   202.    GRADUEL,    F°  ^y .    XII1«   SIÈCLE. 
NOTATION   MESSINE. 


PI.  173 


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LILLE,  BIBL.  DE  LA  VILLE,  N»  28.  VERSICULAIRE  DE  LA  COLLÉGIALE  DE  SAINT-PIERRE  DE  LILLE.  XIV®   SIÈCLE, 


NOTATION    MESSINE. 


PI.  177 


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A'    —   DOUAI,    BIBL.    DE   LA   VILLE,    N"    II4.    GRADUEL   DE   l' ABBAYE    DE    MARCHIENNES,    F"    5. 
XI V=  SIÈCLE,    DÉBUT.    NOTATION   MESSINE. 

B.  —  GAND,  BIBL.  DE  l'université,  ms.  n°  188  (s.-G.,  474)- 

PROCESSIONALE   S.    PETRI   BLANDINIENSIS  JUXTA   GANDAVUM.  XVI=   SIÈCLE.    NOTATION   MESSINE. 


PL  178 


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A   —   ROUEN,    BIBL.   DE  LA  VILLE,   N°  368  (a.   27).  PONTIFICALE  LANALATENSE  (?),    F°  4-]'.  IX«  SIÈCLE. 

PROVENANCE,   JUMIÈGES,    K,    26.    NEUMES-ACCENTS    ANGLO-SAXONS.    LETTRES    ROMANIENNES. 

B   —   MÊME    BIBL.,    N°   369   (y.    7).    BÉNÉDICTIONNAIRE   DE   L'aRCHEVÊQUE    ROBERT,    F"    ICI''.    X^-XF   SIÈCLE. 

NEUMES-ACCENTS    ANGLO-SAXONS. 


PL  179 


PL  180 


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LONDRES,  MUSÉE  britannique,  calig.,  a.  xiv,  f"  5''.  xii^  siècle. 

NEUMES- ACCENTS   ANGLO-SAXONS. 


PI.  181 


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PUBLrc  • 


TOURS,    BIBL.    DE   LA   VILLE,    N°    1 84   (1OI7).    SACRAMENTAIRE    DE   TOURS,    F"   64.    IX*-X«   SIÈCLE. 

NEUMES-ACCENTS    FRANÇAIS. 


PI.  182 


— 21^  tI:»f'AKfi  UJ^BAWiIlIf  MfiRiCf  AP.H5  PFMîf  canpoSiiu'; 
l  crDcovnufrv}bif     <Xiixiuum  dnc  • 


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A   —   ROUEN,    BIBL.    DE    LA    VILLE,    N°    I385    (u.     IO7),    F"   28^    Xl«   SIÈCLE. 

NEUMES-ACCENTS    ANGLO-SAXONS. 

B   ~    ORLÉANS,    BIBL.    DE   LA   VILLE,    N°    I4   (il),    PAGE     12.    X«   SIÈCLE.    PROVENANCE,     FLEURY- 

NEUMES-ACCENTS    FRANÇAIS. 


SUR-LOIRE. 


PI.  183 


PARIS,    BIBL.    DE   l'arsenal,    N°    II 69    (637). 

TROPAIRE    DE   L'ÉGLISE    D'aUTUN,    F°^   45^   ET  46^    ÉCRIT   ENTRE   996    ET    IO24. 

NEUMES-ACCENTS   FRANÇAIS.    GRANDEUR  ORIGINALE. 


PL  184 


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A   —  CAMBRAI,    BIBL.    DE   LA   VILLE,   CATALOGUE  MOLINIER,    N°    75. 
GRADUEL  DE   SAINT-WAAST   D'aRRAS,    F°   36.    XI"  SIÈCLE. 

B  —  SAINT-OMER,  bibl.  de  la  ville,  n"  252,  f°  199''.  lectionnaire,  antiphonaire  de  la  messe. 
x-xi«  siècle,  provenance,  abbaye  de  saint-bertin. 


PL  185 


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ANGERS,    BIBL.    DE    LA   VILLE,    N°   730,    F°   3  F.    XI«   SIÈCLE. 
PROVENANCE,    SAINT-SERGE    d'aNGERS. 

NEUMES-ACCENTS    FRANÇAIS. 


PI.  186 


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PARIS,    BIBL.    MAZARINE,    N°   384   (748). 

GRADUEL,    F°    lO.    Xl«   SIÈCLE.    PROVENANCE,    SAINT-DENIS. 

NEUMES- ACCENTS   FRANÇAIS. 


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PI.  187 


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A  —  LE  HAVRE,  bibl.  de  la  ville,  n°  332,  f°  33''.  majus  chronigon  fontanell/ï.   x=-xi°  siècle,    proven.,   s.-wandrille. 

B   —  ANGERS,    BlBL.    DE   LA   VILLE,    N°    IJÔ,    F"  95'.    XI«    SIÈCLE.    PROVENANCE,    SAINT-AUBIN   d' ANGERS. 

C    MÊME    BIBL.,    N°    717,    F°    I37.    XI'   SIÈCLE.    PROVENANCE,    SAINT-SERGE    d'aNGERS. 

NEUMES-ACCENTS   FRANÇAIS. 


PI.  188 


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cnaxdxt  deacraone^ 
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A   TOURS,    BIBL.    DU    PETIT   SEMINAIRE. 

MISSEL    PLÉNIER.    XI«  SIECLE.    PROVENANCE,    TOURS 


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B    PARIS,    BIBL.    NATIONALE,    FONDS    LATIN,    N"    120  53. 

MISSEL.    F"    184'.    Xl=    SIÈCLE. 

C  SOLESMES,  BIBL.  DE  l'ABBAYE,  FRAG.  d'un  missel  PLÉNIER. 

XI'  SIÈCLE. 
NEUMES-ACCENTS   FRANÇAIS. 


PI.  189 


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MONTPELLIER,  bibl.  de  l'école  de  médecine,  n"  159.  graduale-tonale,  f"  Sa"'.  xi«  siècle. 

TEXTE   LITURGiaUE   EN   ROUGE.    NOTATION    ALPHABÉTiaUE   ET  NEUMES-ACCENTS   FRANÇAIS.    UN    PEU    REDUIT. 


PL  190 


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A  —  MONTPELLIER,  bibl.  de  l'école  de  médecine,  n"  159.  graduale-tonale,  f»  84^  xi<=  siècle 

NOTATION    ALPHABÉTiaUE    ET  NEUMES-ACCENTS    FRANÇAIS. 
B   —   MÊME    BIBL.,    n"   314.    MISSEL   PLÉNIER,    F"    5  r.    XI1=   SIÈCLE.    PROVENANCE,    CLAIRVAUX. 

NEUMES-ACCENTS    FRANÇAIS. 


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PI.  191 


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VK^  yaciafh' mtxeaenrr  bentv     (Aunn^  J^  -^    ,'  '^        '^ 

IJfcatnf  cântxns  Kjyvt.'^vv.  ^^^ 

4r4oïT  hesLvuf  lauf^ncius 

c^âcef  meendii  fïim^  cxëf 
TVj^iettttoTtr  éeutcrtr^conce' 
^^  mroms  (fum^rtfrn  ef        §  umyftmuf  Stc  ft^nuf  rc. .  „ 

^^u^  ai^iiio  muniAmurj^        i^fintcrttcnieraxr  hcam  t<'i>ur    % 

no  mAvviffXr  tue  tute  pfmnf       ^) 


cibi  pUecuntr  inrefxefTwne' 


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trptf  Aotnu*   dtn  -noflrft  .'^  10onnêc^i 

|\  esut  cvburcu  noÇénr  fx» 
Sï^aiîT  continuapii.  ^fidu 


LONDRES,    MUSÉE    britannique,    ADD.,     11862.    missel   PLÉNIER,    F°    179^.    XII«   SIÈCLE. 
PROVENANCE,    S.    MARIA    DI    PARCO. 


PI.  193 


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tnotuitnetitit»  <^ltoî>tcl^ 

CucwtîwretgD  erttétitP^ 


ROME,    BIBL.    BARBERINl,    N°   XII,    2.    MISSEL   DE    LYON,    F»   2^.    Xll*  SIÈCLE- 

NEUMES-ACCENTS    FRANÇAIS. 


PL  194 


PL  195 


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A  —  TROYES,   BIBL.   DE  LA  VILLE,  N°   IO47.    GRADUALE"  AD    USUM    S.    STEPHANI   TRECENSIS,   F°  93.   XIF   SIÈCLE. 

B   —   PARIS,    BIBL.    NATIONALE,    NOUV.    ACQ.,    N°    I235.    GRADUEL   DE    NEVERS,    F»   2}".    XII»   SIÈCLE. 

LIGNES   d'ut,  jaune;    DE    FA,    ROUGE;    LES    AUTRES   A   LA   POINTE. 


PL  196 


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PARIS,    BIBL.    NATIONALE,    FONDS   LATIN,    N°    I7328.    GRADUEL,    F°   CXXXII.    XI1«   SIÈCLE. 

PROVENANCE,    COUVENT   DES    FEUILLANTS    DE    PARIS.    aUATRE    LIGNES    ROUGES. 


PI.  198 


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aUATRE    LIGNES   SÈCHES. 

B  —  PROVINS,  BlBL.   DE  LA  VILLE,  N°   U  (l  l).   PARTIE  D'uN  GRADUEL  A  l'uSAGE  DE  SENS,   F"  28^ 

Q.UATRE   LIGNES   ROUGES. 


XIIl^  SIÈCLE. 


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A  —  ROME,    BIBL.    DES    DOMINICAINS. 

CORRECTORIUM   S.   JACOBI    PARISIENSIS,    ORD.    PR/ED.    »    DU    B.    HUMBERT    DE    ROMANS.    A.    D.     I254. 

B  —  LONDRES,  musée  britannique,  add.  n"  239^5. 

GRADUALE    FR.    PR/EDIC.    XllI'^   SIECLE,    2=   MOITIÉ.    aUATRE    LIGNES    ROUGES. 


PI.  201 


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LONDRES,  MUSÉE  britannique,  ADD.,  N°   12194.  GRADUALE  SARISBURIENSE,  F°   102^.  xiii-^ 

(Ce  Graduel  est  aêtueïlement publié  par  les  soins  de  la  Société  de  Phin-Chant  de  Londres.) 


PL  202 


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LONDRES,    MUSÉE   britannique.    HARL.,   N°   622.    graduel   anglais,    F°    152^.    Xlll<=   SIÈCLE. 

dUATRE    LIGNES    ROUGES. 


PL  203 


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PL  204 


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A   —  TOLÈDE,    BIBL.    DE    LA   CATHÉDRALE,    ^°'j}-24.    GRADUEL   CHARTREUX,    XIV<=    SIÈCLE. 

aUATRE    LIGNES    DONT    F   ROUGE. 

B  —  LONDRES,  musée  britannique,  add.,   17001.  graduale  sarisburiense,  f"  cxxx.  xv®  siècle. 


PI.  207 


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A   —    PROVINS,    BIBL.    DE    LA    VILLE,    N°    12    (24).    GRADUEL   d'aNGERS   (?),   F"  20^  XII1«  SIÈCLE,   DÉBUT. 
aUATRE   LIGNES    DONT   TROIS   SECHES  ;    CELLE    d'uT   VERTE. 

B   —  PARIS,    BlBL,    MAZARINE,   N°  41I   (241).    MISSEL   PLÉNIER   DE   N.-D.   DE  PARIS,    F°    LXXV^.    XIV*  SIÈCLE,    FIN. 

aUATRE   LIGNES    ROUGES. 


PL  208 


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QUATRE   LIGNES    ROUGES. 


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LONDRES,   MUSÉE  britannique,   lansd.,   462.   GRADUALE  SARISBURIENSE,  F» 

dUATRE    LIGNES    ROUGES. 


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